mardi 24 novembre 2020

Cité scolaire Saint-Exupéry

de Bourg-Saint-Maurice

  • 107 rue du pré de foire
  • BP 18
  • 73700 BOURG-SAINT-MAURICE
  • 04 85 96 11 00
  • 04 79 07 24 27
Académie de Grenoble
 
Education nationale
 
 
 
  • Cité scolaire Saint-Exupéry de BOURG-St-MAURICE
  • Cité scolaire Saint-Exupéry Bâtiments vus de la cour de récréation

Festival des Arcs : la section euro rencontre Guillaume Calop

G Calop

Cette année, le focus du festival du film européen des Arcs est consacré à l’Irlande. Les élèves de la section euro (premières ES) sont allés demander à Guillaume Calop, le directeur général du festival, pourquoi…

(scroll down for the English version)

 

Pourquoi avoir choisi de centrer le festival sur l'Irlande ?

Chaque année, on met un pays à l'honneur, on a pour objectif dans les 30 années du festival qui vont venir de faire le tour de l'Europe (rire). Plus sérieusement, on a fait la Hongrie (plutôt à l'est), le Danemark (au nord), l'Italie (plus au sud), la Belgique (plus central) et voilà on a envie de faire le tour de l'Europe. Il nous a semblé intéressant de faire l'Irlande qui a cette particularité d'être un peu dans le bloc anglo-saxon, donc un peu à cheval entre l'Europe et l'Amérique. En fait, en Irlande, ce qui est intéressant c'est que, comme ils parlent anglais, ils arrivent mieux à vendre leur films aux États-Unis que nous qui sommes dans le reste de l'Europe et il y a un star système qui est plus développé car il y a plus d'Irlandais qui vont travailler, être acteurs aux États-Unis. Par exemple, Jack Reynor, un jeune comédien Irlandais, qui est dans notre jury cette année, avait été repéré dans le film What Richard did ? Quand il est venu aux Arcs pour ce film là, il a eu un coup de téléphone de Steven Spielberg qui lui a proposé de jouer dans Transformers 4 et maintenant il est dans beaucoup de films américains et européens. L’Irlande est donc en quelque sorte une passerelle entre l'Europe et les États-Unis avec quand même une racine plus patriotique, contrairement aux autres anglais qui eux sont complètement orientés sur les USA. C'est intéressant de voir ce qui se passe en Irlande.

 

Qu'est ce qui caractérise le plus le cinéma irlandais ?

C'est un mélange de cultures anglo-saxonnes, avec des trames narratives qu'on connaît assez bien grâce au cinéma américain, mais quand même avec une touche locale importante et puis pas mal de films indépendants qui en plus peuvent très bien réussir. Par exemple Once, réalisé par John Carney (le réalisateur qui a fait New York Melody) : il a fait ce film avec très peu d'argent et ça a été un carton absolu qui a eu un oscar aux USA pour sa musique. C'est vraiment ça le cinéma Irlandais. C'est un mélange d'indépendance et de grands films internationaux.

 

Quelles sont les conséquences pour le pays choisi ?

Quand on fait un focus sur un pays, on donne déjà à voir ces films pour le grand public, c'est une façon de faire la promotion du pays et de sa culture. Généralement on est soutenu par l'ambassade irlandaise, parce qu'ils pensent que c'est bien de promouvoir leur culture à l'étranger. Également, dans le village des coproductions, on sélectionne 2 ou 3 projets spécifiquement Irlandais donc ça va leur permettre de participer aux événements professionnels et d'avoir plus d'opportunités de rencontrer d'autres professionnels pour faire des films. Et on fait la même chose pour le Work-in-Progress. C'est des opportunités professionnelles et de communication pour faire rayonner la culture irlandaise.

 

Comment avez-vous choisi les films irlandais ?

Quand on sélectionne les films pour le focus, on essaye de panacher les grands noms du pays :  par exemple, cette année il y a Neil Jordan, un réalisateur qui a fait de grands films comme Entretien avec un Vampire et Michael Collins. Il a aussi réalisé Byzantium, son dernier film, qu’il viendra présenter. Il y a aussi Bloody Sunday de Paul Greengrass, un grand classique sur le Bloody Sunday irlandais. C'est un grand évènement de la guerre civile Irlandaise. Après on a Au nom du père de Jim Sheridan qui a reçu plusieurs oscars et qui a été reconnu à l'international. John Boorman, un des grands réalisateurs irlandais, a passé la plupart de sa vie en Irlande mais n'est pas Irlandais. Il y a des réalisateurs qui sont plus à découvrir comme Ian Fitzgibbon qui a déjà eu un film en compétition ici ou John Carney, John Crowley, ou des tout nouveaux venus comme Terry MacMahon, voilà donc c'est vraiment un espèce de mélange entre donner des points de repères au public et puis ensuite l’amener vers des choses avec un peu plus à découvrir. On fait un tour d'horizon et généralement on prend plutôt des films récents, on a envie de montrer la vivacité du cinéma de ce pays là aujourd'hui.

 

Quelle image les films Irlandais à l'affiche donne t-il de l'Irlande pour les spectateurs ?

Je crois que il y a un petit peu de tout, je dirais qu'il y a souvent le thème de l'histoire de l'Irlande comme la guerre civile, ça c'est très, très présent dans les films irlandais, c'est très important pour eux. Il y a aussi le problème de l’alcoolisme, qui est présent en Irlande qu'on retrouve comme un thème récurrent dans les films. Généralement je dirais que c'est toujours des films ou il y a un message d'espoir. Il y a des problématiques mais il y toujours de l'espoir : c'est le coté un peu anglo-saxon de leur façon de raconter les histoire. Par exemple dans Good Vibrations, c'est vraiment un film centré sur un homme qui est à Belfast en pleine guerre civile, qui ouvre un magasin de disque en plein milieu de la rue la plus dangereuse de Belfast et qui va faire émerger la scène punk malgré les conditions de guerre. Il y a toujours une espèce de sentiment d'espoir qui est souvent présent dans les films.

