Orientation

L’Ecole de traduction de genève et les tests d’admission

mardi 8 novembre 2011 par Marie-Claire Remillieux

L’Ecole de traduction de Genève accueille régulièrement quelques élèves de la CSI Attention : c’est à vous de faire les démarches et la date limite d’inscription est souvent autour de fin janvier

Descriptif que m’a envoyé une ancienne élève de la CSI L’École de Traduction et d’Interprétation (ÉTI) de Genève est une école de traduction parmi les plus réputées. C’est une des facultés de l’Université de Genève. Elle se fait en cinq ans, à savoir trois ans de Bachelor (l’équivalent de la licence en France) de Traduction, et deux ans de Master de Traduction ou d’Interprétation. Il est nécessaire de passer un examen d’entrée, qui a lieu en mai, auquel il faut obtenir une moyenne de 4/6 (13,3/20). Cet examen n’est pas un concours, dans le sens qu’il n’y a pas de numerus closus, et comporte trois épreuves écrites de deux heures chacune, une en langue maternelle (il ne faut pas avoir moins de 3/6 à cette épreuve) et deux en langues passives. Il s’agit du résumé d’un article, de quelques questions sur cet article, et d’un développement sur un sujet donné. Les chances de réussir cet examen pour un élève de la C.S.I. sont plutôt élevées, surtout s’il fait partie des niveaux les plus élevés dans sa langue de section, et s’il est bon également en LV1. Les frais d’inscription de cette école sont relativement bas lorsqu’on les compare à ceux de l’ESIT, l’école de Paris. En effet, étant donné qu’il s’agit d’une faculté de l’Université de Genève, les frais d’inscriptions sont les mêmes que pour tous les autres étudiants (500 francs ou 325 euros par semestre). Lors de ces cinq années d’études à l’ÉTI, une année est passée à l’étranger, dans le but de renforcer ses langues passives. Il est possible de passer les deux semestres dans deux pays différents. Cet échange est très facilité par l’école, et de nombreuses places sont proposées dans beaucoup de pays différents, en Europe mais aussi en Amérique (la Suisse, bien que hors de l’UE, fait partie du programme Erasmus). Le nombre d’heures de cours hebdomadaire varie entre 15 et 20 heures de cours, plus deux heures de travail personnel par jour. Il n’y a presque aucun contrôle continu, les examens ont lieu à la fin de chaque semestre (il faut également atteindre la note de 4/6 à chacun d’entre eux). Le rythme de travail ne pose aucun problème à tout élève sérieux sortant de la C.S.I. Les matières étudiées sont très variées : traduction, langues passives, langue maternelle (l’accent est mis sur celle-ci, car le futur traducteur est cené la maîtriser parfaitement), droit, économie, informatique… Le cours d’économie, obligatoire, pose problème aux élèves n’ayant pas fait d’études scientifiques ou économiques. Un des grands problèmes de la vie genevoise est le logement, rare et cher. C’est pourquoi il faut se charger de cet aspect dès la connaissance des résultats de l’examen, et faire des demandes dans le plus de résidences possibles.

Les tests d’admission racontés par une ancienne élève de la CSI 2009-2010 : Première année de Bachelor à l’Ecole de Traduction et d’Interprétation (ETI) de Genève 2010-2011 : Deuxième année de Bachelor à l’ETI automne 2011 : Troisième année de Bachelor à l’ETI printemps 2011 : Echange Erasmus à Grenade pour le dernier semestre de Bachelor.

Lorsque j’ai passé l’examen d’entrée de l’ETI il y a bientôt trois ans, il y avait trois épreuves : une de français, une d’anglais et une d’espagnol. L’épreuve de français contenait un article tiré du Monde diplomatique. Il fallait dans un premier temps en faire un résumé (pas plus d’1/3 du texte d’origine, sans reprendre les exemples contenus dans l’article), puis répondre à deux questions visant à éclaircir le sens de deux phrases assez complexes. Enfin, il fallait commenter une question un peu philosophique en lien avec le sujet de l’article. Le contenu des épreuves d’espagnol et d’anglais sont à peu près les mêmes. Il y avait un article de El País pour l’espagnol et un article du Times pour l’anglais. Il fallait faire un résumé en français de l’article (ce qui a peut-être changé depuis) puis répondre à quelques questions de compréhension en français. Enfin, il fallait répondre à une petite question de dissertation, cette fois dans la langue de l’examen. Normalement, le niveau en anglais et en espagnol doit être équivalent, mais dans la pratique, on est toujours meilleur dans l’une des deux langues. Pour se préparer, il faut lire des articles tirés des journaux mentionnés. L’examen qui est considéré comme étant le plus difficile est celui de français car il faut bien soigner son orthographe et sa grammaire, et les articles du monde diplomatique sont souvent un peu compliqués à comprendre. L’examen d’entrée (car il ne s’agit pas d’un concours, tout le monde a ses chances) est noté sur 6, la moyenne en Suisse étant à 4/6. La moyenne des trois épreuves doit donc être supérieure ou égale à 4, et la note de français ne doit pas être inférieure à 3,5.

Descriptif d ‘une ancienne élève de la CSI Bac 2009 (TS) Un autre élève TL Bac 2009 s’est aussi inscrit dans cette école ainsi qu’une élève de TS Bac 2010

Consulter la rubrique futurs étudiants du site internet de l’école http://www.unige.ch/traduction-interpretation/futurs-etudiants.html


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