Ethel/Vango

dimanche 25 mars 2012
par  Lise B
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Everland, dimanche 22 mai 1936

Vango, Vango, Vango...

Jamais je ne me lasserai de dire ton prénom. Vango, deux syllabes, trois consonnes, deux voyelles, Ethel, deux syllabes, trois consonnes, deux voyelles.

Vango, Vango, Vango...

Quand je ferme les yeux, je me souviens de tout, de tes yeux luisants, de ta douce voix, de ton teint pâle, de ton rire et de ton sourire, de ton regard inquiet, de ta silhouette, de la chaleur de ta peau. Mais ce ne sont, malheureusement, que des souvenirs car chaque seconde nous sépare un peu plus. Chacune de ces secondes, est pour moi, un temps de souffrance.

Vango, Vango, Vango...

Rapelle-toi du mouchoir que tu m’as laissé. Ce mouchoir que pour rien au monde je ne quitterai... C’est la seule chose réelle qui me reste de toi... Ce mouchoir qui me caresse la peau... Ce mouchoir qui me donne de l’espoir... Ce mouchoir dont le "V" suivi d’une étoile reste ma seule source d’énergie... Ce mouchoir qui m’aide à m’accrocher...

Vango, Vango, Vango...

J’aurais dû profiter de chaque seconde passée avec toi, à chacune d’elle, j’aurais dû te dire les quatre petits mots qui, assemblés, forment le secret de la vie. Mais j’ai été muette, néanmoins, elles ont été des secondes de bonheur qui resteront gravées dans mon coeur à jamais.

Vango, Vango, Vango...

Je ne sais quand ni où tu liras cette lettre, mais je te promets que tu la liras.

Vango, Vango, Vango...

Tu me manques. Jamais je n’aurais dû te laisser partir.

Ethel dont tu as volé le coeur. JPEG - 7.6 ko