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24ème FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM FRANCOPHONE DE NAMUR (Belgique)

Du 2 au 9 octobre 2009

 

Jury Emile Cantillon – 1ere oeuvre de fiction : Appel à candidature

 

En 2009, les “Rencontres des Cinémas d’Europe“ d’Aubenas (France) et le “Festival International du Film Francophone de Namur“ (Belgique) établissent un partenariat autour du Jury Emile Cantillon chargé de désigner la meilleure 1ère oeuvre de fiction sur le 24ème Festival International du Film Francophone de Namur.

 

Dans le cadre de ce partenariat, Les “Rencontres des Cinémas d’Europe“ désigneront le membre français du Jury Emile Cantillon suivant les modalités suivantes :

- Etre de nationalité française, être agé de 18 à 25 ans,

- Aimer le cinéma et avoir de bonnes connaissances théoriques et/ou pratiques en la matière,

- Etre disponible du 2 au 10 octobre 2009,

- Accepter les conditions énoncées ci-dessous :

 

Les jeunes de 18 à 25 ans souhaitant participer doivent retourner cette page signée, accompagnée d‘une lettre de motivation ainsi que d‘une critique d’un film francophone (sorti aprés le 1er janvier 2008) d’environ une page, avant le 30 juin 2009, à :

 

Rencontres des Cinémas d’Europe, Maison de l’Image

9 boulevard de Provence, 07200 Aubenas

maisonimage@wanadoo.fr

 

Un Comité de sélection réuni par les Rencontres des Cinémas d’Europe sera chargé de désigner le candidat qui fera partie de ce Jury.

 

  1. Le Juré sera accueilli pour la durée du festival et sera disponible en permanence.

S’il décide, pour n’importe quelle raison, d’abréger son séjour à Namur ou de mettre un terme prématuré à sa mission, le FFIF sera alors libéré de toute obligation envers lui.

  1. Le FFIF prendra en charge le déplacement aller et retour, les repas (selon les modalités du festival) et le logement durant la manifestation. Tous les autres frais (téléphone, bar…) seront pris en charge par le Juré.

  2. Le Juré entreprendra en France toutes les démarches nécessaires afin d’être en possession de tous les papiers d’identité nécessaires à son séjour en Belgique.

  3. Lorsque nécessaire, des véhicules du FIFF pourront assurer les déplacements de l’ensemble du Jury pour les projections et les activités en rapport avec les fonctions des jurés. Tout déplacement personnel sera à la charge de l’intéressé.

  4. Le Jury sera accrédité et participera aux différentes activités du festival. Il sera encadré par un responsable durant toute la durée du séjour.

  5. La direction du festival organisera, en collaboration avec le responsable du Jury, les séances de projection ainsi que les éventuelles rencontres avec la presse, les professionnels, visites de la ville, etc..

 

La participation au Jury entraîne l’acceptation des conditions énoncées ci-dessus

 

 

Pour accord (date, nom et prénom en majuscules, signature)


Le conseil général de Essonne vient de mettre en ligne les collections du musée français de la photographie. Une mine.


Arte présente 

Dans la collection VOYAGE A TRAVERS LE CINEMA 

UNE HISTOIRE DU CINÉMA ISRAÉLIEN

Un film documentaire de Raphaël Nadjari

2009 – 289 min

 

EN DVD LE 10 JUIN 2009

 

Un parcours passionnant à travers une quarantaine de films, qui révèle toute la diversité de la mémoire et de la société israéliennes.

 

Une histoire du cinéma israélien est un documentaire qui induit toutes les problématiques du siècle : la guerre, la Shoah, l’ethnique, le chaos postmoderne, la libération de la femme, la propagande, le conflit israélo-arabe, la fin du socialisme. Rarement une cinématographie aura été aux prises avec tant de réalité et d’événements.

Si la première partie (1932 - 1978) s’attache au mouvement sioniste et à l’existence même d’un état en perpétuelle quête d’identité et de reconnaissance, la seconde période (1978 - 2007) présente un cinéma plus politique et plus polémique, reflet d’une société civile multiforme et non consensuelle.

