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Invictus —

jeudi 22 avril 2010, par Miriam & Marie

[|INVICTUS |]

« Je suis le maître de mon destin, le capitaine de mon âme ». afrique de sud. 1994.

Nelson Mandela, récemment sorti de prison, vient d’être élu président.C’ est le premier chef de l’Etat noir, choisi par l’ensemble de la population sud-africaine.L’apartheid lui a laissé un pays dévasté par laz haine opposant las Noirs et les Blancs. Pour unifier son pays, il va s’allier avec le capitaine des Springbocks, François Pienaar, et tenter un pari fou : remporter la coupe du monde de rugby 1995…

La manière dont ce film est tourné nous plonge dans une restitution époustouflante des événements historiques formant le passé du peuple sud-africain. Dans ce film, la caméra adopte différents point de vue montrant ainsi les réactions de plusieurs groupes de personnes pour un même événement. Cette technique permet de faire ressortir la forte opposition entre le début du film, où la séparation entre Noirs et Blancs est nette, et la fin, où les exploits sportifs créent des liens au-delà des origines raciales. Cepedant, certains pourront trouver que le scénario est trop prévisible. Effectivement, la fidelité au événements permet au spectateur de connaître l’issue du film. Mais quelques scènes bien menées apportent un certain suspense surtout quant à la sécurité du président Mandela.

On retrouve dans Invictus, les valeurs défendus par le réalisateur Clint Eastwood qui, déjà dans le film Gran Torino, dénoce le racisme. Morgan Freeman, acteur favori du réalisateur, est une nouvelle fois à l’affiche. Il interprète le personnage de Nelson Mandela, lequel a personnellement insisté pour que le comedien accèpte ce rôle. A ses cotés, Matt Damon nous surprend par l’exellente performance qu’il réalise à travers le rugbyman François Pienaar. Comme il avait déjà fait dans quelques-uns des ses films précédents, Clint Eastwood travaille en collaboration avec deux de ses fils : Scott Eastwood en tant qu’acteur (Joel Stransky) et Kyle Eastwood sur le plan musicale. Le travail éffectué par ce dernier est très réussi : il contribue à rendre les scènes plus vivants et réelles, tout en renforçant les émotions du spectateur. Par ailleurs, nous trouvons que l’interprétation finale de l’hymne national par l’ensemble de la population sud-africaine est une scène particulièrement émouvante et significative de l’harmonie retrouvée.

Ce très beau film est à la portée de tous. Chacun y trouvera son compte à travers les événements sportifs ou les aspects historiques. C’est en tout cas une magnifique leçon d’humanite que nous livre Nelson Mandela. Comme il le dit lui-meme, il n’a non pas effectué un calcul politique mais humain. Cet incroyable personnage, en réconciliant les differentes éthnies, aura permis un nouvel avenir pour l’Afrique du Sud. « Invictus », magnifique poème du XIX° siecle, donne son nom au film. C’est grâce à ce poème que Nelson Mandela resistera a vingt-sept ans d’emprisonnement puis aura la force de pardonner à ses geôliers. Grâce à Invictus, la transmission de ce message de paix est assurée :

« Aussi étroit soit le chemin,
Bien qu’on m’accuse et qu’on me blâme,
Je suis le maître de mon destin,
Le capitaine de mon âme. »
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