Coco Noël à l’école du Lac

janvier 2, 2017 dans 6ème, Arts, Français, Liaison écoles primaires - collège, Sorties - Voyages, Théâtre

 Avant d’offrir à trois classes de maternelles de l’école du Lac, la lecture théâtralisée de l’album Coco Noël de Dorothée de Monfreid, les élèves de 6e3 ont préparé consciencieusement, avec leur professeur de lettres Mme Pellecuer, cette représentation du 07 décembre.

Les collégiens ont ainsi adapté le texte de Coco Noël en rajoutant un narrateur pour faciliter la compréhension des tout petits ; pour clore l’histoire, ils ont écrit une chanson originale, inspirée d’Un  Pingouin du pôle nord de Marie Henchoz ; les élèves volontaires ont construit des décors… et ils ont tous répété d’arrache-pied pour que cette représentation soit réussie et surprenne les maternelles !

Quelques semaines avant la représentation, les collégiens ont écrit aux maternelles pour se présenter et annoncer leur venue en décembre ; ils en ont profité pour glisser dans la lettre trois indices pour qu’ils puissent deviner un peu le contenu de l’histoire.

A la fin de la lecture, les collégiens et les maternelles ont échangé sur l’histoire racontée. Une certitude : les petits ont bien compris de quoi il s’agissait.

En mai prochain, les 6e3 présenteront à l’Espace 600 leur spectacle de fin d’année ; quelques jours avant, ils inviteront les maternelles à venir au collège pour suivre une répétition générale.

D’ici le mois de mai, les 6e3 retourneront sans doute rendre visite aux maternelles. En effet, ces derniers leur ont fait savoir qu’ils aimeraient tant qu’ils reviennent  leur raconter une nouvelle histoire !

28 mai 2013 : remise du Prix Frissons du Vercors

juin 6, 2013 dans 3ème, 4ème, CDI, Français, Non classé, Sorties - Voyages, Théâtre

Décollage immédiat 

 

 

C’était un mardi, il faisait un peu gris mais pour  les élèves de 4ème et le groupe théâtre  du collège, il s’agissait d’une journée particulière ! Nous étions attendus au collège Louis Lumière, à Echirolles pour l’attribution du quinzième Prix Frissons du Vercors, couronnement de mois de lectures et d’échanges autour de six romans sélectionnés par les bibliothécaires, les professeurs documentalistes et les professeurs de lettres provenant  de sept collèges de l’Isère et de la Drôme.

Après un petit trajet en tramway, nous avons été accueillis par des élèves de Louis Lumière. Ils nous ont conduits dans la salle où se trouvaient déjà les élèves du collège Raymond Guelen, de Pont en Royans. Des équipes constituées autour de chacun des titres lus devaient répondre aux trente questions portant sur l’ensemble de la sélection (5 par livre). L’équipe formée par les deux classes réunies devait se doter d’un nom : la Team Pontaubrac est née !  les collégiens ont répondu avec précision et bonne humeur aux demandes et ont obtenu un score de 26,5/30.

Après le pique-nique dans la cour de l’établissement, le groupe théâtre du collège Lucie Aubrac  a donné une représentation : La Jeune fille, le moulin et le diable, adaptée d’une pièce d’Olivier Py. Les treize comédiens en herbe, dirigés par Madame Brunet et Madame Boyat ont montré une nouvelle fois leur talent.

Puis le théâtre a laissé la place aux lecteurs. Les meilleurs d’entre eux ont été récompensés : Safiatou Bah et Ayoub Belhadri ont ainsi reçu en récompense le dernier roman d’Harlan Coben, A découvert. Et la Team Pontaubrac a remporté le défi lecture !

Enfin, Madame Tempier, professeur documentaliste du collège Louis Lumière, a annoncé le Palmarès : Nature extrême, de Yves-Marie Clément a obtenu la troisième place, La Nuit de la 25ème heure de Edward Hogan, la seconde …et c’est Décollage Immédiat de Fabien Clavel qui est arrivé en tête ! L’auteur du roman primé n’a pas pu être présent mais il  a écrit à  ses lecteurs pour leur exprimer son émotion et les remercier.

Cette rencontre a démontré, une fois de plus, que le livre peut encourager les liens entre des adolescents venus d’horizons différents. Alors, rendez-vous dans un an pour de nouvelles aventures littéraires et humaines !

