Notre voyage à Verdun, jour après jour

Retrouvez le film journalier de notre voyage à Verdun, qui s’est déroulé du samedi 20 au lundi 22 octobre 2018 dans le cadre du centenaire de l’armistice 1918. Cette narration vous est présentée dans l’ordre chronologique inversé.

Lundi 22

Devant un morceau du mur de Berlin

20h45 – Les élèves et leurs professeurs arrivent à Cluses après trois jours d’un voyage intense, qui restera gravé dans les mémoires. Le temps de réaliser, dans le car, un premier bilan du séjour, de remercier les professeurs, Clémence, notre guide de l’office de tourisme du Grand Verdun, Guillaume, le conducteur, l’association mémorielle, Le Souvenir français, qui était notre partenaire cette année sur cette action, ainsi que les élèves dont l’attitude a été exemplaire. Une Marseillaise est de nouveau entonnée dans le car.

12h30 – Après s’être attardé, en chemin et en sortant du parc devant l’évêché, au pied d’un morceau de l’ancien Mur de Berlin, c’est le début du dernier pique-nique au parc Japiot de Verdun, comme au premier jour. Le groupe quitte la principale ville de la Meuse à 13h34 exactement… direction Cluses ! Prochaine pause prévue vers 17h00 (45 minutes).

Sur le perron du centre

10h15 – Les élèves visitent le centre mondial pour la paix et enchaînent deux expositions : « que reste-il de la grande guerre ? » ou « nous président de la Vème République ! »

Le Centre Mondial de la Paix, des Libertés et des Droits de l’Homme est situé dans le prestigieux palais de Verdun, sur les hauteurs de la ville, dont Saint-Simon qualifiait, dans ses mémoires, de plus splendide palais épiscopal qu’il y ait en France. Conçu en 1724 par Robert de Cotte, premier architecte de Louis XV, la rotule d’accès, la cour d’honneur, les jardins, les salles d’apparat en font aujourd’hui un des joyaux de l’art classique français.Depuis 30 ans, c’est un pôle mémoriel d’excellence (14-18 et franco-allemand), un lieu d’exposition, un espace de rencontres et d’échanges (conférences, concerts, manifestations littéraires…)

Verdun centre

8h45 – Départ définitif pour ce séjour du centre d’accueil de Benoîte-Vaux, après un petit déjeuner copieux. La dernière soirée et nuit s’est très bien déroulée. De 9h15 à 10h00, les élèves ont un temps libre dans Verdun, au coeur du centre ville traversé par la Meuse.

Dimanche 21 

18h45 – Les élèves et leurs professeurs arrivent au centre d’hébergement de Benoîte-Vaux où les attendent leur repas.

Sur les marches devant l’ossuaIre

17h00 – Le groupe visite l’ossuaire de Douaumont et grimpe jusqu’en haut de la tour, figurant le manche d’une épée enterrée. L’ossuaire de Douaumont est un monument à la mémoire des soldats de la bataille de Verdun en 1916, situé à la limite des communes de Douaumont et Fleury-devant-Douaumont, à quelques kilomètres de Verdun

Erigé à l’initiative de Monseigneur Ginisty, Evêque de Verdun, l’Ossuaire fut inauguré le 7 août 1932 par le Président de la République Albert Lebrun. Sur la façade longue de 137 m sont apposés les écussons des villes qui ont aidé à l’édification de cette oeuvre. Sa tour de 46 m de haut domine l’ensemble du Champ de Bataille.

Le cloître se compose de 22 alvéoles contenant 46 tombeaux en granit. Chaque tombeau représente un secteur du Champ de Bataille et renferme les ossements trouvés sur ce secteur. A chaque extrémité du cloître se trouve un caveau de 350 m pour contenir le surplus des ossements des secteurs trop chargés. L’Ossuaire réunit dans un même repos les restes de 130 000 soldats inconnus.

