|
Circuit
du vieux Voreppe
Cliquez sur le plan pour l'agrandir dans une
nouvelle fenêtre et l'imprimer
Départ de
la visite du vieux Bourg :
Parking de
la Roize
Prendre la rue
Porte Saint-Laurent.
1 LA PORTE SAINT-LAURENT : trace d'une porte de la ville.
2
L'EGLISE ROMANE aussi
nommée La
vieille église.
3 LE CHEMIN DE CROIX DU CIMETIERE : taillé en 1853 dans un calcaire
local par Bibi l'ermite de la grotte des Balmes d'après les
dessins du sculpteur Sappey.
4 LA TOMBE DU DOCTEUR ROME et celle de son fils : sur les deux tombes en
forme de cippe antique ont été
sculptés par Sappey, les attributs de la
médecine. L'épitaphe en latin évoque
sa grande générosité : "Il
est passé en faisant le bien".
5 LE VIEUX BOURG vu de la terrasse du cimetière :
dans la partie ancienne de la ville délimitée
autrefois par des remparts le promeneur attentif découvre de
nombreux indices permettant de dater les édifices civils.
Les plus anciens remontent au XVème car des incendies ont
souvent détruit les premières maisons construites
en bois. Les petits jardins du plan de Dupuy sont toujours
là...
Revenir dans le Bourg
par la rue du Curé Nublat (curé de la paroisse
pendant 40 ans décédé en 1941) et dans
le resserrement du chemin imaginer LA PORTE DES PALLACHES : sortie du
bourg en direction de Grenoble.
Une des
dernières fontaines du village. Prendre à droite
la rue des Tupinières bordée de jardins... Sur la
gauche une imposante maison avec fenêtres à
meneaux.
6 LA PLACE SAINT-NIZIER : avec ses maisons de la fin du
XVème. C'était la place de l'ancien bourg,
habitée par des notables. A l'angle de la rue Porte
Saint-Laurent, une construction avec loggia à l'italienne et
escalier intérieur en vis ; sa toiture débordante
avec à l'extrémité des poutres, des
coeurs sculptés dans le bois qui sont peut-être la
signature d'un compagnon.
Au XVIIIème
c'était une demeure de parlementaire.
Contigüe, autre
maison intéressante par son linteau de porte en accolade, au
décor flamboyant, possédant encore son
écusson (le numéro 12 remplace le blason d'une
ancienne famille noble). Les encadrements moulurés des
ouvertures, taillés dans la molasse, sont typiquement du
XVème ; dans la tour octogonale, un escalier en vis.
Perpendiculairement, une
habitation de la même période, plus modeste, a
servi de presbytère jusqu'en 1785. La porte
cochère lui faisant suite était
l'entrée du prieuré.
Descendre la rue de
Charnècles, la seule rue dénommée
ainsi depuis le Moyen-Age.
7 LA VIGIE : maison du XVème,
remaniée aux XVlème et XVIIème. Son
pigeonnier intérieur, au sommet de l'escalier en vis, permet
de penser qu'elle appartenait à un noble.
8 L'ANCIEN PRIEURE : à l'origine, maison bourgeoise
achetée par le prieur de Saint-Chef pour y
résider lors de ses séjours à Voreppe.
A la suppression du prieuré en 1785, le bâtiment
fut acheté par un particulier pour le compte de la
municipalité, afin d'y loger les curés de Voreppe
qui y habitèrent jusqu'en 1976. Cette construction,
plusieurs fols restaurée, ne conserve que peu de traces du
passé (linteau de porte en accolade).
La terrasse a
été aménagée en 1975 ; dans
le jardin en contre-bas, se situait la citerne alimentant en eau les
fontaines du village.
Redescendre la rue de
Charnècles, tourner à droite rue Lambournay belle
demeure des XVlème et XVIIème siècles,
récemment restaurée.
9 Revenir rue de Charnècles, prendre
à gauche, derrière l'église, la rue
Joseph Sarret qui débouche sur LA
MAISON DU DOCTEUR ROME :
Amable Rome, né à La Grâve, en 1781 fit
ses études de médecine à Paris et vint
s'installer à Voreppe. Balzac l'immortalisa sous les traits
du 'Médecin de Campagne'. Il fut le
médecin des Chartreux et de la famille d'Agouit qui lui
donna cette maison en remerciement de services rendus. Aimé
de tous pour son savoir et son dévouement, en 1850 la
population lui rendit un dernier hommage en accompagnant son cercueil,
laissé ouvert jusqu'au cimetière.
