L’accueil de l’EANA, élève allophone nouvellement arrivé

Accueillir, c’est donner du temps à l’élève et à sa famille, c’est l’informer et s’informer autant que la communication le permet, en s’appuyant éventuellement sur des tiers : associations, membres de la famille arrivés antérieurement….

C’est aussi laisser à l’élève le temps de l’adaptation et respecter son histoire antérieure, tout en lui proposant des aides pour qu’il puisse arriver à construire des repères dans le temps, dans l’espace et dans les outils qu’on lui propose. Ainsi, la qualité de l’accueil, la visite des locaux, la présentation des adultes et des autres élèves, la distribution d’un emploi du temps scolaire et péri-scolaire illustré, la présentation d’un adulte et d’élèves tuteurs pourront faciliter son insertion.

Accueillir un EANA, c’est également pouvoir le situer dans son parcours scolaire antérieur pour mettre au point pour lui un projet individualisé, ce qui implique le travail d’un réseau finement maillé. En octobre 2012, corollairement à la parution de trois circulaires organisant les CASNAV, la scolarité des "élèves allophones nouvellement arrivés" et celle des "enfants issus de familles  itinérantes et de voyageurs", un outil d’aide au pilotage, montrant des modes d’organisation et des dispositifs pertinents, a été mis à disposition sur Eduscol.

On accueillera d’autant mieux les EANA qu’on aura mené une réflexion approfondie sur l’apprentissage de la langue, sur les spécificités de la langue française et de son enseignement. À cet égard, on lira avec grand profit le document intitulé "Concepts clés sur l’apprentissage du français langue de scolarisation", également publié sur Eduscol en octobre 2012.

D’un point de vue pratique, les procédures d’accueil varient d’un département, d’un territoire à l’autre. Pour connaitre ces modalités, il faut se renseigner auprès des coordonateurs départementaux. Vous trouverez leurs coordonnées et des renseignements sur les pages correspondantes, accessibles dans la section "Organisations académique et départementales" du menu à droite.


Accompagner l’élève


Le tutorat

Un élève nouvel arrivant a besoin d’être aidé dans la prise de repères. L’enseignant ou le chef d’établissement ne peut pas toujours y suffire. On peut confier ces tâches de soutien à plusieurs élèves à tour de rôle sur la base du volontariat. C’est un rôle qui les valorise mais aussi leur permet de prendre contact plus rapidement avec l’élève, de prendre conscience du cheminement de l’élève, des obstacles qu’il a à franchir et de stratégies qu’il va devoir mettre en place pour l’aider à les dépasser. Un tuteur peut être utile dans le domaine des apprentissages mais aussi dans celui de la vie quotidienne de l’établissement : prise de connaissance des locaux, de l’emploi du temps, informations sur les changements éventuels d’emploi du temps, les évènements particuliers (sorties), les informations sur le matériel, la cantine, les activités périscolaires organisées à l’intérieur de l’établissement ou dans son environnement proche.

Ce rôle va être amené à disparaître progressivement mais il peut être utile à un ENAF « deuxième année » intégrant à plein temps une classe du cursus ordinaire de bénéficier au début d’un tutorat.


Suivi des élèves du 1er degré

Lorsqu’un travail extérieur à la classe ordinaire est effectué, par un maitre CRI ou CLIN itinérant, il est nécessaire d’y avoir un lien. Le travail peut être formalisé au travers d’une fiche qui fixe l’objet du travail. Les enseignants produisent généralement leurs propres documents adaptés à leurs contextes et à leurs façons de travailler. Voici un exemple de fiche de suivi très simple à utiliser.  

Nancy Durand, formatrice FLS et enseignante CRI, a élaboré un cahier de vie  très complet avec un guide pédagogique pour son utilisation qui permet non seulement un lien entre la classe mais permet aussi un travail commun concerté entre les deux enseignants.