Une trace dans le paysage

novembre 7, 2019 dans Arts, Ecole ouverte, Non classé

 


L’Ecole ouverte qui s’est déroulée les 21, 22 et 23 octobre dernier au collège Lucie Aubrac a accueilli le plasticien Yves Monnier. Celui-ci a proposé aux écoliers participants de produire une œuvre et de la transmettre sur un temps long aux générations futures. L’oeuvre une fois réalisée sera laissée pendant plusieurs mois au paysage et soumise aux aléas météorologiques et environnementaux de toutes sortes. Que restera-t-il alors de l’oeuvre ? Qu’est-ce qui sera transmis une fois que le temps et les éléments naturels auront fait leur travail ? Yves Monnier expérimente ainsi avec les élèves l’idée que le paysage est un matériau qui agit matériellement et poétiquement sur l’ œuvre créée.

  « Dans mon travail, je questionne la fragilité et la matérialité des images »  Yves Monnier

Les différentes phases de l’action :

  • deux groupes d’élèves ont été constitués
  • chaque groupe a choisi un thème fédérateur illustré par une image ( l’utilisation d’une carte mentale a permis d’organiser les idées du groupe et de dégager le thème, à partir d’un souvenir, d’une émotion, d’un fait d’actualité…)
  • une fois l’image choisie, elle est passée au calque noir et blanc
  • un sticker vinylique est contrecollé sur une plaque de fermacell à l’aide de chiffons
  • avec l’aide du vidéoprojecteur, l’image est projetée sur le sticker et les élèves la reproduisent en la décalquant avec des marqueurs indélébiles. Les zones imprimées en noir sont coloriées
  • avec des scalpels, délicatement et en surface, les zones sombres du pochoir sont découpées puis retirées
  • une fois le pochoir réalisé, il ne reste plus qu’à choisir un lieu pour le déposer : ce sera une terrasse du collège au premier étage.

 

Les deux œuvres réalisées par les élèves pourront alimenter la plateforme Mémoires Contemporaines sur laquelle Yves Monnier propose au visiteur d’y déposer une image, une photo qui appartient à son paysage mental personnel et que l’artiste retravaillera à l’aide des éléments naturels.


La session de l’Ecole ouverte s’est terminée par une séance au cinéma le Méliès avec le visionnement du film d’animation Shaun le mouton, la ferme contre-attaque et la visite de la Maison de l’image située au 97, galerie de l’Arlequin où l’animatrice Mathilde nous a présenté quelques-unes des activités proposées par la Maison de l’image : la photographie, la réalisation de courts-métrages et d’émissions de radio… En février 2020, la Maison de l’image sera au coeur de la prochaine session de l’Ecole ouverte !

 


Vous pouvez retrouver le projet artistique du plasticien en consultant le site officiel  yvesmonnier.com

et  la plateforme   www.memoirescontemporaines.com


MONUMENTAL

mars 8, 2017 dans 6ème, Arts, Ecole ouverte, Liaison écoles primaires - collège

  • Pour la session de l’Ecole ouverte de février, le plasticien Yves Monnier a proposé aux écoliers et collégiens de réaliser un travail de sculpture et d’installation sur le thème du monument.
  • Avec cette proposition inspirée d’une installation qu’il a réalisée en 2011 intitulée Fukushima mon amour, l’artiste veut faire réfléchir les élèves à la création d’un monument à la mémoire de leur propre actualité : à quel événement national ou international suis-je sensible, en même temps qu’il fait résonner en moi des sentiments personnels, intimes ? C’est aussi une manière de s’interroger sur cette proximité émotionnelle que suscitent souvent les faits d’actualité

 Installation réalisée par Yves Monnier : Fukushima mon amour, 2011

  • Les élèves ont d’abord réfléchi à un événement d’actualité, avec la possibilité de raviver la mémoire avec éventuellement des recherches sur internet… Ils ont ensuite construit une maquette de la sculpture. Dans la phase de production, l’idée était de permettre à chaque participant de s’approprier un événement, en y apportant des retouches, des modifications de forme, de couleur, de matériau… bref de l’intégrer à sa propre histoire.

LES DIFFERENTES ETAPES DE L’ATELIER :

Les élèves ont cherché sur internet des images d’événements qui ont marqué l’actualité et qui sont inscrits dans la mémoire collective et intime : la destruction de Palmyre en Syrie, le tsunami au Japon en 2011, la dernière coupe du monde de football… Ils ont ensuite représenté par un dessin l’image emblématique de l’événement.


     Préparation des socles pour l’installation des sculptures.


Fabrication et  finition des sculptures.



