Les 3e 4 et 9 en voyage à Paris

Retrouvez chaque jour des nouvelles de nos cinquante élèves en voyage à Paris. Chaque jour les informations les plus récentes figurent en début d’article, de sorte que les temps forts se succèdent dans l’ordre inverse de l’ordre chronologique.

Vendredi 22 juin – 20h00 Le car est à mâcon : l’arrivée est prévue à partir de 22h30

Jeudi 21 juin – 19h00

Au pied du Trocadéro, le Champ-de-Mars. Ouvert en 1780, le parc du Champ-de-Mars s’étend entre l’École Militaire et la tour Eiffel. Haut lieu de grandes manifestations nationales, il est en accès libre et offre la plus belle perspective sur le monument phare de la capitale. Les parisiens et les touristes se rassemblent sur ses pelouses pour pique-niquer, jouer de la musique et, la nuit venue, admirer le scintillement de la tour Eiffel. Une des belles surprises du parc est la présence du Mur pour la Paix, érigé en mars 2000, devant l’École Militaire.

Durant la cérémonie

Le groupe a assisté à la cérémonie de ravivage de la flamme. « Nous étions très nombreux : plus de 300 personnes, officiels inclus. De nombre : Le ravivage de la Flamme sous l’Arc de Triomphe, monument voulu par un Empereur, construit par un Roi et sanctuarisé par la République, est un geste immuable qui se répète tous les soirs à 18h30.

Ce cénotaphe a été conçu pour nous souvenir du sacrifice immense que l’armée française a consenti durant la Première Guerre mondiale pour défendre la France ; les quelque 1 400 000 soldats tués au combat constituèrent le prix à payer pour défendre chaque arpent de terre de notre pays et parvenir ainsi à la victoire. À ces morts, il faut ajouter tous ceux de la Seconde Guerre mondiale, ceux des guerres d’Indochine, d’Algérie et ceux des opérations extérieures.

Pour que ce soldat, à la fois inconnu et célèbre et dont le silence et le sacrifice font la grandeur, ne voit pas sa mémoire se perdre dans l’oubli, ce monument a été magnifié en 1923 par une flamme : c’est la « Flamme du Souvenir ». Le « ravivage de la flamme » sur la tombe du Soldat inconnu a donc lieu depuis chaque soir à 18 h 30. Il est assuré par le Comité de la flamme (représentant 760 associations d’anciens combattants) ou des associations dont le civisme est reconnu, notamment, selon un cérémonial précis : défilé jusque sous l’Arc de triomphe, porteurs de gerbes en tête, suivis des porte-drapeaux et des membres de l’association ; disposition ordonnancée autour de la Dalle sacrée, mise en place du drapeau de « La Flamme », du clairon et du tambour de la Garde républicaine ; montée du Commissaire de la Flamme et des présidents d’Associations accompagnée par la sonnerie « La Flamme » pour la dépose de gerbes ; ravivage par un glaive qui ouvre un peu plus la trappe de la flamme pendant que la sonnerie « Aux Morts » retentit, que les drapeaux s’inclinent et qu’une minute de silence est observée ; signature du livre d’or, salutations des membres alignés le long de la Dalle (personnalités politiques, anciens combattants, porte-drapeaux, pensionnaires de l’Institution nationale des Invalides, présidents des associations), écoute au « pied » de la tombe de l’hymne « Honneur au Soldat inconnu » ; raccompagnement aux chaînes par le Commissaire de service alors que la musique sonne « La Flamme ».

Pour se déplacer dans Paris, les élèves empruntent aujourd’hui essentiellement le métro parisien

Mercredi 20 juin – 18h00

Les élèves et leurs enseignants visitent le mémorial de la Shoah à Drançy. Conçue dans les années 30 pour loger à bon marché des familles de Drancy, l’ensemble immobilier, inachevé, va servir de camp d’internement puis de rassemblement des Juifs. Près de 63 000 d’entre eux seront déportés depuis Drancy vers les camps d’extermination.

