Des collégiens sur les traces des maquisards des Glières

Des collégiens sur les traces des maquisards des Glières.

Le plateau des Glières


Les élèves du collège Geneviève de Gaulle-Anthonioz des Bordes (Loiret) devant le collège Geneviève Anthonioz-de Gaulle de Cluses

Du lundi 13 mai au vendredi 17 mai dernier, les élèves de Troisième du collège Geneviève de Gaulle-Anthonioz des Bordes (Loiret) ont débarqué en Haute-Savoie pour découvrir nos montagnes et nos lieux chargés d’Histoire.

Le partenariat entre les deux collèges qui portent le nom de Geneviève de Gaulle est né lors d’une rencontre sur la colline Sainte-Geneviève à Paris, lors de l’entrée au Panthéon de cette grande résistante en mai 2015.

Depuis, les collégiens de Cluses sont déjà allés à deux reprises dans le Loiret (deux classes de 5e en mai 2016, puis deux classes de 3e en juin 2018). Cette année, le collège de Cluses s’est donc fait une joie d’accueillir les élèves du Loiret et leurs professeurs.

Les élèves écoutent leur guide attentivement

Mardi 14 mai, nous sommes partis visiter les sites des Glières : nous étions en 2 groupes, l’un qui allait à la nécropole de Morette et l’autre qui montait au plateau. J’ai fait parti du groupe qui est d’abord aller à la nécropole et nous avons eu un jeu de piste sur différents résistants du maquis des Glières. C’était génial ! Puis, nous sommes montés au plateau où nous avons d’abord déjeuné. L’après-midi, nous avons fait la visite des sentiers historiques sur le plateau avec un guide, et nous avons vu le monument d’Emile GILIOLI. La visite guidée a été captivante et le monument en béton armé est spectaculaire. J’ai adoré cette journée, j’ai appris de plein de choses passionnantes sur ce qu’ont vécu les résistants et la bataille du maquis des Glières.

Elena M., 3e6

Les élèves des deux collèges en visite sur le plateau des Glières

La nécropole de Morette

J’ai participé à la sortie scolaire qui a eu lieu au plateau des Glières durant une journée complète. J’ai appris que les résistants avaient vécu en altitude dans le froid et avec la faim au ventre pendant l’hiver 1944. Leurs conditions de vie étaient très difficiles. Je ne pensais pas que c’était à ce point-là. Si les résistants sont montés au plateau des Glières, ce n’était pas pour se cacher mais pour recevoir des armes qui étaient parachutées par les Britanniques. Comme les conteneurs étaient très lourds, ils s’enfonçaient dans la neige et c’était difficile pour les Résistants de les récupérer. Ensuite, nous sommes également allés visiter le cimetière de Morette, où il y a de nombreux résistants qui sont enterrés. Voir toutes ces tombes a été impressionnant.

Osman Y., 3e6

Devant le monument de la Résistance

A l’intérieur du monument

Vers 8h du matin, nous sommes montés dans le car pour aller à la nécropole de Morette. Une fois arrivés sur place, nous avons d’abord vu un film au musée départemental de la Résistance : ce film nous a présenté l’histoire du plateau des Glières avec le maquis qui s’est constitué là haut entre le 31 janvier et le 26 mars 1944 pendant l’occupation allemande. Ensuite, un guide nous a donné à chacun une feuille sur laquelle nous avions un parcours d’un résistant des Glières que nous devions découvrir à travers les différentes informations que nous relevions dans le musée, le Mémorial et la nécropole de Morette. J’ai ainsi appris la devise des résistants des Glières : « Vivre libre ou mourir ». Puis, une fois notre questionnaire rempli, nous avons repris le car pour nous rendre au plateau des Glières où nous avons pique-niqué. Après notre repas, nous sommes allés sur le plateau où une dame nous a guidés tout autour du plateau et nous a communiqués des informations précises sur l’histoire du maquis, la bataille de mars 1944 : ainsi, elle nous a raconté les conditions dans lesquelles vivaient les maquisards, ce qui s’était passé à l’infirmerie avec les nombreuses engelures, la mort de Tom Morel, pourquoi les chalets ont été incendiés par les Allemands. Elle nous a aussi décrit le monument des Glières qui trône au centre du plateau : la statue à l’intérieur, Jeanne, symbolise l’espérance afin ces événements ne se reproduisent plus jamais. Enfin, nous sommes rentrés en car au collège. Cette sortie était intéressante, nous avons appris ce qui s’était passé il y a 75 ans au plateau des Glières et nous remercions nos professeurs de nous y avoir emmenés.