Drapeaux et stalactites

août 29, 2016 dans Arts, Ecole ouverte, Liaison écoles primaires - collège

L’Ecole ouverte de juillet et août s’est déployée autour de deux actions : l’une initiée par Mme Lenzi, professeure de musique, et la seconde, par le plasticien Yves Monnier.

Il y a quelques mois, la proximité des Jeux olympiques de Rio a donné l’idée de « personnaliser », sous la forme de tableaux, les salles de classe du collège, en y accrochant les reproductions des drapeaux de différents pays.

En faisant des recherches sur internet, les élèves ont choisi les pays qu’ils voulaient représenter ; ce fut pour eux l’occasion de découvrir la riche symbolique des couleurs et des formes qui composent ces bannières nationales.

Ainsi, ce sont 35 drapeaux qui ont été dessinés et peints, prêts, en septembre, à être accrochés. Objets poétiques, souvent la résultante d’événements historiques douloureux, ils susciteront, à coup sûr, interrogations, rêverie et envie d’ailleurs…

                       Viens, mon drapeau, viens, mon espoir !

                       C’est à toi d’essuyer mes larmes…                   

                       ( Béranger, Le Vieux drapeau, 1820)


Géo-logiques


En août, le plasticien Yves Monnier a proposé aux participants de l’Ecole ouverte de réaliser des installations in situ dans l’enceinte du collège, avec pour objectif d’établir un dialogue avec les éléments spécifiques de l’environnement : choisir un lieu à l’intérieur du collège et le modifier pour le métamorphoser en objet vivant qui bouleverse la perception de l’espace, créant ainsi des formes invasives perturbatrices et joueuses.

La salle de musique et l’atrium ont été investis, pour y ajouter, de façon subreptice, des excroissances mystérieuses… qui prennent la forme de stalactites ou de bulles.

Les différentes étapes de l’installation : repérage des lieux à investir ; création, fabrication et pose des formes invasives ; finition à la peinture :

   Dans la salle de musique, on dirait que des bulles de chewing-gum rose suintent comme par magie du plafond !

Yves Monnier s’est inspiré de l’une de ses installations intitulée Passage  qu’il a réalisée en 2007, dans l’appartement d’un particulier à Mulhouse :

Autre source d’inspiration pour Yves Monnier, le plasticien brésilien Ernesto Neto, qui crée des sculptures organiques, formes étirables remplies d’épices qui poussent le public à interagir avec l’installation :

  We stopped just here at the time, 2002, Centre Georges Pompidou

  

Yves Monnier, Ardane, animateur à La Cordée et quelques élèves. A l’année prochaine, pour de nouvelles aventures artistiques !

Avec les enfants du monde

avril 12, 2016 dans 6ème, Arts, CDI, Ecole ouverte, Liaison écoles primaires - collège


 

Le point de départ de la session de l’Ecole ouverte d’avril 2016  est le film de Pascal Plisson Sur le chemin de l’école sorti en 2013 : ce film documentaire raconte les vies attachantes mais difficiles de quatre adolescents dans le monde qui doivent faire des dizaines de kilomètres à pied ou à cheval pour aller à l’école.

Ce film met en lumière le droit fondamental de l’accès à l’éducation et évoque inévitablement en creux tous les autres droits des enfants bafoués aujourd’hui : l’égalité filles-garçons, la liberté d’expression, la santé, le logement…

Nous avons donc proposé aux participants de cette session de réfléchir à la place des enfants dans nos sociétés par le biais artistique : rendre hommage au courage et à l’esprit de solidarité des enfants du film de Pascal Plisson en écrivant les paroles d’une chanson et en composer la musique avec le musicien Pierre-Henri Michel ; une visite guidée au musée de Grenoble sur le thème de la représentation de l’enfant dans l’art ; enfin, clore la session avec la collaboration du plasticien Yves Monnier qui s’est inspiré des œuvres de l’artiste allemand Carsten Höller ; ce dernier a créé dans les années 1990 des installations qui mettent en scène de véritables pièges pour enfants : ses œuvres représentent des pièges construits avec des appâts qui répondent au désir des enfants : un jeu, des friandises… des mécanismes qui, s’ils étaient réels, provoqueraient chez les enfants tentés des blessures graves ou la mort… Le propos de l’artiste est de mettre face à face la position des enfants dans la société actuelle et l’emprise de la société de consommation,  susciter la réflexion chez le spectateur, en même temps qu’il évoque le tabou de l’infanticide.

PROGRAMME DE LA SEMAINE :

Lundi 11 avril :

Après le visionnage du film Sur le chemin de l’école, les élèves ont retenu deux mots qui pour eux  reflètent bien les valeurs mises en exergue par le parcours de vie des personnages : bienveillance et solidarité.

