Vers la cité éducative

janvier 6, 2020 dans Liaison écoles primaires - collège, Non classé, Réseau

La Cité éducative, dispositif phare du ministère concernant 80 territoires prioritaires, dont celui de Grenoble/Echirolles, peut encore paraître bien abstrait pour les personnels et les parents. Néanmoins, après une longue phase de concertation, elle s’apprête à rentrer dans leur quotidien. Petit tour d’horizon de ce big bang en douceur, destiné à ré-intéroger nos manières de travailler.

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La connaissance par les équipes du projet de Cité éducative est inversement proportionnelle aux moyens pourtant importants dont il disposera pourtant. En effet, ce dispositif phare du ministère de l’éducation nationale est doté de plus de 100 millions d’euros (2019-2022) pour l’ensemble des 80 territoires labellisés en septembre dernier. Néanmoins, si sa concrétisation prend du temps, c’est parce que depuis les principaux acteurs de la Cité éducative Grenoble/Echirolles multiplient les tours de table en vue de définir des objectifs et un plan d’action commun à ces réseaux aux pratiques forcément diverses. Une démarche forcément longue et parfois fastidieuse pour accorder les violons et réfléchir aux synergies possibles pour rendre plus efficace l’intervention de ces acteurs qui maillent sans parfois jamais se rencontrer les parcours de vie des jeunes de 3 à 25 ans. Mais il semble que ce soit l’objet même de cette cité éducative : induire une alliance éducative entre des partenaires naturels ; tordre le bras aux méfiances réciproques en obligeant la mise en cohérence des dispositifs pour un meilleur maillage du territoire au profit des jeunes, mais aussi de tous les acteurs de la Cité éducative. En bref, favoriser la systématisation de procédures qui tiennent souvent aux liens interpersonnels de ces différents acteurs ; si elles n’existent pas les produire grâce à l’existence d’une instance chargée de favoriser une plus grande transversalité et complémentarité dans la réflexion et la mise en œuvre de son action.  Néanmoins, la Cité éducative ne repose pas uniquement sur la mise en lien, mais pourra mettre de l’huile (pécuniaire) dans les rouages des différents réseaux pour répondre aux problématiques les plus prégnantes comme le manque de personnels de santé dans les écoles ou de structures d’accompagnement à la scolarité dans le quartier. La 1ère phase vient tout juste de se terminer. Les objectifs étant maintenant fixés, les appels à projets devraient rapidement se concrétiser selon un timing très serré.


 

Les objectifs de la Cité éducative

Conforter le rôle de l’école

Rechercher une meilleure mixité sociale et scolaire ; Améliorer le bien-être de tous, élèves et personnels ; Renforcer le suivi personnalisé des élèves en amont et sur la durée  ; Encourager l’ambition scolaire ; Encourager la coopération avec les parents ; Renforcer les alliances éducatives à l’interne et avec les partenaire

Promouvoir la continuité éducative

Favoriser la socialisation précoce des enfant ; Faciliter l’implication des parents et les conditions d’exercice de la parentalité ; Développer la prévention santé-hygiène ; Favoriser la persévérance scolaire et la lutte contre le décrochage ; Promouvoir l’éducation artistique et culturelle ; Développer la pratique sportive et les activités de bien-être corporel ; Mieux diffuser la culture scientifique et technique ; Investir davantage les lieux et les temps où les services publics sont en retrait ; Développer l’accompagnement personnalisé des jeunes ; Promouvoir les valeurs collectives et la prévention des risques

Ouvrir le champ des possibles

Faire découvrir les filières de formation et du monde du travail ; Favoriser la maîtrise de la langue et lutter contre l’illettrisme et l’illectronisme ; Aider à l’insertion professionnelle des jeunes sans qualification ; Développer la mobilité et les rencontres : voyages de découverte, mobilités scolaires et éducatives ; Promouvoir l’ouverture culturelle et citoyenne ; Participer à la société numérique de demain ; Offrir à tous un « droit à la ville »

 

 

 

 

Les échos du réseau N°6

janvier 6, 2020 dans Liaison écoles primaires - collège, Non classé, Réseau

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Le journal du réseau est dans les kiosques !

Il suffit de cliquer sur le lien ci dessous pour pouvoir le consulter en ligne.

https://joom.ag/tWye

Très bonne lecture à toutes et à tous

Le bruissement du monde

septembre 2, 2019 dans 6ème, Arts, CDI, Citoyenneté, Réseau

 


Du 26 au 29 août, le collège a proposé aux écoliers du Réseau Aubrac une session de l’Ecole ouverte. Le programme s’est déployé autour de deux axes : l’art et la citoyenneté.

Les matinées ont été consacrées à la découverte du travail artistique du plasticien Vincent Gontier et à la réalisation d’une sculpture,  avec la collaboration précieuse de Frédérique Ryboloviecz, médiatrice culturelle à Médiarts.

