De Valloire à Chicago

dimanche 29 avril 2012
par  Amédée
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Cher John Mulligan,

J’ai retrouvé l’une des lettres de Lady Drummond Hay, postée du Zeppelin Hindenbourg (Luftschiff Hindenburg) comme celle qui était parvenue à Mrs Clara Adams le 8 mai 1936. Je vois que cette journaliste est encore très active sur internet. Je n’ai pas encore pris le temps de me préoccuper de ma postérité numérique, trop occupé par la rénovation du fort du télégraphe, mais je vais y penser.

Cela fut pour moi l’occasion de repenser à ces années passées à parcourir le monde en compagnie de quelques amis très chers que j’ai eu la surprise de retrouver à bord d’un livre merveilleux se déroulant à bord de Zeppelins, de bolides à moteurs d’avions que j’aurais bien essayés dans la montée du Télégraphe, du Galibier avec un petit retour par la Croix de fer si je n’avais eu besoin d’acheter un camion citerne pour y parvenir.

J’ai été assez amusé d’être réduit au pseudonyme d’un ignoble marchand d’armes, alors que vous étiez transformé en confesseur du gangster Al Capone puis en moine reclus, cardinal du sud d’un monastère secret et invisible bercé par la lave du Stromboli... Quel personnage, ce Voloï Viktor, tout de même, vous en conviendrez ! Ceci dit, j’aime autant cela que la traite des peaux de castor ou encore cette Madame Victoria

Je vais tout de même me permettre de vous dévoiler une partie des résultats de mes recherches : Virgile est un prénom porté à Valloire à l’époque de Vango, avec Elysée, Moïse, Cyrille... En revanche, s’il y a une ou deux familles "Valloire", il n’y a pas de "de Valloire". Seuls nobles Valloirins, les Rapin. Je dois une partie de ces résultats à l’un des membres de la société d’histoire et d’archéologie de Maurienne. Pour ce qui est des Amédées, je vous laisse chercher du côté des blanches mains.

En ce qui concerne la contrebande que pratiquait Gaston Balivert, elle a plutôt touché les Valloirins avant l’annexion dans le cadre du commerce vers la France. Vers l’Italie, c’était plutôt le fait de la haute Maurienne.

Dans les années 1930 Valloire faisait déjà figure de commune moderne, voire avant-gardiste en Maurienne. Le col du Galibier assurait un trafic important et c’était déjà une station d’hiver et d’été fréquentée par la bonne société.

A tout hasard je vous citerais bien aussi la prière du Valloirin, mais je vous conseille plutôt de la découvrir par vous-même...

Baron Virgile Amédée de Valloire