Vers la cité éducative

janvier 6, 2020 dans Liaison écoles primaires - collège, Non classé, Réseau

La Cité éducative, dispositif phare du ministère concernant 80 territoires prioritaires, dont celui de Grenoble/Echirolles, peut encore paraître bien abstrait pour les personnels et les parents. Néanmoins, après une longue phase de concertation, elle s’apprête à rentrer dans leur quotidien. Petit tour d’horizon de ce big bang en douceur, destiné à ré-intéroger nos manières de travailler.

lagrandeallianceeducative

La connaissance par les équipes du projet de Cité éducative est inversement proportionnelle aux moyens pourtant importants dont il disposera pourtant. En effet, ce dispositif phare du ministère de l’éducation nationale est doté de plus de 100 millions d’euros (2019-2022) pour l’ensemble des 80 territoires labellisés en septembre dernier. Néanmoins, si sa concrétisation prend du temps, c’est parce que depuis les principaux acteurs de la Cité éducative Grenoble/Echirolles multiplient les tours de table en vue de définir des objectifs et un plan d’action commun à ces réseaux aux pratiques forcément diverses. Une démarche forcément longue et parfois fastidieuse pour accorder les violons et réfléchir aux synergies possibles pour rendre plus efficace l’intervention de ces acteurs qui maillent sans parfois jamais se rencontrer les parcours de vie des jeunes de 3 à 25 ans. Mais il semble que ce soit l’objet même de cette cité éducative : induire une alliance éducative entre des partenaires naturels ; tordre le bras aux méfiances réciproques en obligeant la mise en cohérence des dispositifs pour un meilleur maillage du territoire au profit des jeunes, mais aussi de tous les acteurs de la Cité éducative. En bref, favoriser la systématisation de procédures qui tiennent souvent aux liens interpersonnels de ces différents acteurs ; si elles n’existent pas les produire grâce à l’existence d’une instance chargée de favoriser une plus grande transversalité et complémentarité dans la réflexion et la mise en œuvre de son action.  Néanmoins, la Cité éducative ne repose pas uniquement sur la mise en lien, mais pourra mettre de l’huile (pécuniaire) dans les rouages des différents réseaux pour répondre aux problématiques les plus prégnantes comme le manque de personnels de santé dans les écoles ou de structures d’accompagnement à la scolarité dans le quartier. La 1ère phase vient tout juste de se terminer. Les objectifs étant maintenant fixés, les appels à projets devraient rapidement se concrétiser selon un timing très serré.


 

Les objectifs de la Cité éducative

Conforter le rôle de l’école

Rechercher une meilleure mixité sociale et scolaire ; Améliorer le bien-être de tous, élèves et personnels ; Renforcer le suivi personnalisé des élèves en amont et sur la durée  ; Encourager l’ambition scolaire ; Encourager la coopération avec les parents ; Renforcer les alliances éducatives à l’interne et avec les partenaire

Promouvoir la continuité éducative

Favoriser la socialisation précoce des enfant ; Faciliter l’implication des parents et les conditions d’exercice de la parentalité ; Développer la prévention santé-hygiène ; Favoriser la persévérance scolaire et la lutte contre le décrochage ; Promouvoir l’éducation artistique et culturelle ; Développer la pratique sportive et les activités de bien-être corporel ; Mieux diffuser la culture scientifique et technique ; Investir davantage les lieux et les temps où les services publics sont en retrait ; Développer l’accompagnement personnalisé des jeunes ; Promouvoir les valeurs collectives et la prévention des risques

Ouvrir le champ des possibles

Faire découvrir les filières de formation et du monde du travail ; Favoriser la maîtrise de la langue et lutter contre l’illettrisme et l’illectronisme ; Aider à l’insertion professionnelle des jeunes sans qualification ; Développer la mobilité et les rencontres : voyages de découverte, mobilités scolaires et éducatives ; Promouvoir l’ouverture culturelle et citoyenne ; Participer à la société numérique de demain ; Offrir à tous un « droit à la ville »

 

 

 

 

Les échos du réseau N°6

janvier 6, 2020 dans Liaison écoles primaires - collège, Non classé, Réseau

Capture

Le journal du réseau est dans les kiosques !

Il suffit de cliquer sur le lien ci dessous pour pouvoir le consulter en ligne.

https://joom.ag/tWye

Très bonne lecture à toutes et à tous

L’école pour tous

décembre 20, 2019 dans Liaison écoles primaires - collège

OEPRE

OEPRE (Ouvrir l’école aux parents pour la réussite des enfants), derrière cet acronyme en apparence un peu barbare se cache en fait une démarche au cœur du projet du réseau Lucie Aubrac, à savoir permettre aux parents de s’impliquer au mieux dans la scolarité de leurs enfants. Ainsi, outre le dédale que peuvent souvent constituer les démarches administratives, quelle barrière plus gênante que celle de la langue pour des parents fraichement arrivés sur le territoire français pour s’impliquer comme ils le voudraient dans la vie de l’école de leur enfant ? C’est ainsi que le collège Lucie Aubrac ouvre dorénavant ses portes aux parents désireux d’atténuer ces difficultés et de mieux comprendre les rouages et les codes du système scolaire aux voix qui peuvent parfois apparaitre comme impénétrables. L’enjeu est de lever l’appréhension des parents envers cette école qu’ils ne comprennent pas toujours afin d’y pénétrer plus volontiers pour demander conseil ou plus simplement participer aux différents temps forts qui ponctuent l’année. Tous les mardis, de 13h45 à 15h45, le collège organise donc des ateliers de français langue étrangère pour les parents, ainsi qu’une sensibilisation au fonctionnement du système scolaire. Ces ateliers de langue, encadrés par Mme Triboulet, professeure de FLE,  et d’autres enseignants du collège, s’accompagneront également de diverses sorties dans et hors le quartier pour mieux appréhender et s’approprier l’offre notamment culturelle  du territoire de l’agglomération.