A base d’innombrables extraits de films et d’entretiens avec d’éminents spécialistes (réalisateurs, auteurs, écrivains, critiques, journalistes…), fruit de plusieurs années de recherches, Une histoire du cinéma israélien nous raconte l’histoire unique d’un jeune pays et nous offre, à-travers le 7e art, une expérience humaine, historique, philosophique, artistique et concrète jamais contée.

 

RÉSUMÉ

 

PREMIÈRE PARTIE : 1933-1978

 

Le premier film israélien s’appelle Oded hanoded, («Oded l’errant», 1933), et il pré- figure une série de films de propagande, exaltant le sionisme et sa capacité à forger un homme nouveau sur la terre d’Israël. Un héros qui agit, construit, combat, et cesse d’attendre son salut de Dieu pour prendre en main son destin et celui de son peuple. Comment l’utopie nationaliste des pionniers, inspirée du cinéma révolutionnaire soviétique, va-t-elle donner lieu aux questionnements déchirants de la post-modernité ? Raphaël Nadjari a choisi de donner la parole à de multiples témoins et spécialistes (réalisateurs, producteurs, scénaristes, critiques ou acteurs) dont les propos éclairent les extraits d’une quarantaine de films. Un récit d’une richesse remarquable, qui permet de comprendre comment, aux prises avec une succession de traumatismes et d’événements : la Shoah, les guerres israélo-arabes, les vagues d’immigration successives, la défaite du socialisme fondateur ou la libération de la femme…, ce cinéma va passer de l’affirmation d’une identité contestée à sa permanente remise en cause.

 

DEUXIÈME PARTIE (1978-2007)

 

« Le rêve était brisé dès le début », dit du sionisme le cinéaste David Waschmann. De Mariage fictif (Haïm Bouzaglo, 1988) et Déportation (Avi Mograbi, 1989) à La vie selon Agfa, d’Assi Dayan (fable accusatrice d’une terrible violence signée de l’un des fils de Moshe Dayan, ancien chef d’état-major de Tsahal, en 1992), le cinéma israélien des années 80 se dresse contre l’État. Mais dans une société de plus en plus divisée, où les espoirs de paix s’amenuisent, il s’aventure de plus en plus sur le terrain de l’intime et du singulier pour donner voix aux minorités. L’homosexualité, l’oppression des femmes, le poids de la religion ou de la famille, mais aussi la solitude, le doute et le chaos des sentiments : « un cinéma qui commence à donner la parole à toute la diversité» du pays, résume la réalisatrice Keren Yedaya.

 

 

BIOGRAPHIE DU RÉALISATEUR : RaphaëL Nadjari

 

Né en France en 1971, Raphaël Nadjari fait des études d’arts plastiques. En 1998, il s’expatrie à New York, ou il tourne son premier long métrage The Shade, une adaptation libre d’Une femme douce de Dostoïevski, présenté en 1999 au Festival de Cannes dans la section « Un certain Regard ». Enchaînant les projets, Raphaël Nadjari tourne son second long métrage en Super 8mm I am Josh Polonski’s Brother qui est présenté au « Forum » du Festival de Berlin en 2001, puis son troisième film Apartment #5C qui est sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes 2002.

En 2003, il part s’installer en Israël ou il réalise Avanim tourné en hébreu à Tel-Aviv. Le film est sélectionné au Festival de Berlin et est présenté en avant-première au MOMA de New York à l’occasion de sa réouverture. Parallèlement, Raphaël Nadjari reçoit le Prix France Culture du meilleur cinéaste 2005 pour ce film. Puis il tourne Tehilim à Jérusalem. Le film est sélectionné en compétition officielle au 60e Festival de Cannes. Présenté à New York au MOMA, il a aussi reçu le grand prix à Tokyo Filmex au Japon.

Une histoire du cinéma israélien a été présentée au Forum au Festival de Berlin 2009.

 

2009

UNE HISTOIRE DU CINÉMA ISRAÉLIEN (hébreu – un documentaire en deux parties)

2007

TEHILIM (hébreu – 96 minutes)

2004

AVANIM (hébreu – 107 minutes)

2002

APARTMENT #5C (anglais/hébreu – 88 minutes)

2001

I AM JOSH POLONSKI’S BROTHER (anglais – 84 minutes)

1999

THE SHADE (anglais – 83 minutes)

 

 

 

LISTES DES PARTICIPANTS

 

Nahman Ingbar.

