Des classes de Troisième à la découverte du plateau des Glières

La devise du maquis des Glières (photo Chiara T)

Les classes de 3e4 et de 3e2 accompagnées par Mesdames Gallice, Jacquier, Bouchesèche, Olanier et Monsieur Faivre ont découvert le plateau des Glières et la nécropole de Morette.

Nous sommes partis à 7h55 du collège pour aller d’abord à la nécropole et au musée. Une gentille dame nous a accueillis et nous a fait faire une recherche sur un résistant du plateau des Glières. Il fallait trouver son âge, sa nationalité, sa religion, son appartenance politique, les raisons de son engagement dans la Résistance. Nous étions en petits groupes et chaque groupe avait un résistant différent. Il fallait trouver des indices dans le cimetière militaire ou dans le musée. À la fin de la recherche, chaque groupe a présenté aux autres le résistant sur lequel il avait travaillé. Nous avons donc pu comprendre les résistants des Glières étaient un groupe divers, avec différentes nationalités, religions, raisons pour s’engager dans la Résistance mais que tous ces résistants ont combattu pour la liberté et contre l’oppression nazie.

Ensuite, nous avons regardé un film documentaire sur la bataille des Glières, du moment où les résistants sont montés au plateau pour réceptionner les armes (fin janvier 1944) à la mise à feu du plateau par la Wehrmacht (fin mars 1944).

Ensuite, nous avons repris le car et nous sommes allés sur le plateau pour déjeuner. À l’époque de la guerre, la route que nous avons empruntée n’existait pas et les résistants devaient monter au plateau à pied et dans la neige (et il y avait beaucoup plus de neige à l’époque qu’aujourd’hui !).

Après notre dégustation, nous avons suivi une guide sur un chemin autour du plateau. Nous avons randonné et au fur et à mesure de la marche, la guide nous a expliqué pourquoi les résistants avaient choisi le plateau des Glières comme lieu de parachutage : c’est un lieu situé dans un triangle entre les points suivants : le Mont-Blanc, le lac Léman et le lac d’Annecy donc facile à repérer pour les aviateurs anglais et avec beaucoup de place pour larguer les armes et munitions. Les armes étaient parachutées dans des conteneurs (très grandes boîtes en forme de tuyau en fer dans lesquelles les armes étaient démontées pour rentabiliser au mieux l’espace). Les résistants ont aussi choisi ce plateau car les chemins d’accès étaient difficiles et que la route historique était toute petite.

Les conteneurs pour parachuter les armes (photo Chiara T)

Pendant la guerre, il y avait beaucoup de neige et les résistants mettaient des heures à récupérer les conteneurs qui s’enfonçaient dans plus de trois mètres de neige profonde. Parfois seuls 30 centimètres du conteneur dépassaient de la neige. Les avions anglais ne venaient pas tous les jours, mais seulement une fois par mois au moment de la pleine lune car la lune se reflétait plus facilement sur les lacs et sur les neiges éternelles du Mont-Blanc. Le chef du maquis recevait un message codé par la radio pour l’avertir du parachutage. Puis, quand les résistants entendaient un bruit de moteur d’avion, ils sortaient dehors et allumaient des feux pour préciser l’endroit où il fallait parachuter les armes.

La Wehrmacht (avec les troupes spéciales de montagne) a attaqué le plateau des Glières avec des armes violentes et destructives. Elle a brûlé tous les chalets, y compris ceux où habitaient des paysans, et notamment elle a détruit le chalet qui servait de lieu pour ranger les munitions. La guide nous a dit que quand le chalet avait été détruit, le toit avait volé en l’air d’au moins 500 mètres. Les résistants ont perdu contre la Wehrmacht car ils étaient moins nombreux, et ils ont dû fuir le plateau, certains se sont cachés dans des arbres pendant des jours. D’autres ont été tués en descendant du plateau par la milice. Enfin certains ont été arrêtés et déportés.

Pour finir notre visite, nous avons observé la sculpture du monument des Glières. Cette sculpture peut avoir différents sens et chacun d’entre nous peut y voir une signification particulière. Certains ont vu un V avec la lune qui éclairait au moment des parachutages ; d’autres ont vu un homme qui faisait le geste de la victoire avec les bras en l’air (les résistants ont gagné en août 1944 et ils ont libéré la Haute-Savoie), même si un bras est plus court car certains résistants sont malheureusement morts.

Puis nous sommes rentrés au collège en car. Ce fut une très belle journée. Merci.

Maellys D., 3e4

Monument d’Emile GILIOLI à la Résistance du plateau des Glières (photo Chiara T)

Le jeudi 10 mars 2022, deux classes de Troisième ont passé une journée au plateau des Glières et à la nécropole de Morette. Le matin, nous avons d’abord visité le musée et la nécropole : nous avons effectué une activité qui consistait à rechercher des informations différentes sur des résistants aussi bien dans le musée que sur le site de la nécropole. Puis, nous avons regardé un film historique qui explique pourquoi les résistants sont montés sur le plateau pendant la guerre et tous les événements liés aux Glières.

L’après-midi, nous sommes montés sur le plateau des Glières pour découvrir les lieux précis où les résistants ont effectué leur mission et où ils se sont battus pour la France.

Niuma S., 3e4

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La nécropole de Morette, avec la tombe de Tom Morel (photo Chiara T)

Nous sommes partis du collège à 8 heures. Nous avons eu environ une heure de trajet en car jusqu’à la nécropole de Morette. Nous étions deux classes (les 3e2 et les 3e4). Le matin, nous avons fait des groupes : chaque groupe devait rechercher des informations pour faire la biographie d’un(e) résistant(e). Puis, nous avons présenté chacun notre résistant. Dans la nécropole, j’ai vu la tombe de Tom Morel, le chef du maquis.

Vers midi, nous avons repris le car pour aller au plateau où nous avons déjeuné. Puis chaque classe est partie se promener sur les sentiers historiques du plateau avec un guide. Nous avons fait une boucle. La guide nous a montré les emplacements des chalets (tous ont été détruits, certains ont été reconstruits), où étaient les dortoirs des résistants, le hangar où étaient conservées les munitions reçues lors des parachutages, l’infirmerie… Enfin, nous sommes arrivés devant le monument national à la Résistance du plateau des Glières d’Emile GILIOLI. Nous avons visité l’intérieur du monument et la guide nous a expliqué que ce monument avait plusieurs significations. Le V est impressionnant, il mesure plus de 20 mètres de long et il peut symboliser la victoire des résistants sur l’oppression nazie.

Yusuf A., 3e4

Les élèves sur les sentiers historiques du plateau des Glières (photo Chiara T)

La visite du plateau des Glières et de la nécropole de Morette pour les six classes de Troisième a été financée pour 50% par un projet SIEL du département de Haute-Savoie et pour 50% par l’Association culturelle du collège Geneviève Anthonioz-de Gaulle de Cluses.

Les élèves de 3e4 au plateau des Glières

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