Les coups de pouce du réseau

décembre 20, 2019 dans Liaison écoles primaires - collège

De l’élémentaire au Brevet, une multitude de solutions existent dans le réseau pour venir en aide aux élèves en difficultés. Panorama non exhaustif

Rentrer à la maison, les devoirs faits

Pas toujours évident de se débrouiller seul avec les devoirs à la maison. C’est la raison pour laquelle le collège organise, 1h par semaine pour les élèves volontaires de tous les niveaux, un créneau dédié. Par groupe de 8 ou 9, ils sont accompagnés par un enseignant du collège avec lequel ils peuvent prendre le temps de s’exercer et si besoin, se faire réexpliquer. La méthodologie et l’organisation du travail scolaire est également un axe prioritaire du dispositif afin de permettre aux élèves de gagner en autonomie.  De quoi passer un meilleur week-end et surtout une scolarité plus apaisée.

LA Orange

Main dans la main avec les étudiants de l’AFEV

L’AFEV, association nationale, bien implantée dans l’agglomération grenobloise, notamment dans le quartier Mistral et ses résidences solidaires, propose cette année pour les élèves de  CM2 et de sixième du réseau Lucie Aubrac un accompagnement individualisé  deux heures par semaine à domicile avec des étudiants des universités grenobloises. Une façon d’être accompagné dans sa scolarité au moment toujours délicat du passage entre l’élémentaire et le collège. Au programme : aide aux devoirs mais aussi accompagnement plus global et ouverture culturelle avec des sorties au musée, à la bibliothèque, la participation à des rencontres sportives, à des représentations culturelles (théâtre et/ou concert).

LA Jaune

Autonomiser les élèves à la MDH Le Patio

A partir du mardi 5 novembre, la Ville de Grenoble va relancer un accompagnement à la scolarité pour les élèves du réseau, du CE2 à la 6° dans les locaux de la MDH le Patio. Tous les mardis et jeudis, de 16h15 à 17h45, les élèves sont accompagnés par des bénévoles, souvent d’anciens instituteurs à la retraite, pour recevoir un coup de pouce dans leurs études. D’abord pour faire les devoirs mais surtout apprendre et comprendre les subtilités du métier d’élève comme l’organisation du travail, les révisions, la lecture des consignes, etc. Ce moment s’articule avec un temps d’accueil gouter et un debriefing/jeux avant tout à destination des parents qui peuvent ainsi recevoir quelques conseils pour aider eux mêmes leurs enfants à la maison. Le projet se fait en étroite relation avec les directions des écoles et les enseignants du réseau, en lien direct avec la coordinatrice du dispositif, à qui ils adressent les élèves, donnent des pistes de remédiations, des exercices, etc. Une sorte de guichet unique permettant de superviser la fréquentation des structures d’aide aux devoirs et ainsi s’assurer que seuls les élèves qui ont en réellement besoin fréquentent ces structures.

LA Rouge

Une étude dirigée au périscolaire

De 16h à 18h, alors que de nombreux enfants des écoles du réseau rentrent chez eux, il y en a qui jouent les prolongations lors de l’accueil périscolaire de la Ville de Grenoble dans les écoles du réseau Lucie Aubrac. Aux côtés de nombreuses activités de loisirs, il est aussi possible de participer aux études dirigées, parfois par des enseignants du réseau pour se faire aider ou refaire des exercices. Une façon de définitivement poser son sac de classe, serein, jusqu’au lendemain, une fois la journée terminée.

LA Vert

Bien se préparer au Brevet…

Le Brevet est le premier examen national auquel sont confrontés les élèves du réseau. Une bonne raison de se préparer au mieux et d’en faire une simple formalité. C’est la raison pour laquelle, le collège met en place une préparation spécifique en histoire-géographie. En effet, Julie Sider organise toutes les semaines, un atelier pour les élèves de troisième afin d’acquérir la méthode du paragraphe argumenté, rendre plus efficace leurs révisions, se faire réexpliquer les notions les plus complexes afin d’être fin prêt le jour J.

LA Bleu

 

Oeuvrer à la réussite éducative

Le collège prévoit un volant d’heures important, assurés par des assistants pédagogiques pour venir accompagner un ou plusieurs élèves dans les matières dans lesquelles ils pourraient éprouver des difficultés, que ce soit de compréhension, de prise de cours ou même de concentration. Ils prennent alors place aux côtés des élèves, en soutien aux enseignants pour renforcer la présence des adultes en salle de classe. Cet accompagnement individuel et collectif en classe est également doublé par des temps, hors de la salle de classe, afin de poser un diagnostic et de revenir sur ces difficultés de manière plus ciblée, mais aussi poser des mots sur son vécu scolaire de manière plus globale. Une manière donc de travailler avec chacun des élèves sur le climat scolaire de l’ensemble du collège.

LA Orange

Vers l’excellence avec Telemaque

Chaque année, l’institut Télémaque, fondation reconnue d’utilité publique et financée par le mécénat de grandes entreprises, accompagne une dizaine de collégiens qui auraient besoin d’un petit coup de pouce pour pouvoir exprimer leur plein potentiel scolaire. Main dans la main avec un tuteur provenant d’une grande entreprise du bassin grenoblois, le jeune est accompagné jusqu’à son entrée dans les études supérieures, de la cinquième à la terminale. Il bénéficie ainsi de sorties culturelles et sportives, du réseau professionnel de son tuteur pour faciliter son processus d’orientation et sa poursuite d’étude, et d’une bourse afin de réaliser ses projets, du voyage linguistique, en passant par la commande de livres, ou l’inscription à des ateliers de pratiques culturelles ou de soutien scolaire. De quoi, donc lever quelques embuches qui jalonnent parfois le parcours scolaire des élèves.