Ainsi, après avoir présenté son travail, sa démarche artistique et ses projets, Vincent Gontier a invité les élèves à construire des sculptures composées de synapses c’est à dire de feuilles de papier journal roulées très serrées et assemblées entre elles. Il a offert aux élèves l’opportunité de collaborer activement à une sculpture appelée Bruissement du monde qui sera installée dans la salle d’exposition Prémol au Village Olympique, pendant un mois, à partir du 20 octobre prochain.

Plusieurs ateliers ont été mis en place pour aboutir à la proposition artistique du plasticien : un atelier de découverte des techniques de pliage du papier (origamis et volumes) ; un atelier de fabrication de synapses qui a consisté à rouler des feuilles de papier journal pour créer des baguettes rigides et les assembler à l’aide d’épingles de papetier ; un atelier d’écriture pendant lequel les écoliers se sont appliqués à écrire sur le bord d’une feuille de papier journal un souvenir, un instant d’émotion…

Dans la sculpture monumentale Bruissement du monde qui sera exposée en octobre prochain dans la salle Prémol,  seront intégrées les synapses créées par les écoliers, avec la trace visible de leurs mots en spirale.

Quelques sculptures du plasticien Vincent Gontier :

http://www.sculpture-presse.fr

http://mediarts38.fr

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Les après-midis, Sébastien Eychenne coordonnateur de l’Espace Jeunesse des Baladins et l’animatrice Anissa Bachir Bendaoud, ont mis en place diverses activités autour de la citoyenneté : jeux de rôles sur les nouveautés scolaires qui attendent les futurs collégiens ; une visite de l’Hôtel de ville (à partir d’un rallye photo) au cours de laquelle ils ont appris la fonction de quelques services ( état civil… ) ou encore visité la salle du conseil municipal… Les élèves ont pu aussi admirer quelques œuvres d’art disséminées dans le bâtiment : la sculpture en bronze d’Etienne Hadju appelée Atome fleur, posée sur la mosaïque de Charles Gianferrari installée dans le patio ; les imposants lustres en verre de murano qui surplombent l’escalier d’honneur intérieur ou encore le magnifique mur en étain martelé de Pierre Sabatier qui ouvre la salle de réception…Ils ont découvert à l’occasion de cette visite guidée, les caractéristiques architecturales exceptionnelles de l’hôtel de ville de Grenoble : la masse des douze étages reposent en effet sur quelques piliers de béton… à l’image des galeries de l’Arlequin du quartier de la Villeneuve qui sont assises sur des pilotis de béton…

Le mercredi, les élèves ont bénéficié d’une séance d’initiation à la pratique du judo avec Johnny et la semaine s’est clôturée avec la visite de la caserne des pompiers de Saint-Martin-d’Hères.

Une prochaine session de l’Ecole ouverte au collège Lucie Aubrac sera proposée les 21, 22 et 23 octobre avec le plasticien Yves Monnier.

 

 

L’hommage au collège Lucie AUBRAC

juin 20, 2017 dans Citoyenneté, Liaison écoles primaires - collège, Réseau

Le vendredi 16 juin devait être le point d’orgue de la Semaine REP + pendant laquelle écoliers et collégiens du réseau Lucie Aubrac se retrouvent pour partager un moment convivial autour de la présentation des travaux artistiques et scientifiques réalisés pendant l’année scolaire. Mais la journée s’est transformée en un moment de « reconstruction de la mémoire », après l’incendie criminel qui a détruit en partie le bâtiment, dans la nuit du samedi 10 juin.


Le théâtre de l’Espace 600, en signe de solidarité, a accueilli élèves, parents, personnels de l’établissement et tous ceux qui ont voulu se joindre à eux pour faire revivre l’esprit de cet établissement si singulier.


Ainsi, Mme Vernet, inspectrice de l’Éducation nationale a rappelé l’importance du réseau Lucie Aubrac – près de 1400 élèves, de la maternelle au collège – comme lieu d’apprentissages, de culture et où l’on s’attache à faire vivre les valeurs de la République ; se sont ensuite succédé sur scène les lauréats de quelques concours et compétitions organisés par le Réseau ( prix décernés pour la création du logo de la web radio, le Cross du collège, le concours de mathématiques « Drôles de maths »…).


Les lauréats des différents concours récompensés…


Enfin, M. Olivier Vallade, petit-fils de Lucie Aubrac, qui en 2015 avait été convié à l’inauguration de la fresque peinte à l’intérieur du collège pour honorer la mémoire de Lucie Aubrac et célébrer les 20 ans du collège, a tenu à être là pour rappeler la force et « la continuité du message d’attachement à la liberté et à la défense d’une justice sociale », inlassablement porté par la résistante.


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M. Olivier Vallade, petit-fils de Lucie Aubrac.