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Patrick Raynal ou la leçon d’écriture

juin 6, 2013 dans 3ème, CDI, Français

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Le lundi 13 mai, les élèves de 3e2 rencontraient pour la troisième fois l’écrivain Patrick Raynal, « parrain » de l’opération littéraire « A l’école des écrivains. Des mots partagés ».

Les collégiens sont venus avec leurs textes, plus précisément des nouvelles, qu’ils devaient écrire à la manière de Jack London dans Construire un feu. Pour écrire ce texte, ils devaient respecter les consignes suivantes : un récit à la 3ème personne qui mette en valeur le point de vue interne du personnage, l’utilisation de l’analepse, c’est-à-dire le retour en arrière, et comme il se doit, pour clore la nouvelle, une chute appuyée.

Plusieurs élèves ont lu leurs textes à voix haute, ou en ont chargé Patrick Raynal et le professeur de français, Mme Brunet. Toutes les nouvelles ont suscité des commentaires de l’écrivain. Elles portaient aussi bien sur l’organisation du récit que sur le style ou les idées… Il en a profité pour énoncer quelques principes majeurs pour réussir l’écriture d’une nouvelle : « dire les choses directement pour mieux rester dans son histoire », « couper les mots qui ralentissent l’action »,  « le style narratif doit être tendu »

L’écrivain a aussi félicité certains élèves :  il a remarqué « l’écriture précise, fluide et élégante » d’ Assia, l’histoire pleine de sensibilité écrite par Sirine, la maturité et la beauté du texte de Fatiha, qui a réussi à s’éloigner de la facilité et des clichés…

Le 8 avril, Patrick Raynal avait commenté la nouvelle de Jack London, Construire un feu. La finesse et la justesse de ses observations avaient éclairé de façon magistrale les ressorts de l’histoire et la psychologie du protagoniste.  « Quand on a quelque chose à raconter, on trouve les mots pour le raconter » a-t-il déclaré ! Cette phrase a sonné pour nos élèves comme un encouragement à l’écriture et à l’expression de soi.

Rencontrer Patrick Raynal est un privilège. Il sait nous faire partager, par sa présence et son charisme, sa passion pour l’écriture.

Atelier conte

mai 6, 2013 dans 6ème, Arts, CDI, Français

 

Atelier conte : lorsque le conte, s’invente, s’évalue et se lit à voix haute…

 

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Les objectifs généraux au programme de la classe de 6ème donnent une place importante à la réception (lire et écouter) et à la production (dire et écrire) de textes narratifs. Une place est également donnée à la lecture, à l’identification de textes argumentatifs et à la présentation orale d’un point de vue. L’éveil à la sensibilité esthétique et au goût de lire, d’écrire, de raconter oralement est un but majeur de ces activités.

 

A- L’atelier conte en classe de 6ème : objectifs et étapes du dispositif

 

Mme Huard et M. Ouerhani ont mené cette année une expérience de lecture à haute voix organisée dans le cadre assez conventionnel d’un atelier lecture en classe de sixième.

En effet, la question de la lecture à voix haute occupe peu les enseignants si nous jugeons par le peu de discussions constructives qu’elle suscite dans les salles de professeurs, l’absence d’articles dans les revues spécialisées, alors qu’elle semble poser problème à de nombreux élèves. Si les élèves lecteurs existent, peu d’entre eux disent lire à haute voix, pour quelqu’un d’autre, et encore moins pour eux. Et pour nos élèves du collège Lucie Aubrac, la pratique de la lecture à voix haute se limite au cadre scolaire à condition qu’on lui accorde une petite place dans les différentes séquences étudiées.

 

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Voici un dispositif de lecture à voix haute que les professeurs de français Mme Huard et M. Ouerhani ont expérimenté cette année dans quatre classes de sixième.

 

1- Les objectifs :

 

- Donner à des élèves insécurisés la possibilité de reprendre confiance dans le cadre du groupe classe.

- Les amener à créer des liens avec l’univers de l’écrit, jusque là plutôt hostile

- Leur redonner confiance, les amener à être reconnus par leurs pairs en les mettant en situation de réussite.

- Les impliquer dans un travail de production écrite, et d’évaluation des travaux (responsabilisation, prise en compte de l’avis de chacun, nécessité d’argumenter son point de vue…).

