Notre visite du camp d’internement de Pithiviers

Les 3e9 écoutent la guide et lui posent des questions

Le camp de Pithiviers est un camp d’internement situé dans le Loiret, dans la région Centre Val-de-Loire. Il a été créé en mai 1941 et a été fermé en octobre 1943. Ce camp servait à enfermer des juifs avant de les déporter au centre de mise à mort d’Auschwitz-Birkenau. Le 14 mai 1941, avec la rafle dite du billet vert, plus de 3 700 juifs sont internés dans ce camp avant d’être envoyés à Auschwitz. Entre 1941 et 1943, plus de 16 000 juifs, dont 4 500 enfants, sont enfermés dans ce camp de transit. Seulement 115 personnes sur les 160 000 réussirent à s’échapper de ce camp d’internement.

Joseph Weismann, par exemple, a été l’un des enfants arrêtés lors la « rafle du Vel d’Hiv » de juillet 1942 et internés dans un camp du Loiret, celui de Beaune-La-Rolande. Mais il a finalement réussi à s’échapper avant d’être déporté à Auschwitz, comme ce fut le cas des autres enfants qui avaient été séparés de leurs parents.

Le monument avec les noms de toutes les personnes juives internées dans le camp de Pithiviers

Aujourd’hui, un monument honorant la mémoire de toutes les personnes qui ont été internées et qui sont mortes assassinées à l’Est de l’Europe a été créé sur la place de l’ancien camp. Seule l’ancienne gare et l’ancienne infirmerie existent encore à Pithiviers aujourd’hui.

L’ancienne gare de Pithiviers d’où partaient les convois de déportation

Mon avis :

J’ai trouvé qu’il y avait une ambiance assez calme là-bas, très peu de véhicules y circulent, il n’y a plus beaucoup de monde bien que la majorité du camp ait disparu et que de nouvelles habitations soient construites. J’ai apprécié la visite et toutes les connaissances que le guide  du CERCIL nous a transmises et expliquées sur place. Le guide nous a expliqué la différence entre une photographie réelle qui montre la vérité sur ce qu’était le camp d’internement de Pithiviers et une photographie de propagande dont seule une partie était sélectionnée pour être publiée dans un journal de la Collaboration. Je constate que c’est une ville avec un très lourd passé et qui a vécu de nombreux événements traumatisants.

 

Arnel 3e9

Romain, Amanillah et Amadou tiennent les différentes photographies du camp : nous devons faire la différence entre les photographies de propagande et celles qui décrivent la réalité du camp

2 commentaires

  1. Mon père fut prisonnier en 1941 soldat 1er classe -13 rta au nom Ouddane mustapha.

  2. N’oublions pas les camps français premier jalon vers les camps nazis !

    Plasticienne engagée, j’ai réalisé une série intitulée « Enfant de parents» sur la présence des camps en France pendant la seconde guerre mondiale. C’est un sujet totalement méconnu, voire occulté par les français en général. C’est grâce notamment aux collections philatéliques que j’ai pu trouver des enveloppes avec l’ adresse des camps pour cette réalisation.

    Cette série fut exposée à trois reprises à Chambéry en Savoie, Villard-Bonnot et à Uriage en Isère.

    A découvrir : https://1011-art.blogspot.fr/p/enfant-de-parents.html
    Mais aussi : https://1011-art.blogspot.fr/p/lettre.html

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