Avant d’attacher son nom au début des années 40 au camp d’internement puis de regroupement des Juifs de France en vue de leur déportation, la cité de La Muette à Drancy a été un projet de réalisation de logements bon marché.
Construite entre 1931 et 1937, la cité fait partie d’un projet de l’office public de l’habitat comprenant 11 cités-jardins et destiné à offrir aux classes populaires de banlieue, confort moderne et hygiène.

Le projet se veut à la pointe de la modernité. Son architecture se distingue par l’utilisation de matériaux standardisés et préfabriqués, des plaques de béton et des éléments métalliques qui sont assemblés sur place. Les 1 250 logements prévus se répartissent dans 5 tours de 14 étages auxquelles sont rattachés 2 par 2 des immeubles allongés de 2 et 3 étages. Cet ensemble est appelé « le peigne », tandis que le bâtiment en fer à cheval situé au Nord-Ouest et conçu comme un lieu civique de rencontres et d’échanges, est baptisé « cour d’entrée ». Ce bâtiment est le seul qui subsiste aujourd’hui.

Mercredi 20 juin – 12h00

Ce matin, le groupe a accompli une visite très complète du Mémorial de la Shoah à Paris : les élèves se sont montrés très impressionnés par le mur des noms et de la crypte. Nous ne vous montrerons pas de photo : c’est interdit !

Sur les marches du Sénat

Mardi 19 juin – 17h00

Dans la cour du palais du Luxembourg

Après l’Assemblée nationale, les élèves enchaînent leur journée au Parlement avec le Sénat, où ils sont reçus par Loïc Hervé, notre Sénateur.

Le Sénat est une assemblée représentative. C’est la deuxième chambre du Parlement français, la première étant visitée ce matin. Pour désigner ce système de double représentation de la France et des Français, on parle de « bicamérisme ». Les deux chambres du Parlement assument exactement les mêmes fonctions : examiner à fond les lois et les modifier, approfondir les grandes questions nationales et contrôler l’action du gouvernement. Mais à la différence de l’Assemblée nationale, le Sénat défend en plus les intérêts des communes, des départements et des régions, ce qu’on appelle les « collectivités territoriales ». L’Assemblée nationale, quant à elle, dispose du dernier mot sur le vote des lois. Cela veut dire que c’est elle qui décide au cas où le Sénat et l’Assemblée ne seraient pas d’accord.

Ainsi, pour résumer, les sénateurs représentent, enquêtent, délibèrent, légifèrent et contrôlent. Les élus siègent et travaillent dans un Palais qui a une longue histoire : le palais du Luxembourg. Construit à partir de 1615 pour Marie de Médicis, il a connu des évolutions architecturales qui l’ont peu à peu adapté aux besoins d’une assemblée politique moderne.

Mardi 19 juin – 12h00

Nos élèves et leurs professeurs avec notre député

Le groupe visite ce matin l’Assemblée nationale et est reçu par notre député, Xavier Roseren. Elle siège au palais Bourbon à Paris, situé sur le quai d’Orsay, dans le 7ᵉ arrondissement de Paris, dans l’enfilade du pont de la Concorde et de la place de la Concorde. Sa construction date de 1722. Depuis 1986, l’Assemblée nationale compte 577 membres appelés députés, élus au suffrage universel direct au scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour une durée de cinq ans : toutes les citoyennes et tous les citoyens français âgés de plus de 18 ans, au total 41 millions d’électeurs, peuvent ainsi participer au scrutin. Chaque député est élu dans une circonscription (au nombre de 577 parties). Pour être élu, il doit recueillir la majorité absolue des voix (plus de la moitié des voix ) au premier tour ou la majorité relative (le plus grand nombre de voix) au second tour. L’Assemblée nationale est élue pour 5 ans. Mais cette durée peut être réduite lorsque l’Assemblée est dissoute par le Président de la République (ce fut le cas en 1962, 1968, 1981, 1988 et 1997). La dernière élection s’est déroulée en juin 2017.

Les pouvoirs de l’Assemblée

Les pouvoirs de l’Assemblée nationale sont principalement de deux ordres : le vote de la loi et le contrôle du Gouvernement.

