Soirée de réflexion sur les écrans de jeudi 21 janvier

Un public d'une cinquantaine de parents,jeunes, soignants et enseignants a été attentif à la présentation de Martine Chautagnat et Elodie Dayet, respectivement psychologue et éducatrice spécialisées en addictologie. Leur éclairage sur ce sujet de société a été argumenté et chiffré afin que chacun affine son positionnement éducatif en pleine conscience.Les écrans sont devenus indispensables et il s'agit de bien les utiliser pour en bénéficier pleinement.La moyenne de sept écrans par famille en province explique les trente heures hebdomadaires que les 12-17 ans leur consacrent. Les parents ont-ils pleinement conscience de la nécessité de veiller à la qualité de l'exposition aux écrans de leur jeune ? L'apprentissage des choix se fait au quotidien des années durant et est conditionné par la maturation du cerveau : les émotions étant mieux controlées par le développement des capacités de raisonnement sur les dernières années de l'adolescence. Les apports positifs de certains jeux existent bel et bien, favorisant l'intelligence visuelle, l'agilité motrice et les relations sociales.D'autres banalisent les gestes violents,génèrent la perte d'empathie, véritable frein au vivre-ensemble et respect d'autrui. Les réseaux sociaux envahissent la spère privée des jeunes nuit et jour. Internet véhicule de bonnes et de nocives informations qui nécessitent le pilotage de l'adulte. Les précautions du neuropsychiatre Tisseron ont été rappelées: ne pas exposer les moins de trois ans et surtout jouer avec eux,ne pas offrir de consoles de jeux au moins de six ans mais leur faire découvrir leurs possibles, ne pas exposer à internet l'enfant avant 9 ans puis toujours l'accompagner. Les conférencières ont sans doute espéré avoir apporté assez d'éléments de réflexion quand elles ont soulevé avec pudeur la question des chambres des jeunes, suréquipées d'écrans en accès libre, le doudou téléphone portable vibrant de textos sous l'oreiller !!!