Timothée de Fombelle

dimanche 29 avril 2012
par  Amani B
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La bibliothèque s’est envolée, un après-midi de grand vent (comme dans Vango, 300 mètres au-dessus de l’Atlantique), emportée au-dessus de Grenoble, le le 30 mars 2012.

Timothée de Fombelle nous a parlé du poids des livres. Peut-être à rapprocher de celui des bagages des passagers du Graf Zeppelin ? Il nous a dit que l’on s’attache beaucoup à ceux que l’on a le plus de plaisir à écrire. Son histoire préférée, c’est celle qu’il écrira demain. Ce sera peut-être bientôt une histoire autour des contes de fées.

Tous les chemins mènent à l’écriture.

Pour Vango, Timothée de Fombelle avait envie de traverser le siècle dans une voiture vrombissante.

Il nous a longuement parlé de l’écriture, de ses personnages : Nils Amen aurait du disparaître mais Timothée de Fombelle s’est attaché à ce personnage et il a pris plus d’importance dans le roman qu’il ne l’avait prévu ; La Taupe n’était pas dans ses plans non plus. Deux personnages en conflit avec leurs parents.

Le plaisir de l’auteur est de grossir les choses : un personnage pèse 150kg, un autre le poids d’un grain de riz ; peut-être trouverez-vous une invraisemblance dans la première édition du 2e tome de Tobie Lolness (traduite en 29 langues). L’arbre de Tobie pourrait être un banyan d’Asie, un flamboyant de Côte d’Ivoire, un chêne des deux Sèvres...

Nous avons eu la chance de voir une carte dessinée par François Place : Vango et Ethel sur les toits de New-York. Une belle surprise de plus en cet après-midi venté du mois de mars ; un exemplaire du Time de 1929 dont nous avions trouvé une copie dans nos recherches.

Cette rencontre a eu lieu dans le cadre du Printemps du livre de Grenoble. Vous en trouverez un compte-rendu en cliquant sur ce lien