Remonter la rue
Mouille-Sol. Contourner la maison du Docteur Rome et redescendre par la
rue du même nom jusqu'à :
10 L'EGLISE SAINT-DIDIER de style néo-gothique, du
XlXème, selon les plans de Berruyer. Ouverte au culte en
1863. Sa construction a entraîné la
démolition de tout un îlot de vieilles maisons. La
décoration intérieure est due au peintre
Alexandre Debelle qui l'exécuta gracieusement pour sa ville
natale. Les vitraux sortent d'un atelier d'Aix-en-Provence, sauf celui
du milieu de l'abside, réalisé par Lusson,
Maître Verrier, restaurateur des vitraux de la Sainte
Chapelle. La statue de la Vierge, dite 'Vierge de
Boulogne', datant du XVIIIème, a
été offerte à la paroisse de Voreppe
en 1818.
11 Prendre à gauche la rue de la
Chapelle. LA
MAISON DE CATHERINE BARDE est
un ancien hospice dirigé dès 1684 par la fille de
Denis Barde, notaire de la Communauté. Elle était
également la nièce du propriétaire du
château de la Grande-Rue. Le bâtiment hospitalier
date du XVlème et, après de multiples
transformations, n'a conservé de ses origines qu'un escalier
en vis. Catherine Barde géra l'établissement
jusqu'à sa mort, en 1724. L'hospice a fermé ses
portes en octobre 1990.
12 L'ANCIENNE CHAPELLE DE L'HOSPICE : aménagée en 1689 par
Catherine Barde dans une écurie appartenant à son
oncle Abel Cuchet. Cathenne y fut inhumée et ses restes
transférés dans l'égilse romane en
1878, après désaffectation de la chapelle.
13 RUE DES PALLACHES : sur la gauche, maison avec fenêtres
à meneau mouluré du XVlème.
Redescendre par la
rue du Château jusqu'à la Grande-Rue.
14 LE
CHATEAU DE SlEYES :
édifice
du type Hôtel Particulier, construit au XVIIème
pour Léonard Cuchet, Conseiller au Parlement de Grenoble.
Les propriétaires furent à deux reprises
apparentés à la famille d'Agoult de Beauplan.
Leur bien ne fut jamais vendu mais transmis de
génération en génération
par les femmes.
La façade
principale est orientée côté jardin.
Autrefois, la rue passait devant le perron. La haute toiture en
ardoises contraste avec les toits de tuiles des maisons voisines. Le
parc 'à la Française'
aurait été dessiné par Le
Nôtre. Les deux pavillons de style Empire, construits de part
et d'autre du portail, ont été ajoutés
au XIXème.
Le château
et le parc sont classés Monuments Historiques.
15 LA GRANDE-RUE Devenue Nouvelle Route Royale sous Louis XV,
elle est bordée de maisons de deux ou trois
étages s'élevant au-dessus de caves
voûtées.
Au numéro 129, une
porte du XVlème a conservé son imposte en
accolade, alors qu'au numéro 161 l'imposte avec grille
rayonnante caractérise le XVIIème.
16 LA CHATELLENIE : bâtiment civil le plus ancien,
construit entre 1313 et 1333 ; maison habitée
jusqu'à la Révolution par un Chatelain,
représentant du Seigneur. Il y rendait la justice,
d'où le nom : 'Plassage Banche de Cour'.
Porte en accolade moulurée avec un escalier en vis
débouchant sur un pigeonnier intérieur servant au
sommet de tour d'observation, ce qui justifierait le nom de 'Citadelle'.
qui lui était donné autrefois. Devenu
propriété des Chartreux au XVIIIème,
ce bien, confisqué à la Révolution,
fut acheté par la Municipalité pour en faire la
mairie (jusqu'en 1952).
17 MAISON DU XVIlème appuyée sur les remparts de la
ville, au niveau de la Porte de Grenoble. Le battant clouté
est peut-être d'origine : l'imposte à grille
rayonnante est dissimulée derrière une vitre.
18 BELLE PORTE COCHERE rue Basse.
19 LA MAISON DEBELLE : cédée en
héritage à Joseph Debelle, grand-père
du peintre ; elle date du XVIème mais fut
modifiée au XVIlème ; Alexandre Debelle y habita
pendant sa jeunesse.
20 RUE DES MOULINS : son nom rappelle le moulin des Chartreux
à côté duquel (rue de la
Péchene) se situait leur vivier.
21 EMPLACEMENT DU DERNIER FOUR BANAL du village.
22 RUE POGNIENT du nom d'un maire de la période
révolutionnaire. A droite une maison de notable ouvre
également sur la Grande-Rue ; à gauche une porte
ancienne avec un lourd battant de bois date du XVlème.
23 GRANDE-RUE : Derrière la fontaine une
fenêtre à meneau plat, du XVIlème. A
droite de la boulangerie une porte basse du XVlème a
conservé une imposte grillagée.
Rejoindre le parking de la
Roize en empruntant le passage qui conduit à la Place de
l'Ecluse dont le nom évoque d'anciens
aménagements hydrauliques sur la Roize.
|