LA Bleu

Être élève, c’est un métier !

Après les vacances de la Toussaint, les animateurs de l’Espace jeunes Balladins feront un premier bilan avec les sixièmes, fraichement arrivés au collège. Un moyen de poser des mots sur ces premiers mois dans leur nouvel environnement, mais aussi de désamorcer quelques incompréhensions qui auraient pu naitre de ce changement assez radical. Un moyen donc de mieux comprendre les exigences nouvelles du collège et de finir donc d’enfiler ce nouveau costume de collégien.

L’hommage au collège Lucie AUBRAC

juin 20, 2017 dans Citoyenneté, Liaison écoles primaires - collège, Réseau

Le vendredi 16 juin devait être le point d’orgue de la Semaine REP + pendant laquelle écoliers et collégiens du réseau Lucie Aubrac se retrouvent pour partager un moment convivial autour de la présentation des travaux artistiques et scientifiques réalisés pendant l’année scolaire. Mais la journée s’est transformée en un moment de « reconstruction de la mémoire », après l’incendie criminel qui a détruit en partie le bâtiment, dans la nuit du samedi 10 juin.


Le théâtre de l’Espace 600, en signe de solidarité, a accueilli élèves, parents, personnels de l’établissement et tous ceux qui ont voulu se joindre à eux pour faire revivre l’esprit de cet établissement si singulier.


Ainsi, Mme Vernet, inspectrice de l’Éducation nationale a rappelé l’importance du réseau Lucie Aubrac – près de 1400 élèves, de la maternelle au collège – comme lieu d’apprentissages, de culture et où l’on s’attache à faire vivre les valeurs de la République ; se sont ensuite succédé sur scène les lauréats de quelques concours et compétitions organisés par le Réseau ( prix décernés pour la création du logo de la web radio, le Cross du collège, le concours de mathématiques « Drôles de maths »…).


Les lauréats des différents concours récompensés…


Enfin, M. Olivier Vallade, petit-fils de Lucie Aubrac, qui en 2015 avait été convié à l’inauguration de la fresque peinte à l’intérieur du collège pour honorer la mémoire de Lucie Aubrac et célébrer les 20 ans du collège, a tenu à être là pour rappeler la force et « la continuité du message d’attachement à la liberté et à la défense d’une justice sociale », inlassablement porté par la résistante.


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M. Olivier Vallade, petit-fils de Lucie Aubrac.


Le second temps fort de la matinée a porté tous les participants, rejoints par d’autres,  jusqu’aux grilles du collège où écoliers et collégiens ont accroché dessins et messages où l’on pouvait y trouver colère, incompréhension, mais aussi attachement et espoir, avec le souhait que le collège revive, coûte que coûte…

Un nouvel environnement à apprivoiser

juin 7, 2017 dans 6ème, Citoyenneté, Education aux médias, Liaison écoles primaires - collège

Les élèves de Cm2 de l’école des Trembles préparent leur entrée en 6ème. Avec leur professeur, Mme DEPORTES, ils ont préparé des questions sur le collège Lucie AUBRAC. Pour leur répondre, les élèves des classes de 6ème3 et 6ème4 ont mené l’enquête, mais ils ont aussi utilisé toute leur expérience « d’anciens élèves ». N’hésitez pas à les écouter, vous apprendrez certainement quelque chose !


MONUMENTAL

mars 8, 2017 dans 6ème, Arts, Ecole ouverte, Liaison écoles primaires - collège

  • Pour la session de l’Ecole ouverte de février, le plasticien Yves Monnier a proposé aux écoliers et collégiens de réaliser un travail de sculpture et d’installation sur le thème du monument.
  • Avec cette proposition inspirée d’une installation qu’il a réalisée en 2011 intitulée Fukushima mon amour, l’artiste veut faire réfléchir les élèves à la création d’un monument à la mémoire de leur propre actualité : à quel événement national ou international suis-je sensible, en même temps qu’il fait résonner en moi des sentiments personnels, intimes ? C’est aussi une manière de s’interroger sur cette proximité émotionnelle que suscitent souvent les faits d’actualité

 Installation réalisée par Yves Monnier : Fukushima mon amour, 2011

  • Les élèves ont d’abord réfléchi à un événement d’actualité, avec la possibilité de raviver la mémoire avec éventuellement des recherches sur internet… Ils ont ensuite construit une maquette de la sculpture. Dans la phase de production, l’idée était de permettre à chaque participant de s’approprier un événement, en y apportant des retouches, des modifications de forme, de couleur, de matériau… bref de l’intégrer à sa propre histoire.

LES DIFFERENTES ETAPES DE L’ATELIER :

Les élèves ont cherché sur internet des images d’événements qui ont marqué l’actualité et qui sont inscrits dans la mémoire collective et intime : la destruction de Palmyre en Syrie, le tsunami au Japon en 2011, la dernière coupe du monde de football… Ils ont ensuite représenté par un dessin l’image emblématique de l’événement.


     Préparation des socles pour l’installation des sculptures.


Fabrication et  finition des sculptures.



Let’s have fun with the English week !

février 1, 2017 dans 6ème, Enseignements, Liaison écoles primaires - collège

Comment réinvestir de façon ludique ce que l’on a appris en classe ? Comment découvrir et se familiariser avec un nouvel environnement ?

La seconde édition de La Semaine de l’anglais au collège qui s’est déroulée du 16 au 20 janvier dernier, a permis aux CM1/CM2 du réseau Lucie Aubrac d’affronter amicalement des élèves de 6e autour de différents jeux proposés par les professeurs : puzzles, bingos, pictionaries, jeux de l’oie (une nouveauté conçue par les professeurs eux-mêmes).