Le second temps fort de la matinée a porté tous les participants, rejoints par d’autres,  jusqu’aux grilles du collège où écoliers et collégiens ont accroché dessins et messages où l’on pouvait y trouver colère, incompréhension, mais aussi attachement et espoir, avec le souhait que le collège revive, coûte que coûte…

EP comme Excellence Prioritaire

décembre 13, 2016 dans Enseignements, Français, Histoire, Langues, Liaison écoles primaires - collège, Réseau

 

Des professeurs du 1er et 2nd degré du réseau Lucie Aubrac se sont réunis les 01 et 02 décembre dernier au collège pour réfléchir à la liaison école/collège et mettre en place de façon concrète des actions pour favoriser les apprentissages des élèves.


Formation, pratiques pédagogiques innovantes et co-éducation


Mme Martine Saint-Aman, principale du collège Lucie Aubrac, a ouvert la journée du 01 décembre en rappelant les axes majeurs abordés lors des Assises de l’Education prioritaire qui se sont tenues à Lyon le 28 novembre dernier : la nécessité pour les professeurs de réinterroger leurs pratiques pédagogiques pour mieux répondre aux besoins des élèves en difficulté (avec le co-enseignement, la formation Apprenance, la classe inversée…) ; le travail en équipe et en concertation, indispensable pour être efficace dans l’Education prioritaire ; le Parcours excellence dès la classe de 3ème jusqu’en Terminale, instaurant un tutorat, un accompagnement individualisé des élèves vers une poursuite d’études ambitieuse ; enfin, s’appuyer sur la co-éducation familles-professeurs pour que les familles s’impliquent davantage dans la vie de l’école et la scolarité de leurs enfants (un exemple avec le café des parents crée à l’Ecole du Lac).


Le problème, c’est la pratique de la langue…


M. Alexandre Winkler, IA-IPR de lettres, a pris le relais en rappelant les points forts du réseau Lucie Aubrac : la stabilité des équipes pédagogiques et les pratiques innovantes ( le co-enseignement présent au collège depuis deux ans, ou encore les classes théâtre…), la proximité d’un environnement riche culturellement avec l’Espace 600, la MC2, la bibliothèque Arlequin…

Il a posé la question de « comment susciter chez les écoliers et les collégiens du cycle 3 la curiosité de la langue, comment leur montrer son importance dans le cadre des relations à autrui ? ».

Il a rappelé que le programme ne doit pas garder un statut figé, rigide mais doit plutôt être considéré comme un cadre avec un horizon à atteindre ; il a proposé aux professeurs de réfléchir à une progression des apprentissages dans les domaines des langages pour penser et communiquer et des méthodes et outils pour apprendre.

Un constat : les élèves manquent de vocabulaire et ne maîtrisent pas les registres de langue. Aussi « comment développer et consolider les compétences langagières des élèves » ? L’une des pistes est le décloisonnement disciplinaire qui au collège  existe déjà avec le co-enseignement ; une opportunité : s’appuyer sur les partenaires culturels de proximité pour développer la pratique de la langue orale et écrite (théâtre, cinéma, bibliothèque, CDI…) et favoriser la construction d’un imaginaire, le plus souvent peu stimulé.

Les professeurs ont clos cette première journée en réfléchissant à la mise en place de stratégies à adopter pour aborder un texte : ils se sont mis d’accord pour travailler sur des thèmes littéraires par le biais d’extraits ou encore élargir la typologie des textes étudiés appartenant à différents genres littéraires ; ils ont aussi mis en évidence la lecture plaisir ou offerte à proposer de façon systématique ; rendre les élèves prescripteurs et scripteurs en impliquant leur subjectivité à chaque fois : dire et écrire pourquoi j’ai aimé ce texte ; inventer une suite à un récit…


L’éveil aux langues


Le 2 décembre, Nicolas Picod, conseiller pédagogique départemental du 1er degré, est intervenu sur le thème du plurilinguisme : qu’est-ce que le plurilinguisme ? Pourquoi prendre en compte la diversité linguistique et culturelle à l’école ? Quelles ressources et quelles actions possibles pour le valoriser  ?

Nicolas Picod a fait prendre conscience aux professeurs du plurilinguisme de chacun en interrogeant la biographie, les apprentissages scolaires… souvent peu activés.

On porte aujourd’hui un autre regard sur le plurilinguisme : il est considéré comme une richesse et non comme un obstacle à l’apprentissage de la langue française ; il permet de construire activement des ponts entre la langue et la culture des élèves nouvellement arrivés en France et celles du pays d’accueil.

Nicolas Picod a indiqué quelques actions possibles à mettre en oeuvre pour valoriser le plurilinguisme en classe (l’arbre polyglotte, le kamishibai plurilingue, la semaine des langues en mai…) tout en s’appuyant sur l’expertise des professeurs de FLE.

 

 

 

 

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