L’aigle

vendredi 18 janvier 2019
par  Iris
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Bonjour je m’appelle Anaë, j’ai 18 ans. Cela fait bientôt un an que je suis en soins intensifs dans un des meilleurs hôpitaux de Moscou, en Russie. Je pense qu’écrire mon histoire m’aidera à surmonter cette terrible épreuve.

Le jour de mon 17 anniversaire, j’eu le droit de me faire tatouer un aigle sur le poignet. J’étais aux anges. Mais cela fut beaucoup plus douloureux que ce que l’on m’avais raconter. J’avais l’impression qu’on me marquait au fer rouge. Quand cette abominable torture prit fin, l’aigle disparu subitement. J’avais tout de même eu le temps de l’apercevoir, c’était la copie conforme de l’animal qui posait pour nous. Il était tout bonnement magnifique. Il appartenait à l’artiste tatoueur. Je poussai un hurlement de stupeur et d’effroi,et l’homme assis en face de moi en resta bouche bée. Il me conseilla de revenir dans deux semaines pour éclaircir ce mystère. Durant les deux semaines qui suivirent mon tatouage réapparut, toujours aussi resplendissant. Je fis des recherches sur l’homme qui m’avait tatouée, je ne connaissais rien de lui, même son nom. Après plusieurs minutes de recherches, je découvris qu’il était mort et que son corps avait été totalement déchiqueté par son aigle. Je trouvai cela absurde et crus qu’il s’agissait d’une erreur. De toute manière je devais repasser demain après-midi, les deux semaines s’étaient écoulées. Sur le chemin, la sensation que j’avais éprouvée au moment où l’on m’avait tatouée : une brûlure atroce réapparue. Dés que je passais la porte de la boutique l’aigle disparut. Je fus prise de sueurs froides et mon inquiétude montait en flèche. Je décidai alors de poser cette question qui me tourmentait. Je lui demandai s’il connaissait un homme qui s’appelait Picus Keblikati. Je finissais à peine ma phrase, qu’i- s’écroula sur le sol, pâle, raide, mort. C’est alors qu’un courant d’air, si puissant qu’il me fit vaciller, s’engouffra dans la pièce. L’aigle qui était jusqu’alors, paisiblement posé sur son perchoir me fonça dessus et me transperça la peau avec son bec, à tel point qu’il m’en arracha des parcelles, mettant ma chair à nue. J’essayai tant bien que mal de me dégager, de le fuir, mais, rien n’y fit. Voilà comment je me retrouve ici, allitée et faible.