Yehuda (Judd) Ne’eman

Professeur Nurit Gretz

Renen Schorr

Menahem Golan

Ariel Schweitzer

Moshe Mizrahi

Zeev Revach

Moshe Ivgy

Avraham Heffner.

Uri Barbash

Nissim Dayan

Shmulik Douvdevani

Haïm Bouzaglo

Avi Mograbi

Salim Dau

Naftali Alter

Savi Gavizon

Yael Munk

Marek Rozenbaum

Eitan Green

Michal Bat Adam

Amos Gitai

Shuli Rand

Dover Kosashvili

Ronit

Joseph Cedar

Keren Yeda’aya

Amir Harel

 

Prix public estimé : 25€


 

Madame, Monsieur,

 

J’ai le plaisir d’attirer votre attention sur le prochain projet cinéma de qualité que Parenthèse Cinéma défend cette année !

 

Il s’agit du film « L’ARMEE DU CRIME » de Robert Guédiguian, qui  retrace l’histoire du « groupe Manouchian » et de « L’affiche rouge ».

Le film, en Sélection Officielle au Festival de Cannes, sortira au cinéma le 16 septembre pour la rentrée scolaire.

 

  Exceptionnellement, nous proposons dès le dimanche 7 juin des avant-premières gratuites, réservées aux enseignants et aux documentalistes, dans chaque académie.

Je vous invite dès aujourd’hui à vous inscrire sur le site www.larmeeducrime-lefilm.com .

   De plus, pouvez-vous transmettre cette invitation à vos collègues et aux enseignants de votre académie (sont concernés l’Histoire-Géographie mais aussi les Lettres et le Cinéma !) ?

 

Synopsis de « L’ARMEE DU CRIME » :

En février 44, les visages de Rayman, Elek, Bocsov, Fontanot Alfonso, Manouchian, qualifié de "chef de bande", suppliciés après un procès expéditif, sont placardés sur les murs de toutes les villes françaises, dans une ultime opération de propagande xénophobe et antisémite qui fera long feu. Cette affiche galvanise au contraire les énergies de la population, et à quelques mois de la libération du pays, ces étrangers morts pour la France entrent dans la légende.

 

Nous espérons que vous pourrez juger de la pertinence de cette invitation pour vous-même et pour vos collègues. N’hésitez pas à diffuser ce courriel afin de soutenir ce beau projet unissant cinéma et histoire.

 

Cordialement,

Alice Burger pour Parenthèse Cinéma

 

Contact :

larmeeducrime@parenthesecinema.com

01 40 53 30 32

Inscriptions ouvertes sur www.larmeeducrime-lefilm.com

A noter ce mois-ci : le L.U.X. de Valence convie, pour les 20 ans de Collège au cinéma en Drôme, le réalisateur Cédric Klapisch le mardi 12 mai.
Venez nombreux et bons plaisirs cinématographiques d'ici-là!

Renseignements : L.U.X. de Valence, scène nationale : 04 75 82 44 15 / www.lux-valence.com

WWW.SITE-IMAGE.EU : un outil essentiel et dynamique pour la pédagogie du cinéma


En collaboration avec le Centre National de la Cinématographie, le L.U.X. nourrit depuis dix ans un site de référence sur le cinéma.
Avec 300 films et 250 auteurs présentés, ce site offre les bases d'une culture cinématographique.
En 2009, le site fait peau neuve et devient un véritable portail de l'éducation à l'image : il affiche couleurs et images, intégre dorénavant pour chaque nouveau film, des ressources, des séquences et leur analyse.
Le site présente dès à présent 18 nouveaux films qui intégreront à la rentrée prochaine Ecole au cinéma, Collège au cinéma, Lycéens au cinéma, l'enseignement de cinéma en classe de L.
Le L.U.X. anime par ailleurs un blog qui collecte témoignages, lettres filmées et souvenirs des différents acteurs de Collège au cinéma : réalisateurs, acteurs et passeurs de films. Les réalisateurs, parrains de l'anniversaire, se sont prêtés au jeu des questions : Patrice Leconte, Claude MIller...

