Les 3e6 et les 3e8 sont des poètes

Sur un coin de table, les élèves de troisième ont su montrer qu’ils avaient une âme d’artiste. Pour terminer en beauté une séquence d’étude consacrée au lyrisme poétique, ils riment avec simplicité et sensibilité.
Voici quelques-unes de leurs œuvres.

            L’infini
Homme, toi qui es émerveillé sous cet arbre,
Vois-tu la transformation de ce ciel de marbre,
De la douceur de cette floraison
Qui me donne des frissons à chaque son ?

Ah, quelle euphorie de couleur d’or,
Ce paysage bucolique qui ne s’endort
Que lorsque arrive la nostalgie
De ce cycle qui nous est infini !

Tu t’épanouis devant cette métamorphose
Comme un champ à mille roses
Et tu te rends compte que ce bonheur,
Depuis toujours, il est à l’heure.      

Arvin Nepaul

 ◊◊◊

         L’homme et la nature

Homme, toi qui marches là-bas
Et qui habites sous ce toit, juste là,
Tu prends ce chemin tous les jours
Puis tu te dis : « je l’aimerai toujours ».

Tu aimes tellement ce paysage
Et ce soleil qui est si charmant,
Qui s’éblouit sur ton visage…
C’est incroyable, le changement.

Justin Ravailler

◊◊◊

Les cloches du printemps sonnent ; une nouvelle histoire est en train
De naître ; sous le regard ébahi de la Terre entière.
L’hiver est déjà là, l’insouciance de l’enfance est bien là
Dès que les flocons tombèrent sur cet être innocent.

Il a grandi trop vite, il a compris cette société dans laquelle on vit,
Les soirs d’été assis sur cette même pierre, le regard lointain dans ce coucher de soleil.
Ses yeux se perdent dans ces couleurs errantes de la nuit tombante,
Son esprit vagabonde comme le font les vagues incontrôlables.

L’automne s’est réveillé, ses nuances fades le rendent attristé,
Il voit les feuilles se détacher une à une et se heurter au sol.
Il se dit que lui aussi, un jour, se retrouvera à terre,
Que bientôt il ne sera plus qu’un simple et vulgaire souvenir.

Ines Colombin.

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