Mardi 12 avril :

Le plasticien Yves Monnier présente son travail artistique ainsi que le projet qu’il propose de réaliser, inspiré de Carsten Höller.


Il présente ci-dessous quelques-unes de ses œuvres et sa démarche artistique : le paysage considéré comme un document, une trace, une empreinte de l’homme à déchiffrer :

  • Il montre les œuvres de Carsten Höller qui traite, d’une manière très personnelle et provocatrice du thème de l’enfance ; les élèves y trouveront  quelques éléments d’inspiration pour imaginer et créer à leur tour un piège pour adolescents :

Premières esquisses de pièges dessinés sur le papier et propositions d’objets qui serviront d’appâts :

 

Mercredi 13 avril :

Les élèves illustrent par un dessin les mots bienveillance et solidarité :

Ils cherchent des informations sur la Convention internationale des Droits de l’enfant sur le site http://www.humanium.org/fr

Les élèves sont maintenant sollicités pour trouver les premières paroles de la chanson qu’ils doivent composer le lendemain avec le musicien Pierre-Henri Michel :

Jeudi 14 avril :

Le musicien Pierre-Henri Michel se met au piano pour composer la chanson avec les élèves ; couplet et refrain sont écrits au fur et à mesure au tableau. Tous entonnent ensuite la chanson sur un air jazzy et original, créé par le musicien :

La chanson composée par les élèves :

C’est pas facile

C’est pas facile, un monde avec respect
C’est pas facile, de tous s’aimer
C’est pas facile, de ne pas se moquer
Mais c’est facile, de s’insulter

Refrain

Roumains, Macédoniens,
Arabes et petits Français
L’important, c’est de vivre en paix…

L’après-midi, nous nous rendons au musée de Grenoble pour une visite guidée sur le thème de l’enfant dans l’art ; deux axes d’étude nous sont proposés : l’enfant dans les tableaux du Moyen-Age et de la Renaissance où il est essentiellement représenté par le visage christique et l’enfant dans la peinture du  XVIIIe siècle où il est avant tout la figure de l’héritier :

Vendredi 15 avril

Les enfants procèdent aux installations qu’ils ont inventées avec l’aide de l’artiste Yves Monnier :


 Tous les dessins des enfants sur les thèmes de la solidarité et la bienveillance :

Dans les pas d’Andy Warhol, Jeff Wall et Philippe Cognée

septembre 11, 2015 dans Arts, Ecole ouverte, Liaison écoles primaires - collège


Le Musée de Grenoble proposait jusqu’au 31 août une exposition rassemblant une sélection d’oeuvres majeures acquises par le musée ces dix dernières années.

On a proposé aux élèves inscrits à la session du mois d’août de l’Ecole ouverte de partir sur les traces de trois artistes choisis parmi les 150 exposés : l’américain Andy Warhol, le canadien Jeff Wall et le français Philippe Cognée.

Tous les trois sont emblématiques d’une technique particulière qui interroge les relations entre la peinture et la photographie, proposant une approche nouvelle du réel. L’ un des objectifs de cette session : faire en sorte que les élèves s’approprient la technique de chaque artiste pour créer à leur tour, à la manière de… Le plasticien Yves Monnier fut le guide attentif du groupe dans cette entreprise pleine de promesses.


  •          La duplication à l’infini d’Andy Warhol : « le Pop art est pour tout le monde… »

A partir du tableau Jackie exposé au Musée de Grenoble, les élèves ont été initiés à la technique de la sérigraphie. Yves Monnier a pris une photographie de chacun d’eux ; il a fabriqué des cadres en bois dans lesquels il a tendu un tissu aux mailles très fines sur lequel il a imprimé la photographie de chaque participant, avec certaines parties obturées pour ne laisser libres que les surfaces à imprimer ( système du pochoir).

Yves Monnier présente le matériel et la technique de la sérigraphie.

Les élèves à l’oeuvre. La sérigraphie, c’est facile !

Les productions… comme Andy Warhol !


  • La photographie plasticienne de Jeff Wall

Les photographies de Jeff Wall semble représenter l’instantané d’une réalité banale mais cette banalité n’est qu’apparente. En effet, ses photographies sont des mises en scènes méticuleuses qui questionnent les enjeux de l’art : la photographie est en effet devenue depuis les années 1980 l’avant-garde de l’art contemporain, qui reconstruit et déconstruit le réel, soulignant à la fois la beauté et la banalité des sujets.

Les élèves ont donc été invités à inventer un scénario le plus précis possible intégrant personnages, éléments du paysage, situations… Ils ont ensuite réalisé leur photographie en intégrant tous ces paramètres, créant ainsi de toutes pièces une mini fiction que l’imagination du spectateur peut recréer à volonté.

  Mais que se passe-t-il ?  A chacun son histoire !