 

Qu'elles sont les qualités requises pour qu'un pays fasse l'objet du focus ?

En fait, il n'y a pas de qualités requises pour qu'un pays soit choisi puisqu'on a pour objectif de tous les faire à un moment ou à un autre. On va chercher ce qui a de meilleur dans le pays pour le faire émerger et pour faire en sorte de proposer ce qu'il y a de meilleur aux spectateurs. Par exemple l'année dernière c'était un peu difficile de faire émerger un nombre intéressant de films de l'ex-Yougoslavie car on a dû regrouper des réalisateurs venant de Bosnie et de Croatie pour proposer quelque chose d'intéressant. Donc, là, en Irlande, c'est vrai qu'on a un choix de films assez riches pour qu'on puisse proposer de tout.

 

Merci à Guillaume Calop d’avoir accordé de son temps.

 

 

-------------------------

 

 

This year, the focus of the European film festival in Les Arcs is dedicated to Ireland. Students from the European section (premières ES) at Bourg St Maurice high school interviewed Guillaume Calop, the general manager of the festival, about this choice.

 

Why did you choose to center the subject of the festival on Ireland?

Every year, we focus on a country. Our goal is to discover all of Europe in the next 30 years of the festival. More seriously, we dealt with Hungary (rather in the East), Denmark (in the North), Italy (further South), Belgium (more central). We want to do all of Europe. We thought it was interesting to focus on Ireland. What is special about Ireland is that it is an English-speaking country located between Europe and America.

Actually, what is intriguing with this country is that, since people speak English, it's easier than for other Europeans to sell their movies in the USA. Also, there is a star system which is more developed because there are more Irish who go to work or want to be actors in the USA.

For example, Jack Reynor who is a young Irish actor, and who is part of our jury this year, had been spotted in a movie which is called What Richard did? When he came to Les Arcs for this movie, Steven Spielberg called him in order to suggest him to act in Transformers 4. Now, he is a great actor in American and European movies. Ireland is like a bridge between Europe and the USA but what is special about Ireland is that it is more patriotic than other Britons who are completely focused on the USA. It is interesting to see what takes place in Ireland.

 

What most characterizes Irish cinema?

It's a mix between different English-speaking cultures. It mixes a famous, American way of telling stories with a typical Irish touch with a lot of independent movies which can be very successful. For example, Once was directed by John Carney, the director of New York Melody. He made this movie without much money but it was a huge success. He won an Oscar in the USA for the music, this is the real Irish cinema. It's a mix of independence and international blockbusters.

 

What are the consequences for the country you selected?

When we have a focus on a country, we make the film accessible to a wider audience. That's a way of promoting the country and its culture. Generally, we are supported by the Irish embassy, because they think it's good to encourage Irish culture abroad. Also, in our co-production village, we select 2 or 3 Irish projects, so it's an opportunity for Irish filmmakers to take part in this kind of events and to meet other professionals to make films. And, we also do the same thing for the Work-in-Progress. There are professional opportunities and opportunities to promote a specific European culture.

 

How did you choose the Irish movies?

When we select the focus movies, we try to mix famous people from the country. For example, this year we have Neil Jordan who directed Interview with a Vampire and Michael Collins. He will present his latest movieByzantium. There is alsoBloody Sunday by Paul Greengrass, a great classic on the Irish Bloody Sunday. It’s an important event in the Irish civil war. Then, we have In the Name of the Father by Jim Sheridan who was awarded several Oscars and received international acclaim. John Boorman, one of Ireland’s greatest directors, spent most of his life in Ireland but he isn’t Irish. There are less well-known directors we would like to promote, like Ian Fitzgibbon who already had a movie in competition here or John Carney, John Crowley, or newcomers like Terry MacMahon, so it’s really a sort of mixture between giving the public famous names and making them discover less mainstream and more challenging things. Generally we choose recent movies. We want to show how lively the cinema of this country is today.

 

What image of Ireland do these movies show to spectators?

I think it's a bit of everything. There is the theme of Irish history like the civil war – it is very, very present in Irish films, it's very important for them. Also there is the problem of alcoholism which is very present in Irish films, it's a recurrent theme. Generally I would say that it's always films with a message of hope. Of course there are problems but there is always hope. I think it's their way of telling stories. For example in Good Vibrations, the director focuses on a man who is in Belfast during the civil war. He opens a record shop in the most dangerous street of Belfast and he becomes a driving forceinthe punk scene despite war conditions. There is always a sense of hope that is often found in films.

 

What qualities are required for a country to be the subject of focus?

In reality, there aren't any required qualities because we want to present all European countries at one time or another. We pick out the best in the country to promote it and to offer viewers the best films. For example, last year it was a bit hard to promote a number of interesting films from ex-Yugoslavia because we had to lump together directors from Bosnia and Croatia to offer something interesting. This year in Ireland, it is true that we have a choice of movies which are rich enough so that we can offer a bit of everything. 

 

Thank you to Guillaume Calop for his time.

 

novembre 2020
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
novembre 2020
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30


Une question concernant la scolarité d'un élève, sélectionnez "Secrétariat". Un problème technique (mot de passe, dysfonctionnement, ...), sélectionnez "Webmestre".