Pendant des joutes d’une heure et trente minutes, les élèves ont pu réactualiser leurs connaissances géographiques avec les puzzles sur les pays anglo saxons, dire des mots appartenant à différents domaines (celui des couleurs, des animaux, des parties du corps, la nourriture) ainsi que des expressions simples pour poser des questions, remercier, féliciter… Ces rencontres linguistiques favorisent les automatismes langagiers en même temps qu’elles permettent  l’entraide au sein du groupe.

Une rencontre réussie, c’est une rencontre pendant laquelle les élèves participent à tous les jeux et parlent anglais. Le joyeux brouhaha qui a accompagné  les activités tout au long de la semaine, a  témoigné de l’engagement de tous et la joie d’être ensemble.

L’année prochaine, les professeurs réfléchissent à réunir écoliers et collégiens autour d’un petit-déjeuner anglais. Let’s do it !

Coco Noël à l’école du Lac

janvier 2, 2017 dans 6ème, Arts, Français, Liaison écoles primaires - collège, Sorties - Voyages, Théâtre

 Avant d’offrir à trois classes de maternelles de l’école du Lac, la lecture théâtralisée de l’album Coco Noël de Dorothée de Monfreid, les élèves de 6e3 ont préparé consciencieusement, avec leur professeur de lettres Mme Pellecuer, cette représentation du 07 décembre.

Les collégiens ont ainsi adapté le texte de Coco Noël en rajoutant un narrateur pour faciliter la compréhension des tout petits ; pour clore l’histoire, ils ont écrit une chanson originale, inspirée d’Un  Pingouin du pôle nord de Marie Henchoz ; les élèves volontaires ont construit des décors… et ils ont tous répété d’arrache-pied pour que cette représentation soit réussie et surprenne les maternelles !

Quelques semaines avant la représentation, les collégiens ont écrit aux maternelles pour se présenter et annoncer leur venue en décembre ; ils en ont profité pour glisser dans la lettre trois indices pour qu’ils puissent deviner un peu le contenu de l’histoire.

A la fin de la lecture, les collégiens et les maternelles ont échangé sur l’histoire racontée. Une certitude : les petits ont bien compris de quoi il s’agissait.

En mai prochain, les 6e3 présenteront à l’Espace 600 leur spectacle de fin d’année ; quelques jours avant, ils inviteront les maternelles à venir au collège pour suivre une répétition générale.

D’ici le mois de mai, les 6e3 retourneront sans doute rendre visite aux maternelles. En effet, ces derniers leur ont fait savoir qu’ils aimeraient tant qu’ils reviennent  leur raconter une nouvelle histoire !

EP comme Excellence Prioritaire

décembre 13, 2016 dans Enseignements, Français, Histoire, Langues, Liaison écoles primaires - collège, Réseau

 

Des professeurs du 1er et 2nd degré du réseau Lucie Aubrac se sont réunis les 01 et 02 décembre dernier au collège pour réfléchir à la liaison école/collège et mettre en place de façon concrète des actions pour favoriser les apprentissages des élèves.


Formation, pratiques pédagogiques innovantes et co-éducation


Mme Martine Saint-Aman, principale du collège Lucie Aubrac, a ouvert la journée du 01 décembre en rappelant les axes majeurs abordés lors des Assises de l’Education prioritaire qui se sont tenues à Lyon le 28 novembre dernier : la nécessité pour les professeurs de réinterroger leurs pratiques pédagogiques pour mieux répondre aux besoins des élèves en difficulté (avec le co-enseignement, la formation Apprenance, la classe inversée…) ; le travail en équipe et en concertation, indispensable pour être efficace dans l’Education prioritaire ; le Parcours excellence dès la classe de 3ème jusqu’en Terminale, instaurant un tutorat, un accompagnement individualisé des élèves vers une poursuite d’études ambitieuse ; enfin, s’appuyer sur la co-éducation familles-professeurs pour que les familles s’impliquent davantage dans la vie de l’école et la scolarité de leurs enfants (un exemple avec le café des parents crée à l’Ecole du Lac).


Le problème, c’est la pratique de la langue…


M. Alexandre Winkler, IA-IPR de lettres, a pris le relais en rappelant les points forts du réseau Lucie Aubrac : la stabilité des équipes pédagogiques et les pratiques innovantes ( le co-enseignement présent au collège depuis deux ans, ou encore les classes théâtre…), la proximité d’un environnement riche culturellement avec l’Espace 600, la MC2, la bibliothèque Arlequin…

Il a posé la question de « comment susciter chez les écoliers et les collégiens du cycle 3 la curiosité de la langue, comment leur montrer son importance dans le cadre des relations à autrui ? ».

Il a rappelé que le programme ne doit pas garder un statut figé, rigide mais doit plutôt être considéré comme un cadre avec un horizon à atteindre ; il a proposé aux professeurs de réfléchir à une progression des apprentissages dans les domaines des langages pour penser et communiquer et des méthodes et outils pour apprendre.

Un constat : les élèves manquent de vocabulaire et ne maîtrisent pas les registres de langue. Aussi « comment développer et consolider les compétences langagières des élèves » ? L’une des pistes est le décloisonnement disciplinaire qui au collège  existe déjà avec le co-enseignement ; une opportunité : s’appuyer sur les partenaires culturels de proximité pour développer la pratique de la langue orale et écrite (théâtre, cinéma, bibliothèque, CDI…) et favoriser la construction d’un imaginaire, le plus souvent peu stimulé.