 

  • La peinture évanescente de Philippe Cognée

La session du mois d’août avait commencé avec une étude de la peinture de Philippe Cognée. Celui-ci photographie des paysages ou de simples objets de la vie quotidienne ( une chaise, une baignoire…) ou encore utilise la vidéo pour filmer des carcasses de viandes dans une entreprise de boucherie industrielle. Puis il peint sur les photographies en utilisant une peinture à la cire qu’il chauffe ensuite au fer à repasser, à travers un film plastique. L’impression qui se dégage est celle d’une dissolution de la peinture et de son sujet, d’une évanescence, d’une toile qui tend à disparaître… doublée d’un sentiment de mélancolie, de solitude et de détresse.

Les élèves se sont essayés à cette technique à partir de photographies, représentant eux-mêmes ou le paysage.  Le résultat ne fut qu’une humble tentative car nous ne disposions pas du matériel et des produits professionnels adéquats. En tout cas, ce fut une première approche de l’oeuvre et de la technique originale du plasticien français, la découverte d’un univers troublé et troublant, révélateur de la fragilité de la condition humaine.

 

A la manière de Philippe Cognée…


 

A l'année prochaine pour de nouvelles aventures artistiques !

A l’année prochaine pour de nouvelles aventures artistiques !

 

 

 

Lucie Aubrac à l’honneur

juillet 9, 2015 dans Arts, Ecole ouverte, Histoire, Liaison écoles primaires - collège

 

Les élèves qui participent à la session de l’Ecole ouverte de juillet 2015 préparent l’hommage qui sera rendu en septembre prochain à la résistante Lucie Aubrac.

Il y a vingt ans, le collège situé dans le quartier de la Villeneuve ouvrait ses portes.

Pendant de nombreuses années, il était pour tous « le collège Villeneuve » avant que l’on décide de le baptiser enfin ! C’est la figure emblématique de Lucie Aubrac qui fut retenue alors, à l’unanimité.

Le 26 septembre 2015, Monsieur Joseph Sergi, principal du collège, a décidé de fêter les vingt ans de l’établissement en même temps que sera mise à l’honneur celle qui, avec d’autres, a choisi le parti de résister, de dire non à l’oppression.

C’est pourquoi, pendant la semaine du 06 au 10 juillet de l’Ecole ouverte,  écoliers et  collégiens travaillent avec ardeur à la réalisation d’une fresque qui ornera l’atrium : le public pourra alors découvrir l’oeuvre réalisée pour célébrer celle dont le nom symbolise aujourd’hui, plus que jamais, la défense et l’amour de la liberté.


 

RESISTER

Résister, c’est désobéir

Egalité

Souffrance

Intemporel

Situation actuelle

Tableau d’expression

Expression

Religion

Liberté d’expression

Egalité entre homme et femme

Fraternité entre religion

            Doria, Ecole ouverte – juillet 2015


  RESISTANCE     

Résister, c’est se battre contre l’oppression

Résister, c’est pouvoir donner son opinion

Résister, c’est lutter contre l’autorité

Résister, c’est marcher d’un pas déterminé

Résister, c’est surtout ne pas collaborer

Résister, c’est prouver que l’on peut exister

Résister, c’est suivre la même direction

Résister, c’est chanter l’hymne à la rébellion

              

                       Lorine et Azimé, Ecole ouverte – juillet 2015


         Recette pour réaliser une fresque


 

. Tout d’abord choisir un personnage emblématique ainsi qu’un décor qui servira d’écrin

. Mettez ensuite toute votre énergie à peindre 15 cadres blancs et noirs

. Inculquez aux jeunes apprentis la notion de profondeur de champ

. Une fois le dessin crayonné, enseigner à bien tenir le pinceau pour tracer des pleins et des déliés d’un seul trait

. Choisir ensuite une touche de couleur -  jaune, bleu, rouge ou vert… -  pour magnifier le tableau

. En septembre, dans l’atrium, accrochez l’oeuvre terminée

. Invitez enfin le public à découvrir et peut-être à admirer…

 


 

 

Trois jours en août avec l’artiste Yves Monnier

octobre 10, 2014 dans Arts, CDI, Ecole ouverte, Liaison écoles primaires - collège

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     Yves Monnier est un jeune artiste plasticien de 31 ans qui vit et travaille à Grenoble.

 Les 27, 28 et 29 août derniers, il a fait entrer de manière originale les participants de l’Ecole ouverte dans l’univers de l’art contemporain.


 

« Le paysage est un document… »

Il nous a d’abord présenté son travail et quelques-unes de ses oeuvres ; celles-ci mélangent différentes techniques (image numérique, plaque de fibrociment, peinture de carrosserie, goudron, feuilles d’or…) qui mettent en scène une matérialité qui reflète l’impact de l’activité humaine sur notre environnement et son influence sur notre perception de la réalité.

