Une saison avec Blanche-Neige

novembre 27, 2016 dans 5ème, Français, Liaison écoles primaires - collège, Théâtre

  • Le jeudi 17 novembre, les 5e3 ont offert aux maternelles de l’école de La Rampe leur première lecture théâtralisée de l’année : ils ont joué devant les tout petits le conte de Blanche-Neige dans sa version traditionnelle. Il y aura en tout trois lectures : après la version traditionnelle des frères Grimm, il y aura en février, celle parodique du conte Blanche-Neige et les 77 nains écrite par l’auteur italien Davide Cali. Pour la troisième lecture, les 5e3 proposeront leur version parodique qui naîtra  d’un atelier d’écriture avec la compagnie Infini dehors et la comédienne et metteure en scène Natacha Dubois (atelier auquel participeront aussi  les 5e1 et leur professeur Mme Pellecuer).

Concentration et dernière répétition avant d’entrer en scène !

 Avant de jouer, les collégiens ont accroché les images représentant les grands épisodes du conte afin d’aider les maternelles à mieux suivre l’histoire, que beaucoup ne connaissent pas !

  • Le 12 juin prochain, les 5e3 accueilleront à leur tour au collège les maternelles pour  jouer leur version toute personnelle du conte. Cette matinée lancera la semaine REP + pendant laquelle seront présentés de nombreux travaux réalisés dans l’année par les maternelles, les écoliers et les collégiens du réseau.
  • Le 17 novembre dernier, c’est avec assurance que les 5e3 ont lu et joué le conte de Blanche-Neige, forts de leur expérience de lecture acquise l’année dernière et du travail mené au conservatoire avec les professeurs de théâtre et leur professeur de français Mme Brunet.

En février prochain, rendez-vous à l’école de La Rampe pour découvrir la version parodique de Davide Cali !

 

 

Paroles de conteurs

mars 10, 2016 dans 6ème, Français, Liaison écoles primaires - collège, Théâtre

 

 

  • Les 6e1, 6e2 et 6e4 se sont retrouvés sur la scène de l’Espace 600 le mardi 08 mars pour célébrer le conte. Chaque élève a écrit une histoire dans laquelle il était question de princes, de sorcières, de peur, de désir, de souhait exaucé… tous les ingrédients traditionnels du conte qui ravissent toujours le jeune public. Les contes ont été lus et joués en groupe et cette démarche chorale a permis de diminuer un peu l’appréhension et le trac bien naturels…

 

  • Ce sont deux conteurs professionnels, Karim et Abou, qui ont pris le relais des conteurs en herbe. Accompagnés d’instruments de musique africains (la sanza, la gita ou encore le djembé…), ils ont raconté et chanté les aventures de la princesse Taïma et des graines magiques ou encore celles du paysan et du champ prolifique… Improvisations et charades ont ponctué ces moments délicieux  et enchanteurs.

 

 

  • Il y a quelques années déjà que les 6ème se produisent sur la scène de l’Espace 600 et se métamorphosent en conteurs, pour le plus grand plaisir des écoliers du réseau Villeneuve, conviés au spectacle.

 Rendez-vous l’année prochaine pour d’autres histoires, d’autres rêves !

 

 

 

 

 

 

 

A l’heure du conte avec les sixièmes

mars 24, 2015 dans 6ème, Arts, Français

Le mardi 17 mars, l’Espace 600 accueillait  la 6e1 de Mme Huard et les 6e2 et 6e3 de M. Ouerhani pour une heure consacrée à la lecture et à l’écoute de contes écrits par les élèves eux-mêmes.

 Cette prestation des élèves sur scène a été l’aboutissement d’un long travail d’écriture et de recherche élaboré en classe : étude de la structure narrative du conte, écriture individuelle d’un conte puis choix collectif d’une histoire pour chaque groupe d’élèves pour une mise en voix expressive et généreuse.

Sur scène,  les élèves se sont lancés sans trac apparent et ont su communiquer leur joie de dire devant leurs camarades et le public des parents.

 Puis, c’est le duo des Tontons conteurs qui a pris la relève : accompagnés par des instruments de musique traditionnelle africaine – derbouka, djembé –  et une guitare, ils ont dit, improvisé et chanté des histoires tirées des contes oraux du Maghreb.

 Deux heures d’histoires et de musique : l’atelier conte des sixièmes a tenu toutes ses promesses !

 Prochaine étape : les jeunes conteurs transcriront leurs contes sur les tablettes, pour permettre une diffusion plus large de leurs récits ;  les lecteurs  auront ainsi le plaisir  d’écouter  la voix des auteurs.

Atelier conte

mai 6, 2013 dans 6ème, Arts, CDI, Français

 

Atelier conte : lorsque le conte, s’invente, s’évalue et se lit à voix haute…

 

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Les objectifs généraux au programme de la classe de 6ème donnent une place importante à la réception (lire et écouter) et à la production (dire et écrire) de textes narratifs. Une place est également donnée à la lecture, à l’identification de textes argumentatifs et à la présentation orale d’un point de vue. L’éveil à la sensibilité esthétique et au goût de lire, d’écrire, de raconter oralement est un but majeur de ces activités.

 

A- L’atelier conte en classe de 6ème : objectifs et étapes du dispositif

 

Mme Huard et M. Ouerhani ont mené cette année une expérience de lecture à haute voix organisée dans le cadre assez conventionnel d’un atelier lecture en classe de sixième.