Le député se prend au jeu

Le vote de la loi : En ce qui concerne le vote de la loi, si les deux assemblées ne tombent pas d’accord, l’Assemblée nationale peut l’emporter et avoir le dernier mot. Les lois constitutionnelles doivent d’abord être adoptées de manière identique par l’Assemblée nationale et le Sénat, puis, à la majorité des trois cinquièmes, par l’ensemble des députés et des sénateurs réunis en Congrès

Le contrôle du Gouvernement : Le contrôle de l’action du Gouvernement s’exerce, au sein de chaque assemblée, par des débats sur des déclarations du Gouvernement, par des questions orales et écrites et par la création de commissions d’enquête ou de missions d’information. De plus, la responsabilité politique du Gouvernement(c’est-à-dire la mise en cause de son existence) peut être engagée devant l’Assemblée nationale. Elle peut l’être, soit à l’occasion d’une déclaration de politique générale sur laquelle le Premier ministre demande un vote de confiance de l’Assemblée, soit à l’occasion du vote, à la majorité absolue des membres composant l’Assemblée nationale, d’une motion de censure déposée par le dixième des membres de l’Assemblée.

Lundi 18 juin – 19h00 

Les élèves et leurs enseignants sont arrivés à Olainville, située dans la grande agglomération parisienne au cœur du département de l’Essonne et de la région naturelle du Hurepoix. Ils sont hébergés à l’EREA du Château du Lac qui dispose d’un internat.

Lundi 18 juin – Après-midi

Lors de la visite du camp d’internement

Le groupe visite le camps d’internement de Pithiviers et la gare d’où partirent les convois et qui est devenue récemment un lieu de mémoire. Entre 1941 et 1943, plus de 16 000 personnes, dont près de 4 500 enfants, ont été internés dans les deux camps de Pithiviers et Beaune la Rolande, gérés par l’administration française, sous le contrôle des Allemands. Ces camps avaient été aménagés en 1939 en fonction d’objectifs essentiellement liés à la défense du pays. Par la suite, après l’armistice de juin 1940, des milliers de prisonniers de guerre français y furent enfermés.
Presque tous les internés dans ces camps au cours de ces deux années ont été déportés par les nazis, avec l’assentiment et le concours du régime de Vichy : plus de 8 100 d’entre eux sont partis directement vers Auschwitz-Birkenau, dans 8 convois. Les autres, en particulier les enfants du Vel’ d’Hiv’, ont transité par le camp de Drancy. Très peu sont revenus.

Lors de la visite de la Gare

La gare de Pithiviers a une histoire un peu particulière. On dit que c’est dans cette gare que « tout a commencé ». Nous sommes le 14 mai 1941. A Paris a lieu la première rafle de juifs. La Préfecture de Police de Paris convoque 6 494 étrangers, polonais, tchécoslovaques ou autrichiens. 3 747 se présentent dans différents centres de Paris. Ils sont envoyés par train dans les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande. Ils arrivent à la gare de Pithiviers et sont détenus dans le camp voisin de quelques centaines de mètres. Entre 1941 et 1943, d’autres transiteront par cette gare avant d’être déportés au camp d’Auschwitz-Birkenau en Pologne où ils seront exterminés.

La particularité de cette gare est qu’elle a été fermée aux voyageurs dans les années 60. De ce fait, elle n’a subi ni transformation ni modernisation. Elle est restée à l’identique aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur lorsqu’arrivent les premiers internés juifs ou lors des départs de déportation.

Nos élèves devant le collège partenaire

Lundi 18 juin – 11h30 

Le groupe est arrivé au collège Geneviève de Gaulle – Anthonioz des Bordes dans le Loiret, où il fait une halte pour le repas avant de rejoindre la ville de Pithiviers après 7 heures de voyage environ, pauses comprises. Rencontrée lors de l’entrée au Panthéon de Geneviève de Gaulle – Anthonioz, l’équipe du collège a noué avec nos professeurs des contacts réguliers et leurs élèves feront l’an prochain une halte chez nous afin de permettre la réciprocité de l’échange. A vol d’oiseau, elle se situe à 38 km d’Orléans, préfecture du département et à une centaine de kilomètres au sud de Paris.

En savoir plus : Regarder le reportage de France 3 sur la gare de Pithiviers, visitée par nos élèves.

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