Le choix du soldat inconnu

14h12 – Les élèves et leurs professeurs entrent dans la citadelle de Verdun où une scénographie présente la bataille, le siège et la résistance de la ville. La citadelle, construite entre 1886 et 1893 a joué un rôle majeur pendant la bataille de Verdun. Gaston Gras écrivait à son sujet : « Puissant réduit recouvert de lourdes masses de terre, la Citadelle de Verdun est plus qu’une caserne, c’est une redoute, c’est le point de contact entre l’Avant et l’Arrière. C’est là qu’aboutissent toutes les relèves, c’est de là qu’elles partent toutes – c’est la gare de triage entre la Guerre et la Paix ».

Au cimetière américain

11h15 – Le groupe visite le cimetière de américain de Romagne. Au détour d’une allée, il s’incline devant la tombe d’un certain Harry Potter, homonyme du célèbre personnage. Ce cimetière, d’une superficie de 52 hectares, fût établi le 14 octobre 1918 par le Service des Sépultures de l’armée des Etats-Unis, sur un terrain reprit par la 32e Division d’Infanterie. Ce territoire fût concédé à perpétuité aux Etats-Unis par le gouvernement français afin d’y établir un lieu de sépulture permanent, sans taxes ni impôts. 14 246 morts sont enterrés dans ce cimetière, en majorité tombés durant les opérations de la 1ère Armée U.S. du 26 septembre au 11 novembre 1918. En 1922, les corps enterrés dans des cimetières temporaires de la région mais aussi des Vosges et de l’Allemagne occupée, furent rapatriés ici pour une sépulture définitive. Beaucoup de ceux qui moururent à Archangel, Russie, furent également enterrés dans ce cimetière. Parmi les tombes, 486 sépultures abritent les restes de soldats qui n’ont pu être identifiés.

Sur la butte de Vauquois

10h30 – Les élèves et leurs professeurs s’attardent sur la butte de Vauquois, théâtre majeur de la bataille d’Argonne. Ils découvrent notamment une tranchée allemande. Un paysage lunaire, une butte coupée en deux par des cratères de 10 à 20 mètres séparant les premières lignes allemandes des lignes françaises. Telle est la vision de la butte en 1918 que garderont les soldats américains venus la libérer.

Comment imaginer que cinq années auparavant, un village de 168 habitants y dressait son clocher ?Ici, la guerre de position a laissé place à la guerre des mines : à défaut de progresser en surface, l’occupation du sous-sol est devenu une nécessité. C’est ainsi qu’a commencé le creusement de l’immense réseau de galeries souterraines de la butte de Vauquois.

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Sur la butte

Au cours de la bataille de Vauquois, environ 14000 soldats ont perdu la vie. Il a été recensé 519 explosions (199 Allemandes, 320 Françaises). Les mines sont placées de plus en plus profond, les charges sont donc de plus en plus importantes.

La butte de Vauquois est une gigantesque termitière : 17 km de galeries, 184 pièces constituant le casernement allemand. Environ 5 km de galeries et quelques postes de commandement sont creusés du côté français.

Ce matin à Benoîte-Vaux

 

8h15 – Ce matin, il fait froid en Meuse où les températures sont négatives. Départ pour Verdun après une nuit reposante et un petit déjeuner copieux. Le tout dans la bonne humeur.

Samedi 20 octobre

Dernière halte à Verdun

17h15 – Dernière halte à Verdun pour une photo souvenir devant le monument « on ne passe pas » avant le centre d’accueil de Benoîte-Vaux. Construit en 1928, le Monument aux Morts et aux Enfants de Verdun s’appuie sur la demi-lune de la Chaussée, dont la construction fut ordonnée par le Maréchal de Vauban au 17ème siècle. Il s’élève en lieu et place de la boucherie militaire détruite en 1916. Ce monument aux morts représente les cinq corps de l’armée française engagés pendant la bataille de 1916.

De gauche à droite, on distingue : un cavalier, un sapeur du Génie, un soldat de l’Infanterie, appelé aussi Poilu, un artilleur et un soldat de la Territoriale. Ces cinq soldats forment un mur symbolisant la devise de Verdun : «On ne passe pas».