Les professeurs ont clos cette première journée en réfléchissant à la mise en place de stratégies à adopter pour aborder un texte : ils se sont mis d’accord pour travailler sur des thèmes littéraires par le biais d’extraits ou encore élargir la typologie des textes étudiés appartenant à différents genres littéraires ; ils ont aussi mis en évidence la lecture plaisir ou offerte à proposer de façon systématique ; rendre les élèves prescripteurs et scripteurs en impliquant leur subjectivité à chaque fois : dire et écrire pourquoi j’ai aimé ce texte ; inventer une suite à un récit…


L’éveil aux langues


Le 2 décembre, Nicolas Picod, conseiller pédagogique départemental du 1er degré, est intervenu sur le thème du plurilinguisme : qu’est-ce que le plurilinguisme ? Pourquoi prendre en compte la diversité linguistique et culturelle à l’école ? Quelles ressources et quelles actions possibles pour le valoriser  ?

Nicolas Picod a fait prendre conscience aux professeurs du plurilinguisme de chacun en interrogeant la biographie, les apprentissages scolaires… souvent peu activés.

On porte aujourd’hui un autre regard sur le plurilinguisme : il est considéré comme une richesse et non comme un obstacle à l’apprentissage de la langue française ; il permet de construire activement des ponts entre la langue et la culture des élèves nouvellement arrivés en France et celles du pays d’accueil.

Nicolas Picod a indiqué quelques actions possibles à mettre en oeuvre pour valoriser le plurilinguisme en classe (l’arbre polyglotte, le kamishibai plurilingue, la semaine des langues en mai…) tout en s’appuyant sur l’expertise des professeurs de FLE.

 

 

 

 

Une saison avec Blanche-Neige

novembre 27, 2016 dans 5ème, Français, Liaison écoles primaires - collège, Théâtre

  • Le jeudi 17 novembre, les 5e3 ont offert aux maternelles de l’école de La Rampe leur première lecture théâtralisée de l’année : ils ont joué devant les tout petits le conte de Blanche-Neige dans sa version traditionnelle. Il y aura en tout trois lectures : après la version traditionnelle des frères Grimm, il y aura en février, celle parodique du conte Blanche-Neige et les 77 nains écrite par l’auteur italien Davide Cali. Pour la troisième lecture, les 5e3 proposeront leur version parodique qui naîtra  d’un atelier d’écriture avec la compagnie Infini dehors et la comédienne et metteure en scène Natacha Dubois (atelier auquel participeront aussi  les 5e1 et leur professeur Mme Pellecuer).

Concentration et dernière répétition avant d’entrer en scène !

 Avant de jouer, les collégiens ont accroché les images représentant les grands épisodes du conte afin d’aider les maternelles à mieux suivre l’histoire, que beaucoup ne connaissent pas !

  • Le 12 juin prochain, les 5e3 accueilleront à leur tour au collège les maternelles pour  jouer leur version toute personnelle du conte. Cette matinée lancera la semaine REP + pendant laquelle seront présentés de nombreux travaux réalisés dans l’année par les maternelles, les écoliers et les collégiens du réseau.
  • Le 17 novembre dernier, c’est avec assurance que les 5e3 ont lu et joué le conte de Blanche-Neige, forts de leur expérience de lecture acquise l’année dernière et du travail mené au conservatoire avec les professeurs de théâtre et leur professeur de français Mme Brunet.

En février prochain, rendez-vous à l’école de La Rampe pour découvrir la version parodique de Davide Cali !

 

 

Drapeaux et stalactites

août 29, 2016 dans Arts, Ecole ouverte, Liaison écoles primaires - collège

L’Ecole ouverte de juillet et août s’est déployée autour de deux actions : l’une initiée par Mme Lenzi, professeure de musique, et la seconde, par le plasticien Yves Monnier.

Il y a quelques mois, la proximité des Jeux olympiques de Rio a donné l’idée de « personnaliser », sous la forme de tableaux, les salles de classe du collège, en y accrochant les reproductions des drapeaux de différents pays.

En faisant des recherches sur internet, les élèves ont choisi les pays qu’ils voulaient représenter ; ce fut pour eux l’occasion de découvrir la riche symbolique des couleurs et des formes qui composent ces bannières nationales.

Ainsi, ce sont 35 drapeaux qui ont été dessinés et peints, prêts, en septembre, à être accrochés. Objets poétiques, souvent la résultante d’événements historiques douloureux, ils susciteront, à coup sûr, interrogations, rêverie et envie d’ailleurs…

                       Viens, mon drapeau, viens, mon espoir !

                       C’est à toi d’essuyer mes larmes…                   

                       ( Béranger, Le Vieux drapeau, 1820)


Géo-logiques


En août, le plasticien Yves Monnier a proposé aux participants de l’Ecole ouverte de réaliser des installations in situ dans l’enceinte du collège, avec pour objectif d’établir un dialogue avec les éléments spécifiques de l’environnement : choisir un lieu à l’intérieur du collège et le modifier pour le métamorphoser en objet vivant qui bouleverse la perception de l’espace, créant ainsi des formes invasives perturbatrices et joueuses.

La salle de musique et l’atrium ont été investis, pour y ajouter, de façon subreptice, des excroissances mystérieuses… qui prennent la forme de stalactites ou de bulles.

Les différentes étapes de l’installation : repérage des lieux à investir ; création, fabrication et pose des formes invasives ; finition à la peinture :

   Dans la salle de musique, on dirait que des bulles de chewing-gum rose suintent comme par magie du plafond !

Yves Monnier s’est inspiré de l’une de ses installations intitulée Passage  qu’il a réalisée en 2007, dans l’appartement d’un particulier à Mulhouse :

Autre source d’inspiration pour Yves Monnier, le plasticien brésilien Ernesto Neto, qui crée des sculptures organiques, formes étirables remplies d’épices qui poussent le public à interagir avec l’installation :

  We stopped just here at the time, 2002, Centre Georges Pompidou

  

Yves Monnier, Ardane, animateur à La Cordée et quelques élèves. A l’année prochaine, pour de nouvelles aventures artistiques !

