A l’Ecole des écrivains. Des mots partagés.

mai 4, 2015 dans 3ème, Arts, CDI, Français

 

« Je ne sais pas de quoi je vais parler avant d’écrire »

Pour l’édition 2015 de l’opération littéraire « A l’Ecole des écrivains. Des mots partagés », Emmanuel Merle revient au collège, pour la deuxième fois et notre plus grande joie.

  • Vendredi 10 avril : c’est  la première prise de contact des 3e2 avec l’écrivain.

Depuis combien de temps écrivez-vous ? Comment avez-vous fait pour être publié ? Est-ce que vous vivez de l’écriture ? Est-ce que chaque livre est une histoire particulière ? Qui vous a donné envie d’écrire ?

L’écrivain a répondu aux questions des collégiens en parlant d’abord de son cheminement littéraire : à 18 ans, les premiers textes ; à 30 ans, l’intuition d’une nécessité de l’écriture, et à 40, de manière inattendue et inespérée, son premier manuscrit publié : ce sera un recueil de douze nouvelles, Redwood ; un court instant, la tentation du roman se présente ; mais c’est la poésie, de façon absolue et sans doute définitive, qui lui apparaît comme une évidence, même si elle se vend peu, même si les éditeurs sont prompts à ne prendre aucun risque pour une forme qui hélas rencontre trop peu d’élus.


« Dans chacun de mes poèmes, il y a un bout d’histoire »

  • Combien de temps vous faut-il pour écrire un livre ?

Emmanuel Merle écrit vite : entre 3 à 6 mois pour un recueil de poésie. Il a insisté sur le travail : «  on n’a pas toujours envie d’écrire mais tu écris quand même ! » : plus que le roman sans aucun doute, la poésie exige de l’exercice, du labeur pour trouver le mot qui accueillera la forme juste. « Dans chacun de mes poèmes, il y a un bout d’histoire » dit-il, mais une histoire qui s’écrit avec des mots qui en appellent d’autres… et qui retrouvent la filiation des poètes admirés : Guillaume Apollinaire, Louis Aragon, Jim Harrisson…

« On peut entendre, sans forcément comprendre »

  • Pour les deux prochaines rencontres du mois de mai, Emmanuel Merle a proposé aux collégiens de créer un livre d’artiste, appelé encore livre pauvre qui mêlera l’originalité d’un texte à la fantaisie d’un dessin et d’une forme. Une manière créative d’entrer dans l’univers de la poésie.

Emmanuel Merle présente aux 3e 2 quelques exemplaires de livres d’artistes.


 

  • L’écrivain a clos cette première rencontre par la lecture de quelques poèmes, extraits de son recueil Un Homme à la mer.

Patrick Raynal ou la leçon d’écriture

juin 6, 2013 dans 3ème, CDI, Français

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Le lundi 13 mai, les élèves de 3e2 rencontraient pour la troisième fois l’écrivain Patrick Raynal, « parrain » de l’opération littéraire « A l’école des écrivains. Des mots partagés ».

Les collégiens sont venus avec leurs textes, plus précisément des nouvelles, qu’ils devaient écrire à la manière de Jack London dans Construire un feu. Pour écrire ce texte, ils devaient respecter les consignes suivantes : un récit à la 3ème personne qui mette en valeur le point de vue interne du personnage, l’utilisation de l’analepse, c’est-à-dire le retour en arrière, et comme il se doit, pour clore la nouvelle, une chute appuyée.

Plusieurs élèves ont lu leurs textes à voix haute, ou en ont chargé Patrick Raynal et le professeur de français, Mme Brunet. Toutes les nouvelles ont suscité des commentaires de l’écrivain. Elles portaient aussi bien sur l’organisation du récit que sur le style ou les idées… Il en a profité pour énoncer quelques principes majeurs pour réussir l’écriture d’une nouvelle : « dire les choses directement pour mieux rester dans son histoire », « couper les mots qui ralentissent l’action »,  « le style narratif doit être tendu »

L’écrivain a aussi félicité certains élèves :  il a remarqué « l’écriture précise, fluide et élégante » d’ Assia, l’histoire pleine de sensibilité écrite par Sirine, la maturité et la beauté du texte de Fatiha, qui a réussi à s’éloigner de la facilité et des clichés…

Le 8 avril, Patrick Raynal avait commenté la nouvelle de Jack London, Construire un feu. La finesse et la justesse de ses observations avaient éclairé de façon magistrale les ressorts de l’histoire et la psychologie du protagoniste.  « Quand on a quelque chose à raconter, on trouve les mots pour le raconter » a-t-il déclaré ! Cette phrase a sonné pour nos élèves comme un encouragement à l’écriture et à l’expression de soi.

Rencontrer Patrick Raynal est un privilège. Il sait nous faire partager, par sa présence et son charisme, sa passion pour l’écriture.

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