En effet, la question de la lecture à voix haute occupe peu les enseignants si nous jugeons par le peu de discussions constructives qu’elle suscite dans les salles de professeurs, l’absence d’articles dans les revues spécialisées, alors qu’elle semble poser problème à de nombreux élèves. Si les élèves lecteurs existent, peu d’entre eux disent lire à haute voix, pour quelqu’un d’autre, et encore moins pour eux. Et pour nos élèves du collège Lucie Aubrac, la pratique de la lecture à voix haute se limite au cadre scolaire à condition qu’on lui accorde une petite place dans les différentes séquences étudiées.

 

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Voici un dispositif de lecture à voix haute que les professeurs de français Mme Huard et M. Ouerhani ont expérimenté cette année dans quatre classes de sixième.

 

1- Les objectifs :

 

- Donner à des élèves insécurisés la possibilité de reprendre confiance dans le cadre du groupe classe.

- Les amener à créer des liens avec l’univers de l’écrit, jusque là plutôt hostile

- Leur redonner confiance, les amener à être reconnus par leurs pairs en les mettant en situation de réussite.

- Les impliquer dans un travail de production écrite, et d’évaluation des travaux (responsabilisation, prise en compte de l’avis de chacun, nécessité d’argumenter son point de vue…).

- Leur permettre de s’exprimer et d’être écoutés dans un domaine (la langue écrite, situation de production ou de lecture) où ils sont peu à l’aise et de découvrir que cela peut être intéressant.

- Pousser chaque élève à se concentrer, à mobiliser son attention, à faire preuve d’une écoute optimale, mais aussi à se faire plaisir.

- Inciter les élèves à continuer leur apprentissage sans avoir le sentiment désagréable d’ennui en écoutant des (explications) inutiles pour eux, les encourager à intervenir, à donner des conseils à leurs camarades. Cette stimulation globale des élèves rend la classe dynamique et renvoie aux jeunes une image d’eux-mêmes plus positive.

Pour l’enseignant il s’agit de les aider, à « se lancer », d’où la nécessité de prendre en compte les difficultés de chaque élève et les peurs que cet exercice peut susciter chez lui. Il doit l’aider à les accepter et à réduire son stress afin de favoriser la maîtrise de compétences nouvelles.

Inciter les élèves à l’utilisation de l’outil informatique : l’image sociale renvoyée par l’ordinateur est toujours positive car il reste symbole de modernité. Nous savons aussi que l’une des raisons de l’intérêt pour le traitement de texte chez les élèves en difficulté est aussi l’attrait du travail «propre ». Même lorsque les consignes n’ont pas été respectées, le document imprimé est toujours sans rature, ce qui apporte une fierté certaine et un sentiment de réussite très valorisant.

 

2- étapes

A la suite de l’étude d’une séquence sur le conte et sa structure narrative, M. Ouerhani et Mme Huard ont mis en place un atelier qu’ils ont intitulé invention et présentation d’un conte.

Rappelons qu’il s’agit de donner le goût des histoires à des élèves en difficulté avec l’écrit, qui pour la plupart « n’aiment pas les livres »… Et encore moins lire !

La création d’un conte et sa lecture à voix haute permettent à l’élève de s’approprier des éléments qui vont lui permettre de mettre en forme son organisation psychique. C’est l’occasion aussi de respecter l’intimité de l’élève, de lui laisser la possibilité d’un déploiement libre, nécessaire dans sa construction psychique.

 

La séquence s’organise en 6 étapes :

Chaque élève doit présenter oralement en quelques minutes son projet de conte : personnages, (héros, héroïne) ; étapes (manque initial, départ, voyage, épreuve….)

 

1- Rédaction individuelle du conte.

2- Présentation à l’oral du travail par les élèves.

3- évaluation du conte par le groupe classe

4- Auto-évaluation

5- Saisie des contes sur ordinateur

6- Lectures des contes aux autres élèves de 6ème et présentation d’un spectacle de contes par un comédien professionnel.

 

La première étape du travail a pour but de cerner ce qui pourrait être amélioré ou complété dans le conte avant le passage à la rédaction.

La deuxième étape consiste à prendre le temps de réfléchir sur l’action, sa progression, veiller à bien articuler les étapes et les organiser d’une manière cohérente sans oublier l’articulation logique entre situation initiale et situation finale.

La troisième étape a pour but de découvrir collectivement le sens de chaque conte, son cheminement, sa progression et de réfléchir à son oralisation.

Une fiche élaborée dans la classe sert aux élèves et au professeur à évaluer les lecteurs. Cette fiche prend en compte d’une part le respect des étapes du conte, la progression de l’action, la clarté de la syntaxe, l’intérêt de l’intrigue, et, d’autre part, elle permet de repérer les éléments influant sur l’activité de mise en voix (ponctuation expressive, effet de rythme, de sonorité, débit, intensité, pause, silences, accent particulier pour caractériser le personnage…).

Ainsi la lecture à voix haute donne également l’occasion de réfléchir avec les élèves aux problèmes de l’énonciation.

La quatrième étape, (auto-évaluation) a pour objectif de mettre entre les mains de l’élève un outil lui permettant de se revenir sur sa propre performance de lecture orale. En effet chaque lecture à voix haute d’un texte fait entendre la voix de son auteur. Il s’agit de confirmer que l’on est celui qui a écrit parce que l’on est aussi celui qui lit à haute voix…

La cinquième étape (la saisie), est l’étape ultime au cours de laquelle le conte prend corps par le biais de toutes les corrections orthographiques et syntaxiques qui lui sont apportées.

Enfin, l’atelier s’est terminé par quelques lectures de contes à voix hautes en présence de tous les élèves de 6ème et par un spectacle de conte assuré par le comédien Karim Reggad et le conteur ABOU fall. (cf.photos)

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