 

              Les vaches de monsieur Yoshizawa


             

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                 Les atmosphères retournées


 « Comme si l’histoire était un lieu… »

S’inspirant de l’artiste anglais Liam Gillick exposé au CNAC au même moment, Yves Monnier nous a  proposé un jeu pour expérimenter les différentes strates psychologiques et physiques contenues dans chaque événement. Comment un individu (avec son corps, sa psychologie, son histoire…. et l’ensemble des éléments parasites qui le composent ) reçoit à un moment précis un fait, une actualité, un objet… ?

Le jeu s’est déployé dans l’atrium qui s’est alors transformé en un vaste plateau où les participants se sont retrouvés dans des positions improbables (couchés, bras en l’air, sur une jambe, un oeil fermé…). Ces attitudes physiques contraintes qui relevaient de la performance, mettaient en jeu la réception d’un événement d’actualité à partir d’éléments objectifs (initiales du nom et prénom du participant, âge de ses parents…) et subjectifs (son pays ou sa couleur préférée…). Les acteurs, toujours dans la position contrainte, devaient ensuite dessiner ce qu’ils voyaient de la scène  et laisser sur le croquis une trace coloriée de  l’ élément fort qu’ils en retenaient. 


 L’après-midi, les élèves ont visité l’exposition de Liam Gillick au CNAC et les jours suivants, ont participé à différents ateliers où ils ont construit une fiction à partir des axes de création de cet l’artiste : l’écriture, les objets du quotidien et la fiction.

 

          Les installations de Liam Gillick au CNAC, août 2014


Le jeu proposé le matin par Yves Monnier a en quelque sorte préparé les élèves à recevoir les installations de l’artiste anglais qui interroge la relation fluctuante  entre l’œuvre et son spectateur, l’œuvre et son lieu d’exposition, l’œuvre et son contexte historique.

Pas de doute : ces trois jours avec Yves Monnier et Liam Gillick nous ont montré un aspect fondamental de l’art contemporain : l’inépuisable questionnement de l’œuvre et du monde.

 

 

 

Terre vivante

juillet 24, 2014 dans 6ème, CDI, Club UNESCO, Ecole ouverte, Elèves allophones, Liaison écoles primaires - collège, Sciences, Sorties - Voyages


 

A 750 mètres d’altitude, un jardin qui nous invite à changer nos pratiques quotidiennes…


La session 2013-2014 du Club Unesco du collège s’est terminée le samedi 21 juin par la visite de la ferme écologique de Terre vivante située dans le Trièves.

Créée en 1994, Terre vivante veut démontrer que « l’écologie n’est pas une utopie ». Depuis 1999, c’est un centre de formation et d’apprentissages ouvert à tous les publics pour mettre en pratique jardinage biologique et écologie au quotidien.

L’un des objectifs de la visite du 21 juin dernier était de sensibiliser les élèves à la nécessité de faire évoluer les pratiques dans notre vie quotidienne, en matière d’habitat, de gestion de l’eau, d’économie d’énergie, de recyclage des déchets… Ainsi, les élèves ont participé à différents ateliers où ils ont pu mettre en œuvre leur ingéniosité et leur sens de l’observation.

Ils se sont ainsi métamorphosés en éco-architectes pour découvrir les caractéristiques de la  maison écologique, c’est-à-dire la maison qui respecte la santé de l’Homme et protège la nature. Quels matériaux utiliser ? Comment disposer les constructions pour économiser l’énergie et tirer profit au maximum des bienfaits de la nature ? Comment recycler les matériaux au lieu de les déposer à la déchetterie ? Comment chauffer efficacement l’eau…

 

Comment chauffer de l’eau en utilisant des matériaux rudimentaires : récipient en verre, feuilles d’aluminium, bout de bois… L’animatrice mesure la température pour déterminer le plus ingénieux du groupe.


 

Comment disposer les habitations pour économiser l’énergie ? Un vrai casse-tête !


 


Les élèves ont observé et admiré les jardins et les potagers de Terre vivante. Ils ont pu constater que l’absence de chimie, l’utilisation des bons outils, la gestion raisonnée de l’eau, l’association intelligente des plantes entre elles permettent de produire en harmonie avec le site naturel.

La beauté et la quiétude du cadre ainsi que les activités proposées ont permis au groupe de passer une journée belle et riche en enseignements.

 

 

Pour en savoir plus sur Terre vivante : http://www.terrevivante.org

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autoportraits

mai 27, 2014 dans 6ème, Arts, CDI, Ecole ouverte, Liaison écoles primaires - collège

  

 

« Moi, je suis ce que je suis. Mais je ne dis pas tout ce que je suis »

 

Pascal Bonafoux, historien de l’art. 