Lena K., 3e6

Les élèves des deux collèges réunis sur le plateau

Lors de notre sortie au plateau des Glières, puis sur le site de la nécropole de Morette, nous avons appris que le plateau des Glières avait été choisi pour larguer des armes en provenance d’Angleterre pendant la Seconde Guerre mondiale. Les résistants de Haute-Savoie mais aussi de la France entière et même d’Espagne étaient chargés de défendre cette zone d’altitude en plein hiver afin que les différents parachutages aient lieu. Sous le commandement de Tom Morel et au péril de leurs vies, une centaine de résistants étaient montés sur le plateau pour réceptionner les armes. Cette opération a échoué en mars 1944, la Wehrmacht ayant réussi à reprendre le contrôle du plateau des Glières. Mais elle a réussi en août 1944 : plus de 3000 résistants sont montés sur le plateau récupérer des centaines d’armes parachutées. Cela a permis à la Haute-Savoie de se libérer seule de l’emprise des Allemands.

Constant P., 3e1

Les sentiers historiques du plateau des Glières

Lors de notre sortie scolaire aux Glières, nous étions en compagnie des élèves du collège Geneviève de Gaulle Anthonioz du Loiret et de Denis, le guide. Au cours de la visite du plateau, il nous a expliqué l’histoire du maquis des Glières. Grâce à des panneaux présents sur les sentiers, nous avons pu voir quelques photographies des événements qui se sont déroulés pendant l’hiver 1944.

Les maquisards étaient environ 450 hommes à être présents sur le plateau et à avoir combattu. Ils étaient de nationalités différentes (des Français, des Espagnols et même un Allemand) et de religions différentes (des chrétiens, des juifs, des non croyants).

Le chef du maquis était Tom Morel, lieutenant de l’armée française puis résistant. Après sa mort à Entremont, il a été remplacé par le capitaine Maurice Anjot.

Lors de cette balade sur le plateau, nous avons aussi admiré le monument des Glières réalisé par Emile GILIOLI. Cette sculpture s’appelle « le V de la Victoire » : c’est une immense sculpture en béton armé.

L’après-midi, nous sommes allés à la nécropole de Morette où nous avons regardé un film qui nous racontait tout ce qui s’était passé. Puis nous avons fait une activité par groupe de 4 : nous avons dû retracer le parcours d’un résistant qui a vécu et combattu sur le plateau. Nous devions rechercher des indices sur sa vie dans le musée départemental, sur le site de la nécropole et dans le Mémorial. J’ai travaillé avec mon groupe sur le résistant Angel Gomez, un résistant espagnol né en 1917 et décédé en 2012. C’était très intéressant.

Margot S., 3e1

Devant le monument de la Résistance

Nous avons participé à une sortie scolaire au plateau des Glières où nous avons découvert, après l’avoir étudié en classe, le site où ont vécu les maquisards des Glières lors de l’hiver 1944. iL y avait un monument sur le plateau : il représente la victoire de la Résistance, mais aussi les nombreux blessés et morts car il manque une partie du bras de la sculpture, qui demeure incomplète. Nous avons aussi vu un cimetière où sont enterrés les Résistants qui sont décédés lors de la bataille des Glières : il y a des Français, des Espagnols, des chrétiens, des juifs… Nous avons également regardé un film qui décrivait le déroulement des actions du maquis et de la bataille. J’ai appris que Tom Morel, le lieutenant qui dirigeait le maquis, avait été enterré d’abord sur le plateau puis dans la nécropole de Morette, où il repose actuellement.

Tom L., 3e1

Les élèves devant le Musée de la Résistance à la nécropole de Morette

Mardi 14 mai 2019, nous avons visité le plateau des Glières : c’était un endroit calme et plat, situé à 1440 mètres d’altitude et facilement repérable entre le Mont-Blanc, le lac d’Annecy et le lac Léman. Il a donc été choisi par les maquisards pour réceptionner les armes parachutées par les Anglais. Sur le plateau, aujourd’hui, il y a un monument qui rend hommage aux maquisards qui se sont battus pour préserver les libertés.

Mohammed-Ali H., 3e1

Le plateau des Glières observé de la nécropole de Morette

Les sentiers historiques du plateau

Le drapeau français marque le premier emplacement de la tombe de Tom Morel

Le matin, nous sommes allés à la nécropole nationale des Glières à Morette. Nous avons visité le cimetière et ses 105 tombes de résistants morts au combat pour la France, dont le plus connu est très certainement Tom Morel, le lieutenant qui dirigeait les maquisards des Glières. Nous avons également visité le musée départemental de la Résistance qui est un haut lieu de mémoire de la Résistance en France.

Puis nous sommes montés au plateau des Glières où nous avons reçu de nombreuses informations sur le site. Accompagnés d’un guide, nous nous sommes promenés sur le plateau : nous avons observé le site, les endroits où se tenaient les chalets dans lesquels s’abritaient les résistants. Nous avons également admiré le monument national de la Résistance réalisé pour rendre hommage aux combattants morts pour la France. Cette sortie m’a beaucoup marqué, car cette expérience de découvrir un site où ont lieu des combats a été très enrichissante.

Pajon Y., 3e6

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