- Leur permettre de s’exprimer et d’être écoutés dans un domaine (la langue écrite, situation de production ou de lecture) où ils sont peu à l’aise et de découvrir que cela peut être intéressant.

- Pousser chaque élève à se concentrer, à mobiliser son attention, à faire preuve d’une écoute optimale, mais aussi à se faire plaisir.

- Inciter les élèves à continuer leur apprentissage sans avoir le sentiment désagréable d’ennui en écoutant des (explications) inutiles pour eux, les encourager à intervenir, à donner des conseils à leurs camarades. Cette stimulation globale des élèves rend la classe dynamique et renvoie aux jeunes une image d’eux-mêmes plus positive.

Pour l’enseignant il s’agit de les aider, à « se lancer », d’où la nécessité de prendre en compte les difficultés de chaque élève et les peurs que cet exercice peut susciter chez lui. Il doit l’aider à les accepter et à réduire son stress afin de favoriser la maîtrise de compétences nouvelles.

Inciter les élèves à l’utilisation de l’outil informatique : l’image sociale renvoyée par l’ordinateur est toujours positive car il reste symbole de modernité. Nous savons aussi que l’une des raisons de l’intérêt pour le traitement de texte chez les élèves en difficulté est aussi l’attrait du travail «propre ». Même lorsque les consignes n’ont pas été respectées, le document imprimé est toujours sans rature, ce qui apporte une fierté certaine et un sentiment de réussite très valorisant.

 

2- étapes

A la suite de l’étude d’une séquence sur le conte et sa structure narrative, M. Ouerhani et Mme Huard ont mis en place un atelier qu’ils ont intitulé invention et présentation d’un conte.

Rappelons qu’il s’agit de donner le goût des histoires à des élèves en difficulté avec l’écrit, qui pour la plupart « n’aiment pas les livres »… Et encore moins lire !

La création d’un conte et sa lecture à voix haute permettent à l’élève de s’approprier des éléments qui vont lui permettre de mettre en forme son organisation psychique. C’est l’occasion aussi de respecter l’intimité de l’élève, de lui laisser la possibilité d’un déploiement libre, nécessaire dans sa construction psychique.

 

La séquence s’organise en 6 étapes :

Chaque élève doit présenter oralement en quelques minutes son projet de conte : personnages, (héros, héroïne) ; étapes (manque initial, départ, voyage, épreuve….)

 

1- Rédaction individuelle du conte.

2- Présentation à l’oral du travail par les élèves.

3- évaluation du conte par le groupe classe

4- Auto-évaluation

5- Saisie des contes sur ordinateur

6- Lectures des contes aux autres élèves de 6ème et présentation d’un spectacle de contes par un comédien professionnel.

 

La première étape du travail a pour but de cerner ce qui pourrait être amélioré ou complété dans le conte avant le passage à la rédaction.

La deuxième étape consiste à prendre le temps de réfléchir sur l’action, sa progression, veiller à bien articuler les étapes et les organiser d’une manière cohérente sans oublier l’articulation logique entre situation initiale et situation finale.

La troisième étape a pour but de découvrir collectivement le sens de chaque conte, son cheminement, sa progression et de réfléchir à son oralisation.

Une fiche élaborée dans la classe sert aux élèves et au professeur à évaluer les lecteurs. Cette fiche prend en compte d’une part le respect des étapes du conte, la progression de l’action, la clarté de la syntaxe, l’intérêt de l’intrigue, et, d’autre part, elle permet de repérer les éléments influant sur l’activité de mise en voix (ponctuation expressive, effet de rythme, de sonorité, débit, intensité, pause, silences, accent particulier pour caractériser le personnage…).

Ainsi la lecture à voix haute donne également l’occasion de réfléchir avec les élèves aux problèmes de l’énonciation.

La quatrième étape, (auto-évaluation) a pour objectif de mettre entre les mains de l’élève un outil lui permettant de se revenir sur sa propre performance de lecture orale. En effet chaque lecture à voix haute d’un texte fait entendre la voix de son auteur. Il s’agit de confirmer que l’on est celui qui a écrit parce que l’on est aussi celui qui lit à haute voix…

La cinquième étape (la saisie), est l’étape ultime au cours de laquelle le conte prend corps par le biais de toutes les corrections orthographiques et syntaxiques qui lui sont apportées.