CROSS CM 2 – Sixième mercredi 4 mai 2016

mai 13, 2016 dans Liaison écoles primaires - collège, Non classé

Le mercredi 4 mai 2016 s’est déroulé un cross par équipes composées d’élèves de Sixième du collège et de CM 2 des différentes écoles du réseau Lucie Aubrac. Cette action avait pour but de créer des liens entre les élèves de CM 2 et de Sixième afin de permettre une bonne intégration des futurs collégiens dès la prochaine rentrée scolaire.

Les enfants ont été disciplinés et très motivés par cette rencontre sportive. L’objectif était donc de :

réaliser en 20 minutes le plus de tours possibles d’un parcours tracé sur le stade de l’AJAV, qui correspondait approximativement à une distance à parcourir de 300 mètres. Les équipes étaient composées de cinq coureurs : trois élèves de CM 2 et deux élèves Sixième, avec des ajustements en fonction du nombre d’élèves. Les élèves devaient courir trois par trois et, à chaque tour, les deux élèves les plus fatigués de l’équipe pouvaient se faire remplacer par leur deux camarades en zone d’attente. Les meilleures équipes ont réussi à parcourir 17 tours, soit 5100m et toutes les équipes ont réussi à parcourir au moins 3500m, ce qui représente une performance honorable de la part de tous les élèves qui ont bien joué le jeu et peuvent être fiers de leurs performances.

L’organisation proposée et mise en œuvre par les quatre enseignants d’EPS du collège, renforcée par le beau temps et une température agréable, a permis de faire participer l’ensemble des élèves de CM 2 et de Sixième à ce temps fort réussi qui sera réitéré l’an prochain.Sélection 1 (La Fontaine et 6°1) Sélection 2 (La Fontaine et 6°1) Sélection 3 (Le Lac et 6°3) Sélection 4 (La Fontaine et 6°1)

Avec les enfants du monde

avril 12, 2016 dans 6ème, Arts, CDI, Ecole ouverte, Liaison écoles primaires - collège


 

Le point de départ de la session de l’Ecole ouverte d’avril 2016  est le film de Pascal Plisson Sur le chemin de l’école sorti en 2013 : ce film documentaire raconte les vies attachantes mais difficiles de quatre adolescents dans le monde qui doivent faire des dizaines de kilomètres à pied ou à cheval pour aller à l’école.

Ce film met en lumière le droit fondamental de l’accès à l’éducation et évoque inévitablement en creux tous les autres droits des enfants bafoués aujourd’hui : l’égalité filles-garçons, la liberté d’expression, la santé, le logement…

Nous avons donc proposé aux participants de cette session de réfléchir à la place des enfants dans nos sociétés par le biais artistique : rendre hommage au courage et à l’esprit de solidarité des enfants du film de Pascal Plisson en écrivant les paroles d’une chanson et en composer la musique avec le musicien Pierre-Henri Michel ; une visite guidée au musée de Grenoble sur le thème de la représentation de l’enfant dans l’art ; enfin, clore la session avec la collaboration du plasticien Yves Monnier qui s’est inspiré des œuvres de l’artiste allemand Carsten Höller ; ce dernier a créé dans les années 1990 des installations qui mettent en scène de véritables pièges pour enfants : ses œuvres représentent des pièges construits avec des appâts qui répondent au désir des enfants : un jeu, des friandises… des mécanismes qui, s’ils étaient réels, provoqueraient chez les enfants tentés des blessures graves ou la mort… Le propos de l’artiste est de mettre face à face la position des enfants dans la société actuelle et l’emprise de la société de consommation,  susciter la réflexion chez le spectateur, en même temps qu’il évoque le tabou de l’infanticide.

PROGRAMME DE LA SEMAINE :

Lundi 11 avril :

Après le visionnage du film Sur le chemin de l’école, les élèves ont retenu deux mots qui pour eux  reflètent bien les valeurs mises en exergue par le parcours de vie des personnages : bienveillance et solidarité.

Mardi 12 avril :

Le plasticien Yves Monnier présente son travail artistique ainsi que le projet qu’il propose de réaliser, inspiré de Carsten Höller.


Il présente ci-dessous quelques-unes de ses œuvres et sa démarche artistique : le paysage considéré comme un document, une trace, une empreinte de l’homme à déchiffrer :

  • Il montre les œuvres de Carsten Höller qui traite, d’une manière très personnelle et provocatrice du thème de l’enfance ; les élèves y trouveront  quelques éléments d’inspiration pour imaginer et créer à leur tour un piège pour adolescents :

Premières esquisses de pièges dessinés sur le papier et propositions d’objets qui serviront d’appâts :

 

Mercredi 13 avril :

Les élèves illustrent par un dessin les mots bienveillance et solidarité :

Ils cherchent des informations sur la Convention internationale des Droits de l’enfant sur le site http://www.humanium.org/fr

Les élèves sont maintenant sollicités pour trouver les premières paroles de la chanson qu’ils doivent composer le lendemain avec le musicien Pierre-Henri Michel :

Jeudi 14 avril :

Le musicien Pierre-Henri Michel se met au piano pour composer la chanson avec les élèves ; couplet et refrain sont écrits au fur et à mesure au tableau. Tous entonnent ensuite la chanson sur un air jazzy et original, créé par le musicien :

La chanson composée par les élèves :

C’est pas facile

C’est pas facile, un monde avec respect
C’est pas facile, de tous s’aimer
C’est pas facile, de ne pas se moquer
Mais c’est facile, de s’insulter

Refrain

Roumains, Macédoniens,
Arabes et petits Français
L’important, c’est de vivre en paix…

L’après-midi, nous nous rendons au musée de Grenoble pour une visite guidée sur le thème de l’enfant dans l’art ; deux axes d’étude nous sont proposés : l’enfant dans les tableaux du Moyen-Age et de la Renaissance où il est essentiellement représenté par le visage christique et l’enfant dans la peinture du  XVIIIe siècle où il est avant tout la figure de l’héritier :

Vendredi 15 avril

Les enfants procèdent aux installations qu’ils ont inventées avec l’aide de l’artiste Yves Monnier :


 Tous les dessins des enfants sur les thèmes de la solidarité et la bienveillance :

Le Petit Doucet

mars 14, 2016 dans 6ème, Français, Liaison écoles primaires - collège, Théâtre

Jeudi 10 mars : c’est la deuxième visite des 6e3 aux maternelles de la Rampe. Après avoir lu le conte original du Petit Poucet le 12 novembre dernier, les 6e3 ont proposé cette fois une adaptation libre du conte : Le Petit Doucet et les sept filles de l’Ogre, d’Arnaud Alméras.

