Les 6e dans les étoiles avec Thomas Pesquet

février 26, 2017 dans 6ème, Arts, Enseignements, Sciences

En 6ème, au collège Lucie Aubrac, les élèves ont découvert les couleurs à travers une activité autour du cercle chromatique. Nous avons appris à créer différentes couleurs en faisant des mélanges.

La peinture, c’est génial !

Suite à cela, ils ont travaillé la technique de la peinture, à partir d’une demande qui était :

« Vous venez d’atterrir sur une planète où il n’existe qu’une seule couleur : l’une des couleurs secondaires (violet, vert ou orange).

Montrez-nous ce que vous voyez avec le maximum de détails possible. »

Alors que nous étions en train de travailler sur nos productions, une annonce de concours est arrivée au collège :

Thomas Pesquet (l’astronaute dans l’espace pour six mois), propose aux jeunes intéressés d’écrire la suite du livre « Le Petit Prince » d’Antoine de Saint-Exupéry. Ce concours d’écriture nous invite à emmener le Petit Prince sur une nouvelle planète, où il fera à nouveau une surprenante rencontre.

Voici l’annonce :

Dans l’œuvre d’Antoine de Saint-Exupéry, le Petit Prince voyage sur 7 planètes différentes et y fait des rencontres surprenantes comme : un roi, un buveur, un allumeur de réverbères ou un géographe. Pour ce concours, les participants sont invités à écrire un texte court d’une page maximum (2 500 signes), en prolongeant le voyage du Petit Prince sur une 8ème planète pour y rencontrer la personne qui y habite.

Et les résultats seront annoncés depuis la Station spatiale internationale le 6 avril 2017.

Les élèves sont très motivés par le projet.Les quatre classes se sont mises au travail. Chaque élève, s’inspirant de son travail graphique, a écrit son texte… Mais comment faire, seuls les textes sont acceptés, et nous, nous avons des peintures magnifiques à montrer à Thomas Pesquet !!! Alors nous allons, suite à notre participation, nous associer aux classes qui ont travaillé en sciences autour de l’expérience de vie des astronautes, tout faire pour attirer l’attention de Thomas Pesquet. Croisons les doigts pour que cela fonctionne et que notre collège en forme de soucoupe trouve son astronaute ! Nous avons envoyé un message à Thomas Pesquet sur son Facebook d’où il envoie de magnifiques photographies de la Terre vue de l’espace.

Et si vous nous souteniez en relayant notre initiative auprès de Thomas Pesquet, en lui envoyant un message comme :

Thomas Pesquet, le collège Lucie Aubrac rêve de vous transmettre le travail de ses élèves ! Ils sont avec vous !

Voici l’adresse :

https://www.facebook.com/ESAThomasPesquet/videos/551067271769417/

Merci,

texte écrit par les élèves de 6ème du collège Lucie Aubrac et  Mme Munoz, professeur d’arts plastiques.

 

Autoportraits

mai 27, 2014 dans 6ème, Arts, CDI, Ecole ouverte, Liaison écoles primaires - collège

  

 

« Moi, je suis ce que je suis. Mais je ne dis pas tout ce que je suis »

 

Pascal Bonafoux, historien de l’art. 


 

Quand un artiste fait son autoportrait, que cherche-t-il à représenter ?

Pour la session de l’Ecole ouverte qui a eu lieu du 28 au 30 avril dernier, nous avons décidé de susciter la réflexion des élèves  sur les enjeux de la représentation de soi : qu’est-ce que l’on veut montrer et qu’est-ce que l’on cache quand on fait son autoportrait ?

  • La première matinée de cette session a été consacrée à une histoire de l’autoportrait en peinture puis au visionnement d’un film qui retrace la vie de l’artiste mexicaine Frida Kahlo. Celle-ci a peint plus d’une centaine d’autoportraits dans lesquels transparaît toute la souffrance d’un corps qui, à la suite d’un grave accident de la circulation, a dû supporter pendant des mois le corset et l’immobilité. Ce qui fascine dans les autoportraits de l’artiste, c’est son regard, toujours le même, fixe et mystérieux, ourlé d’un mono-sourcil qui évoque une échappée vers l’ailleurs…

Autoportraits de Frida Kahlo

  •  L’après-midi, nous avons conduit les élèves au Musée de peinture pour les sensibiliser à une histoire du portrait et de l’autoportrait, en mettant en valeur l’évolution de la technique et le regard des artistes. Le point d’orgue fut l’observation de la toile Autoportrait au chevalet de Rembrandt où la maîtrise des couleurs et du coup de pinceau effacent presque le visage du peintre lui-même.

 Autoportraits de Rembrandt

  • Mardi et mercredi, les élèves ont été pris en photo ; puis, à la manière du peintre Philippe Cognée qui peint sur ses photographies pour obtenir un décalage avec le réel, ils ont à leur tour peint sur les clichés qui les représentaient. La peinture a agi comme un masque derrière lequel on se cache et qui permet aussi de se dévoiler, peut-être tel qu’on voudrait être vu.

 Autoportraits de Philippe Cognée

  •             Parallèlement, nous avons demandé aux élèves de faire par écrit leur autoportrait, cette fois, à la manière de Michel Leiris. La lecture de l’incipit de L’Age d’homme a servi de point de départ et de modèle pour se décrire de façon précise et presque froide, en utilisant le plus possible images et comparaisons.

Deux portraits de Michel Leiris par Francis Bacon

 « Un autoportrait, c’est une métamorphose » Pascal Bonafoux

Patrick Raynal ou la leçon d’écriture

juin 6, 2013 dans 3ème, CDI, Français

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Le lundi 13 mai, les élèves de 3e2 rencontraient pour la troisième fois l’écrivain Patrick Raynal, « parrain » de l’opération littéraire « A l’école des écrivains. Des mots partagés ».

Les collégiens sont venus avec leurs textes, plus précisément des nouvelles, qu’ils devaient écrire à la manière de Jack London dans Construire un feu. Pour écrire ce texte, ils devaient respecter les consignes suivantes : un récit à la 3ème personne qui mette en valeur le point de vue interne du personnage, l’utilisation de l’analepse, c’est-à-dire le retour en arrière, et comme il se doit, pour clore la nouvelle, une chute appuyée.

Plusieurs élèves ont lu leurs textes à voix haute, ou en ont chargé Patrick Raynal et le professeur de français, Mme Brunet. Toutes les nouvelles ont suscité des commentaires de l’écrivain. Elles portaient aussi bien sur l’organisation du récit que sur le style ou les idées… Il en a profité pour énoncer quelques principes majeurs pour réussir l’écriture d’une nouvelle : « dire les choses directement pour mieux rester dans son histoire », « couper les mots qui ralentissent l’action »,  « le style narratif doit être tendu »

L’écrivain a aussi félicité certains élèves :  il a remarqué « l’écriture précise, fluide et élégante » d’ Assia, l’histoire pleine de sensibilité écrite par Sirine, la maturité et la beauté du texte de Fatiha, qui a réussi à s’éloigner de la facilité et des clichés…

Le 8 avril, Patrick Raynal avait commenté la nouvelle de Jack London, Construire un feu. La finesse et la justesse de ses observations avaient éclairé de façon magistrale les ressorts de l’histoire et la psychologie du protagoniste.  « Quand on a quelque chose à raconter, on trouve les mots pour le raconter » a-t-il déclaré ! Cette phrase a sonné pour nos élèves comme un encouragement à l’écriture et à l’expression de soi.

Rencontrer Patrick Raynal est un privilège. Il sait nous faire partager, par sa présence et son charisme, sa passion pour l’écriture.

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