 

Quand un artiste fait son autoportrait, que cherche-t-il à représenter ?

Pour la session de l’Ecole ouverte qui a eu lieu du 28 au 30 avril dernier, nous avons décidé de susciter la réflexion des élèves  sur les enjeux de la représentation de soi : qu’est-ce que l’on veut montrer et qu’est-ce que l’on cache quand on fait son autoportrait ?

  • La première matinée de cette session a été consacrée à une histoire de l’autoportrait en peinture puis au visionnement d’un film qui retrace la vie de l’artiste mexicaine Frida Kahlo. Celle-ci a peint plus d’une centaine d’autoportraits dans lesquels transparaît toute la souffrance d’un corps qui, à la suite d’un grave accident de la circulation, a dû supporter pendant des mois le corset et l’immobilité. Ce qui fascine dans les autoportraits de l’artiste, c’est son regard, toujours le même, fixe et mystérieux, ourlé d’un mono-sourcil qui évoque une échappée vers l’ailleurs…

Autoportraits de Frida Kahlo

  •  L’après-midi, nous avons conduit les élèves au Musée de peinture pour les sensibiliser à une histoire du portrait et de l’autoportrait, en mettant en valeur l’évolution de la technique et le regard des artistes. Le point d’orgue fut l’observation de la toile Autoportrait au chevalet de Rembrandt où la maîtrise des couleurs et du coup de pinceau effacent presque le visage du peintre lui-même.

 Autoportraits de Rembrandt

  • Mardi et mercredi, les élèves ont été pris en photo ; puis, à la manière du peintre Philippe Cognée qui peint sur ses photographies pour obtenir un décalage avec le réel, ils ont à leur tour peint sur les clichés qui les représentaient. La peinture a agi comme un masque derrière lequel on se cache et qui permet aussi de se dévoiler, peut-être tel qu’on voudrait être vu.

 Autoportraits de Philippe Cognée

  •             Parallèlement, nous avons demandé aux élèves de faire par écrit leur autoportrait, cette fois, à la manière de Michel Leiris. La lecture de l’incipit de L’Age d’homme a servi de point de départ et de modèle pour se décrire de façon précise et presque froide, en utilisant le plus possible images et comparaisons.

Deux portraits de Michel Leiris par Francis Bacon

 « Un autoportrait, c’est une métamorphose » Pascal Bonafoux

L’ATELIER d’arts plastiques

mars 27, 2014 dans Arts, Ecole ouverte

 

L’éducation artistique dispensée par Carole BRUNET MANQUAT PERRACHE, au sein de L’ATELIER, met en œuvre des démarches actives qui s’inscrivent dans une relation constante entre voir, entendre, faire, ressentir, échanger. Elle permet aux enfants de se construire une subjectivité à travers leurs imaginaires et les productions matériels de leurs imaginaires.

L’enfant prend plaisir à inventer, à construire, à laisser libre cours à son imagination et il apprend à aller le plus loin possible dans son expression. C’est aussi pour lui l’occasion de faire des mathématiques, du français ou de l’histoire sans même s’en rendre compte, d’appliquer différentes techniques, de tirer parti de trouvailles fortuites, de l’exprimer sur une œuvre qui sollicite l’imagination, de constater les effets produits, de développer sa créativité qui comme la mémoire, se pratique, se développe et s’enrichit. La créativité est une composante de l’intelligence humaine, elle est indispensable à l’artiste mais aussi au théoricien, à l’ingénieur ou n’importe quel individu confronté aux aléas de la vie.

L’ATELIER d’arts plastiques est le lieu de réalisations de travaux individuels pouvant déboucher sur des productions coopératives favorisant l’acceptation et la tolérance vis-à-vis des œuvres de l’autre (enfant ou artiste). Nous aurons des contacts nombreux et variés avec des œuvres et pratiques artistiques de toutes époques et de toutes les civilisations (graphisme, peinture, bande dessinée, art aborigène, …). Nous traversons l’histoire de l’art à travers de grands artistes (Gauguin, Paul Klee, Picasso, Andy Warhol). Tout en ayant accès à une culture plus élitiste, l’enfant pourra ainsi développer son capital culturel, travailler sa créativité et enrichir son imaginaire.

En imaginant, créant des images, des textes, l’enfant apprend à organiser sa pensée et à exprimer ses sentiments. 