Grâce aux images qui illustraient le conte, le jeune public des maternelles a retrouvé l’histoire originale et a montré un grand intérêt pour cette adaptation.

Pour clore la séance, les élèves de Sylvain Mirallès ont à leur tour offert aux 6e3 leur version du Petit Poucet, écrite et racontée grâce à des formes mnémotechniques !

Troisième visite dans quelques semaines, pour de nouvelles histoires !

Paroles de conteurs

mars 10, 2016 dans 6ème, Français, Liaison écoles primaires - collège, Théâtre

 

 

  • Les 6e1, 6e2 et 6e4 se sont retrouvés sur la scène de l’Espace 600 le mardi 08 mars pour célébrer le conte. Chaque élève a écrit une histoire dans laquelle il était question de princes, de sorcières, de peur, de désir, de souhait exaucé… tous les ingrédients traditionnels du conte qui ravissent toujours le jeune public. Les contes ont été lus et joués en groupe et cette démarche chorale a permis de diminuer un peu l’appréhension et le trac bien naturels…

 

  • Ce sont deux conteurs professionnels, Karim et Abou, qui ont pris le relais des conteurs en herbe. Accompagnés d’instruments de musique africains (la sanza, la gita ou encore le djembé…), ils ont raconté et chanté les aventures de la princesse Taïma et des graines magiques ou encore celles du paysan et du champ prolifique… Improvisations et charades ont ponctué ces moments délicieux  et enchanteurs.

 

 

  • Il y a quelques années déjà que les 6ème se produisent sur la scène de l’Espace 600 et se métamorphosent en conteurs, pour le plus grand plaisir des écoliers du réseau Villeneuve, conviés au spectacle.

 Rendez-vous l’année prochaine pour d’autres histoires, d’autres rêves !

 

 

 

 

 

 

 

It’s up to you !

février 8, 2016 dans 5ème, 6ème, Langues, Liaison écoles primaires - collège

Ce sont les CM2 de l’école du Lac encadrés par Mme Gillon et Mme Del Passos et les 5e1 de M. Dorelon qui ont ouvert ce matin la première édition de « La Semaine de l’anglais » au collège.

Cinq écoles du Réseau Rep + ( la Fontaine, les Trembles, les Buttes, le Lac et les Genêts) ainsi que toutes les 6e et 5e participent à cette folle semaine !

Pour les écoliers, c’est une opportunité supplémentaire de venir au collège pour « apprivoiser » un peu plus les lieux, mais aussi rencontrer les collégiens ; pour beaucoup d’entre eux, ils feront la connaissance de leurs futurs professeurs d’anglais : Mme Philippe, Mme Bernard et M. Dorelon ; mais l’objectif premier, c’est de parler anglais, en dehors du cadre étroit de la classe en manipulant des puzzles, en jouant au bingo, en dessinant objet, animal ou personnage au pictionary…

Les équipes en compétition sont mixtes (écoliers et collégiens jouent ensemble) pour développer l’esprit d’équipe et la solidarité.

 MAY THE BEST WIN !

Les 6e3 content aux maternelles

novembre 23, 2015 dans 6ème, Français, Liaison écoles primaires - collège, Théâtre

 

 

Les élèves de 6e3 de l’option théâtre ont commencé le jeudi 12 novembre leur tournée de lectures, en commençant avec les maternelles de l’école de La Rampe.

Quatre groupes ont visité quatre classes pour jouer de manière théâtralisée le conte du Petit Poucet.

Ces lectures, qui se poursuivront dans les semaines qui viennent dans d’autres écoles du quartier, ont entre autres pour objectifs de faire connaître aux tout petits des récits qu’ils ne connaissent pas encore ; c’est aussi pour les 6e3, l’opportunité de mettre en pratique les séances de l’atelier théâtre du lundi après-midi, encadré par différents professionnels.

Après la lecture qui s’apparentait à un véritable petit spectacle, les 6e3 ont laissé réagir les maternelles puis ont essayé de leur faire raconter l’histoire en leur montrant différentes images qui reprenaient les principales séquences du conte.

 

Pour leur première prestation, les 6e ont été à la hauteur : le trac s’est rapidement dissipé pour laisser la place au jeu et à la joie de partager avec leur public.

 

 


 

 

Dans les pas d’Andy Warhol, Jeff Wall et Philippe Cognée

septembre 11, 2015 dans Arts, Ecole ouverte, Liaison écoles primaires - collège


Le Musée de Grenoble proposait jusqu’au 31 août une exposition rassemblant une sélection d’oeuvres majeures acquises par le musée ces dix dernières années.

On a proposé aux élèves inscrits à la session du mois d’août de l’Ecole ouverte de partir sur les traces de trois artistes choisis parmi les 150 exposés : l’américain Andy Warhol, le canadien Jeff Wall et le français Philippe Cognée.