Enfin, l’atelier s’est terminé par quelques lectures de contes à voix hautes en présence de tous les élèves de 6ème et par un spectacle de conte assuré par le comédien Karim Reggad et le conteur ABOU fall. (cf.photos)

Printemps du livre 2013 : Katy Couprie, Dictionnaire fou du corps

avril 18, 2013 dans 5ème, CDI

 

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Il y a 20 ans, Katy Couprie venait à Grenoble en résidence pendant un mois dans le quartier de la Villeneuve pour y travailler avec les écoliers de l’école du Lac. L’invitation au Printemps du livre 2013 et le rendez-vous qu’elle a donné aux collégiens de la 5e1 à la bibliothèque Arlequin, le vendredi 12 avril, résonnaient donc un peu comme des retrouvailles.

Cela fait 20 ans aussi que Katy Couprie écrit : une trentaine de livres à ce jour. Le Dictionnaire fou du corps est une étape importante dans son parcours littéraire et artistique, tant par le travail préparatoire qu’il a demandé que par le traitement  original du sujet.

Avant de réaliser son livre, l’auteur avait dans l’idée d’écrire « un gros livre sur le corps et la sexualité » à destination des adolescents.

« On gagne beaucoup d’argent quand on publie un livre comme le Dictionnaire fou du corps ? Avez-vous eu une formation scientifique pour écrire un tel livre ? Comment avez-vous travaillé sur les images ? Voici quelques-unes des questions posées par les élèves et Katy Couprie y a répondu de manière précise et concrète. Elle révèle ainsi qu’elle a perçu de son éditeur Thierry Magnier une avance  de 14000 euros pour trois années pleines d’un travail passionnant et acharné ; elle n’a pas fait d’études scientifiques mais c’est une littéraire qui a eu une formation en histoire de l’art ; quant à son travail sur les images, elle a montré plusieurs de ses carnets qui recèlent des dizaines de croquis, supports indipensables au cheminement de sa pensée et à la  concrétisation de l’écriture des articles du dictionnaire, partie la plus difficile à produire, a-t-elle confié. Nous avons eu également le privilège de voir ses carnets dans lesquels se bousculent des listes de mots (près de 1050  en tout) où elle a dû piocher avec la collaboration d’Alessandro Ruggeri – professeur italien à la faculté de médecine de Bologne - pour opérer la sélection finale.

Les élèves ont aussi livré leurs impressions : certaines images et  mots du livre  recouvrent pour eux une réalité « bizarre » et dérangeante. Katy Couprie leur  a répondu que ce qu’elle a justement cherché à faire, c’est montrer et cacher ce qui peut apparaître comme un peu étrange pour des adolescents.

Le Dictionnaire fou du corps est un livre étonnant, qui va sans aucun doute voyager vers d’autres pays et d’autres langues : une traduction en portugais devrait bientôt voir le jour !

Printemps du Livre 2013 : Karim Ressouni-Demigneux, La Cité

avril 17, 2013 dans 5ème, CDI

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La classe de 5e4 et leur professeur, Madame Huard, ont reçu l’auteur de La Cité, au collège le jeudi 11 avril.

Le contact s’est vite établi entre l’écrivain, habitué à rencontrer un public adolescent, et les élèves qui avaient préparé des questions. Leur curiosité portait aussi bien sur son parcours personnel que sur son roman, le tome 1 de La Cité.

C’est ainsi que Karim Ressouni-Demigneux a évoqué son enfance marquée par ses racines, marocaines par son père et françaises par sa mère, ses passions pour l’art et le Moyen Age (il est titulaire d’un doctorat en Histoire de l’Art), ses voyages au Brésil, ses différences qui ont nourri son oeuvre.

Au départ, il a écrit pour les enfants des récits pleins de tendresse , vite devenus des best-sellers : Ce matin mon grand-père est mort, Je ne pense qu’à ça, Je suis un gros menteur et l’Ogre. Actuellement, il écrit la suite de La Cité dont le premier volume a passionné  les lecteurs de 5e. Les élèves lui ont posé des questions sur le premier épisode, et ont livré leurs impressions, sans détour, sur les situations, les personnages… L’auteur a accueilli ces commentaires avec beaucoup d’humour, et leur a expliqué que pour saisir toutes les subtilités de l’histoire, il fallait lire la suite !

Nous avons été charmés par sa simplicité et son ouverture d’esprit, et nous attendons donc la suite…

 

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