 

Le Club UNESCO à Paris

décembre 20, 2013 dans 6ème, CDI, Club UNESCO, Ecole ouverte, Liaison écoles primaires - collège, Sorties - Voyages

 

 

 

Le 7 décembre dernier, le club UNESCO du collège s’est rendu à Paris pour y rencontrer tous les clubs UNESCO de France et célébrer avec eux  le 65ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

 

Le matin, les différents clubs ont participé à des ateliers-jeux qui reposaient sur les valeurs promues par l’UNESCO : la paix, l’égalité, la justice, la tolérance… Chaque groupe a réfléchi sur l’une de ces valeurs en l’illustrant par un dessin, un texte, une scène de théâtre…

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12h30 marquait l’ouverture du repas interculturel composé de tous les mets apportés par chacun des participants.

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L’après-midi s’est poursuivie avec la projection du film Home de Yann Arthus-Bertrand : nous avons vu défiler des images de notre Terre vue du ciel, une Terre défigurée depuis des décennies par les activités de l’homme : pollution industrielle, déforestation, gaspillage des matières premières… Les images sont à la fois terribles mais rendent compte aussi de la beauté de notre planète. Yann Arthus-Bertrand alerte sur le fait que rien n’est irréversible : la prise de conscience aujourd’hui et la réorientation de notre mode de vie le plus tôt possible peut nous sauver.

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Rendez-vous peut-être en décembre 2014  pour une nouvelle édition des Clubs UNESCO à Paris !

 

 

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Le Club UNESCO à la rencontre de Gaston Kaboré

décembre 5, 2013 dans 6ème, CDI, Club UNESCO, Ecole ouverte, Liaison écoles primaires - collège, Sorties - Voyages

 

 

 

 

 

 

Le mercredi 27 novembre, les membres du  Club UNESCO avaient rendez-vous à 14h30 précises au cinéma Le Méliès pour visionner le film Rabi, réalisé en 1991 par le cinéaste burkinabé, Gaston Kaboré.

Que raconte le film ? Rabi est un jeune garçon de 10 ans qui vit avec sa famille dans un village de brousse. Son avenir est tout tracé : il deviendra forgeron, comme son  père. Un jour, celui-ci lui rapporte une tortue qui a manqué  le faire tomber de son vélo. Rabi oublie alors son travail d’apprenti forgeron pour s’occuper entièrement de l’animal. Irrité par l’attitude de son fils, le père décide de rendre sa liberté à la tortue.  Rabi est inconsolable. Pugsa, le sage du village, touché par son chagrin, lui offre une nouvelle tortue, énorme cette fois. Le jeune garçon tente de la domestiquer en lui infligeant des mauvais traitements et  l’animal devient pour ses camarades un objet de moqueries.

Grâce à Pugsa, Rabi va apprendre le respect de la nature et de la vie, tout simplement.

Cette belle fable écologique, qui donne à voir une société très éloignée de ce que l’on connaît, qui vit au rythme lent des saisons et de la nature, nous parle de transmission de valeurs fondamentales : le sens de la responsabilité, l’exercice de la liberté individuelle, la préservation de tout ce qui nous entoure…

 

Gaston Kaboré (à gauche) et Maxime Djeudjé

Gaston Kaboré (à gauche) et Maxime Djeudjé

 

Nous avons eu l’immense privilège que Gaston Kaboré assiste à la séance de cinéma et réponde, après la projection de son film, aux nombreuses questions du jeune public.

Ainsi, nous avons appris que Rabi est un film de commande, financée par la BBC, désireuse de favoriser le regard croisé de plusieurs cinéastes sur le thème de l’environnement. Le tournage a duré 9 semaines dans un village traditionnel situé à une trentaine de kilomètres de Ouagadougou.

Le cinéaste a confié que Rabi  est une histoire originale, mais largement inspirée de sa propre vie.

Il a insisté sur le fait qu’il a voulu dans ce film mettre en valeur la vie simple de villageois qui vivent à l’unisson de la nature, qui répond tant bien que mal  à leurs besoins fondamentaux.

Certains enfants ont remarqué la retenue et la grande  pudeur qui caractérisent l’expression des sentiments entre Rabi et ses parents ; la volonté du cinéaste de faire parler ses personnages en langue moré, la langue nationale des Mossi qui forme l’ethnie la plus importante du pays alors que les personnages auraient pu s’exprimer en français, la langue officielle au Burkina.

Gaston Kaboré a rappelé la philosophie à l’œuvre dans Rabi : « toute vie doit être respectée ».

 Ce moment passé en compagnie de Gaston Kaboré fut plein d’émotion et heureux ; c’est une chance sans pareil de pouvoir écouter un artiste qui valorise la culture mossi à travers sa langue,  mais aussi son mode vie traditionnelle et la transmission de valeurs universelles.