Tous les trois sont emblématiques d’une technique particulière qui interroge les relations entre la peinture et la photographie, proposant une approche nouvelle du réel. L’ un des objectifs de cette session : faire en sorte que les élèves s’approprient la technique de chaque artiste pour créer à leur tour, à la manière de… Le plasticien Yves Monnier fut le guide attentif du groupe dans cette entreprise pleine de promesses.


  •          La duplication à l’infini d’Andy Warhol : « le Pop art est pour tout le monde… »

A partir du tableau Jackie exposé au Musée de Grenoble, les élèves ont été initiés à la technique de la sérigraphie. Yves Monnier a pris une photographie de chacun d’eux ; il a fabriqué des cadres en bois dans lesquels il a tendu un tissu aux mailles très fines sur lequel il a imprimé la photographie de chaque participant, avec certaines parties obturées pour ne laisser libres que les surfaces à imprimer ( système du pochoir).

Yves Monnier présente le matériel et la technique de la sérigraphie.

Les élèves à l’oeuvre. La sérigraphie, c’est facile !

Les productions… comme Andy Warhol !


  • La photographie plasticienne de Jeff Wall

Les photographies de Jeff Wall semble représenter l’instantané d’une réalité banale mais cette banalité n’est qu’apparente. En effet, ses photographies sont des mises en scènes méticuleuses qui questionnent les enjeux de l’art : la photographie est en effet devenue depuis les années 1980 l’avant-garde de l’art contemporain, qui reconstruit et déconstruit le réel, soulignant à la fois la beauté et la banalité des sujets.

Les élèves ont donc été invités à inventer un scénario le plus précis possible intégrant personnages, éléments du paysage, situations… Ils ont ensuite réalisé leur photographie en intégrant tous ces paramètres, créant ainsi de toutes pièces une mini fiction que l’imagination du spectateur peut recréer à volonté.

  Mais que se passe-t-il ?  A chacun son histoire !


 

  • La peinture évanescente de Philippe Cognée

La session du mois d’août avait commencé avec une étude de la peinture de Philippe Cognée. Celui-ci photographie des paysages ou de simples objets de la vie quotidienne ( une chaise, une baignoire…) ou encore utilise la vidéo pour filmer des carcasses de viandes dans une entreprise de boucherie industrielle. Puis il peint sur les photographies en utilisant une peinture à la cire qu’il chauffe ensuite au fer à repasser, à travers un film plastique. L’impression qui se dégage est celle d’une dissolution de la peinture et de son sujet, d’une évanescence, d’une toile qui tend à disparaître… doublée d’un sentiment de mélancolie, de solitude et de détresse.

Les élèves se sont essayés à cette technique à partir de photographies, représentant eux-mêmes ou le paysage.  Le résultat ne fut qu’une humble tentative car nous ne disposions pas du matériel et des produits professionnels adéquats. En tout cas, ce fut une première approche de l’oeuvre et de la technique originale du plasticien français, la découverte d’un univers troublé et troublant, révélateur de la fragilité de la condition humaine.

 

A la manière de Philippe Cognée…


 

A l'année prochaine pour de nouvelles aventures artistiques !

A l’année prochaine pour de nouvelles aventures artistiques !

 

 

 

Lucie Aubrac à l’honneur

juillet 9, 2015 dans Arts, Ecole ouverte, Histoire, Liaison écoles primaires - collège

 

Les élèves qui participent à la session de l’Ecole ouverte de juillet 2015 préparent l’hommage qui sera rendu en septembre prochain à la résistante Lucie Aubrac.

Il y a vingt ans, le collège situé dans le quartier de la Villeneuve ouvrait ses portes.

Pendant de nombreuses années, il était pour tous « le collège Villeneuve » avant que l’on décide de le baptiser enfin ! C’est la figure emblématique de Lucie Aubrac qui fut retenue alors, à l’unanimité.

Le 26 septembre 2015, Monsieur Joseph Sergi, principal du collège, a décidé de fêter les vingt ans de l’établissement en même temps que sera mise à l’honneur celle qui, avec d’autres, a choisi le parti de résister, de dire non à l’oppression.

C’est pourquoi, pendant la semaine du 06 au 10 juillet de l’Ecole ouverte,  écoliers et  collégiens travaillent avec ardeur à la réalisation d’une fresque qui ornera l’atrium : le public pourra alors découvrir l’oeuvre réalisée pour célébrer celle dont le nom symbolise aujourd’hui, plus que jamais, la défense et l’amour de la liberté.


 

RESISTER

Résister, c’est désobéir

Egalité

Souffrance

Intemporel

Situation actuelle

Tableau d’expression

Expression

Religion

Liberté d’expression

Egalité entre homme et femme

Fraternité entre religion

            Doria, Ecole ouverte – juillet 2015


  RESISTANCE     

Résister, c’est se battre contre l’oppression

Résister, c’est pouvoir donner son opinion

Résister, c’est lutter contre l’autorité

Résister, c’est marcher d’un pas déterminé

Résister, c’est surtout ne pas collaborer

Résister, c’est prouver que l’on peut exister

Résister, c’est suivre la même direction

Résister, c’est chanter l’hymne à la rébellion

              

                       Lorine et Azimé, Ecole ouverte – juillet 2015


         Recette pour réaliser une fresque


 

. Tout d’abord choisir un personnage emblématique ainsi qu’un décor qui servira d’écrin

. Mettez ensuite toute votre énergie à peindre 15 cadres blancs et noirs

. Inculquez aux jeunes apprentis la notion de profondeur de champ

. Une fois le dessin crayonné, enseigner à bien tenir le pinceau pour tracer des pleins et des déliés d’un seul trait

. Choisir ensuite une touche de couleur -  jaune, bleu, rouge ou vert… -  pour magnifier le tableau

. En septembre, dans l’atrium, accrochez l’oeuvre terminée

. Invitez enfin le public à découvrir et peut-être à admirer…

 


 

 

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