A l’intérieur du fort

16h15 – Le groupe visite le fort de Vaux, dernière étape que nous décrit Clémence, au terme d’une première journée bien fournie. Après la prise du fort de Douaumont, l’armée Allemande fait du fort de Vaux un de ces principaux objectifs et concentre des troupes d’infanterie sur la rive droite de la Meuse. Début mars 1916, les Allemands, parvenus à quelques centaines de mètres du fort, engagent un siège de cent jours. Dans le fort, soumis à un déluge d’artillerie, la résistance s’organise malgré le manque de vivres et d’eau.

Le 1er juin, les Allemands atteignent le fort. La garnison française dirigée par le commandant Raynal, isolée, sans soutien extérieur, va mener une semaine de combats à l’intérieur du fort, avant d’être vaincue par l’épuisement de ses forces et de capituler le 7 juin.

Après les contre-offensives de l’armée française, les Allemands abandonnent leurs positions et le fort de Vaux est repris sans combat le 3 novembre 1916. La visite du fort permet au groupe, aujourd’hui, de comprendre les conditions de vie quotidiennes difficiles des soldats assiégés au cœur de la forteresse.

Devant Le monument aux morts de Fleury

15h00 – Les élèves et leurs professeurs visitent le village détruit de Fleury devant Beaumont, village détruit et non reconstruit classé aujourd’hui encore en zone rouge à cause du danger que représente encore cette forêt. Après la chute du fort de Vaux en juin 1916, les Allemands s’emparent de Fleury. Le village changera seize fois de main. 2 mois de terribles combats réduisent le village à l’état de ruines. En 1913, sur l’annuaire de la Meuse y figurait pourtant le nom de 422 habitants. Le 21 février 1916, Fleury-devant-Douaumont est réveillé par le bombardement préparatoire à l’assaut allemand. Il neige. L’horizon est en feu. Les nouvelles sont rares et contradictoires. L’ordre est donné d’évacuer le village. Les habitants s’entassent dans les charrettes, emmènent le bétail et descendent vers Bras sur Meuse et Verdun croisant les renforts qui se hâtent vers la ligne de feu.

Le 24 février, la chute du fort de Douaumont met Fleury-devant-Douaumont sous les vues allemandes. Les bombardements crèvent les toitures pendant que les tranchées et les abris transforment les caves en îlots de résistance. Et la destruction de Fleury-devant-Douaumont ne s’arrêtera plus. En mai, il n’est déjà plus qu’un tracé de ruines fumantes.

En entrant au Mémorial

13h45 – Le groupe visite longuement le Mémorial de Verdun, dédié aux trois cents jours de la bataille du même nom. Créé en 1967 à l’initiative du Comité National du Souvenir de Verdun et de son président Maurice Genevois, le musée est alors un lieu de mémoire pour les anciens combattants de la Première guerre. De fin 2013 à début 2016, le Mémorial ferme pour des travaux de rénovation et d’agrandissement. Le , il rouvre à l’occasion du centenaire du début de la bataille de Verdun. La scénographie du musée est modernisée et plus pédagogique, et le conflit est désormais présenté sous un point de vue franco-allemand.

A l’approche de Verdun

11h30 – Le groupe est à l’approche de Verdun (arrivée vers 12h15). Le temps est au beau fixe. C’est la deuxième fois depuis trois ans, qu’un groupe d’élèves du collège est en voyage à Verdun. En 2017, deux classes s’étaient ainsi rendues sur les lieux. Cette année, ce sont des élèves volontaires, – qui ont préparé en amont leur voyage – qui leur succèdent pour cet important travail de mémoire.

Lors de la pause sur le plateau de Langres

9h45 – La première pause prend fin sur l’aire de Langres à l’heure prévue. Les élèves et leurs professeurs entament le dernier tiers du voyage aller.

9h00 Le car est en Haute-Marne

8h45 – Le trajet se déroule très bien. Beaucoup ont dormi durant les trois premières heures. Une pause est en vue à l’aire de Langres, en Haute-Marne à 9h15.

5h00 – C’est parti ! Les élèves et leurs accompagnateurs ont rendez-vous à 5h10, devant le collège, rue Geneviève Anthonioz de Gaulle pour le rassemblement. Le départ est prévu à 5h30.

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