 

 

 

Ecole ouverte juillet 2013

novembre 12, 2013 dans Ecole ouverte, Liaison écoles primaires - collège, Sorties - Voyages

Dans le cadre de l’école ouverte, de nombreux collégiens et primaires se sont retrouvés pour des activités artistiques et sportives.

Encadrés par Mme Roux, M.Poletti et M.Olivares, ces jeunes ont participé à toutes les activités.

Cela s’est terminé par une sortie au cinéma le vendredi après-midi pour voir Monstres Académie.

Sortie cinéma

Sortie cinéma

 

Programme :

Le matin

  • Sport ( Basket, Football )
  • Sciences et Observations à la loupe binoculaire

L’après midi

  • Atelier écriture
  • Atelier géométrie, compas et rosaces
  • Atelier vidéos

C’est dans la bonne humeur que tous ces jeunes ont participé et produits d’excellents travaux. Le thème de cette année :  les abeilles !

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Les meilleurs poèmes et dessins ont été récompensés !

Le Journal du Club UNESCO

octobre 11, 2013 dans Club UNESCO, Ecole ouverte, Liaison écoles primaires - collège

Le film « Sur le chemin de l’école » réalisé par Pascal Plisson marque l’ouverture de la  session 2013-2014 du Club UNESCO au collège Lucie Aubrac.

Mercredi 09 octobre, les membres du Club l’ont en effet visionné ; ils ont ainsi découvert la vie  de quatre enfants vivant dans des régions déshéritées du monde et les obstacles gigantesques qu’ils rencontrent pour se rendre à l’école : des heures de marche sur des chemins caillouteux et escarpés ou des pistes ensablées, des rencontres avec des animaux potentiellement dangereux…

Ces figures héroïques et admirables de combattivité ne peuvent que susciter et  bousculer la réflexion des enfants d’ici sur la nécessité d’agir pour que le droit à l’éducation se transforme en réalité. Le film permet aussi de relativiser les difficultés rencontrées dans les systèmes éducatifs de nos pays riches en même temps que déplorer le sens  perdu de l’école pour beaucoup d’enfants.

 Nous proposons aux élèves quelques pistes de réflexion :

  •  quelles actions concrètes peut-on mettre en place pour favoriser le droit à l’éducation ?
  • quel lien entre le droit à l’éducation et les droits de l’Homme ?
  • comment sensibiliser son entourage sur le droit à l’éducation pour tous les enfants du monde ?

En prolongement du film et au terme de cette séquence, nous vous ferons part des réflexions et travaux des élèves sur ce thème.

Le CLUB UNESCO

octobre 10, 2013 dans Arts, CDI, Club UNESCO, Ecole ouverte

UNESCO

Le 25 septembre dernier étaient conviés au collège élèves et parents désireux d’en savoir plus sur la nouvelle session du Club UNESCO.

Maxime Djeudjé, représentant régional des Clubs UNESCO en Rhône-Alpes, a rappelé à cette occasion la philosophie qui sous-tend l’action de ces clubs : aider les enfants et adolescents à devenir des citoyens, grâce à la réflexion, grâce à l’engagement dans des causes fondamentales, comme le droit à l’éducation, la solidarité, l’ouverture aux autres…

Cette nouvelle session du Club UNESCO va donc se déployer autour de deux volets :

        – la citoyenneté : les élèves réfléchiront à partir de thèmes qu’ils auront choisis (la démocratie, le handicap, l’égalité homme/femme, les droits de l’enfant, la pauvreté…) et les mettront en relation avec leur environnement proche ou plus lointain. Le point d’orgue de l’année 2013 sera la journée du 07 décembre : tous les Clubs UNESCO se donnent rendez-vous à Paris pour mettre en commun leurs réflexions et travaux et faire vivre l’interculturalité, si chère à l’UNESCO.

         – l’art en mouvement : nous poursuivons cette année le projet « Connaître mon quartier, découvrir ma ville », initié en octobre 2012. L’un des objectifs est de porter un regard neuf sur le quartier de la Villeneuve, par exemple à travers les nombreuses oeuvres d’art qui y sont disséminées ; observer et accompagner les transformations en cours dans le quartier qui tente une percée sur l’extérieur ; démasquer et débusquer l’insolite et la beauté du lieu, qui souvent résistent au premier regard ou à l’oeil blasé… Nous essayerons d’établir un dialogue entre le quartier et l’histoire de la ville de Grenoble. Passer de l’un à l’autre nous aidera sans doute à mieux appréhender l’originalité et la singularité d’un quartier, qui est l’une des manifestations concrètes des utopies des années 60 et 70.

Le Club UNESCO se réunit tous les mercredis de 13h30 à 15h au collège. Nous vous tiendrons informés régulièrement des activités réalisées et des projets mis en place. 

 

 

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