Luc Dardenne, entretien avec Magny 

Théâtre et documentaire

Ce que j’ai appris avec Armand Gatti, c’est que la mise en scène est un rapport entre l’espace et le corps, les mouvements, leur position par rapport aux spectateurs. Et aussi le travail d’écriture.

( la tragédie grecque, Racine = mes 2 lectures et le texte de Barthes sur Racine avant de faire un scénario)

Notre 1er film était une adaptation d’une pièce de théâtre : faire un documentaire en filmant un texte au lieu de la réalité

Un scénario ça se construit tandis qu’un texte nous échappe, on doit y obéir. Ce fut un sas. On avait peur de la fiction.

Le théâtre, c’est un souci culturel, j’y vais régulièrement

J’ai toujours aimé/admiré le texte. Mon 1er amour c’est la littérature. C’est lié à l’enfance, à des émotions que je retrouve au théâtre et pas au cinéma. (tant mieux !)

 

Dans l’écriture de scénario on essaie que les dialogues ne prennent pas le dessus, ne soient pas en surplomb mais restent da la matière du film : rythme, mouvement des acteurs dans un cadre/décor défini par la caméra.

C’est moi qui écris la continuité dialogué et mon frère me dit : «Attention au texte (au théâtre).»  Il ne doit pas avoir une puissance trop grande qui viendrait guider les personnages.

On est en conflit  avec le théâtre quand on fait un film

Dans La Promesse, il y a deux répliques du Faust de Goethe (je le sais mais ça sert à rien que les gens le sachent).

Nos documentaires étaient très théâtraux, il n’y avait pas la présence, la sensation des corps, les voix étaient assez loin, la mise en scène distanciée.

Avec La Promesse on est sorti de cela et on a été impressionné par le corps des acteurs

C’est différent des documentaires : présence du corps des acteurs, qu’il faut diriger, cela nous fait encore peur.

Comment faire pour qu’ils ne deviennent pas des corps de théâtre, des masques à travers lesquels ils profèrent, des porte-paroles. Il faut que tout leur corps parle aussi. C’est notre « conflit intérieur».

 

Nos débuts

 Nous avons tourné un premier film dans un cadre conventionnel avec des acteurs connus, des techniciens (directeur photo) connus, l’équipe a pris le pouvoir sur le plateau et nous ne savions pas trop ce que nous voulions

Expérience douloureuse : on ne savait même plus où mettre la caméra, d’où échec

Pour La Promesse on a tout repris à zéro

Devenir cinéaste c’est trouver sa méthode de travail : nous tournons dans la continuité du scénario

On garde tout le décor même pendant  le montage au cas où on ait besoin de tourner une nouvelle fois une scène

Nous avons pris des proches comme techniciens, des gens qui n’avaient jamais fait de fiction.

Ce cinéma-là nous appartenait, c’était le nôtre, on a supprimé la médiation entre le film et nous, le machiniste

On a inventé une série de systèmes (travelling vertical par exemple) pour essayer de trouver ce qu’on voulait

Dans Rosetta, on a même gardé un passage flou (le technicien n’y voyait pas pour régler le follow focus, manette à distance), on s’est libéré

 

La famille

Articulation de problèmes plus personnels avec cinéma plus vaste. Comment élargir le propos ,

Notre opposition à notre père nous a soudés en tant que frères

Gatti un 2e père que nous voulions suivre

La Promesse notre film le plus intime (on ne le sait pas quand on le fait)

Choses que l’on a senties

Lecture Ermann Coen (? ) on a plus de chances de découvrir un être humain quand on rencontre un étranger

Plus faits divers

On veut raconter l’histoire d’un garçon qui aime son père /que son père aime et qui va se séparer de lui par l’intermédiaire  de cette femme, ne plus le craindre et le trahir  

 

On pense tout le temps  à celui à qui on s’adresse, on doit donner une forme, il faut faire participer le spectateur à notre jeu.

 

Des situations limites

On traite toujours des situations extrêmes proches de la mort, de l’assassinat

Cf. Levinas : le visage d’autrui c’est la possibilité du meurtre/l’interdiction du meurtre

Conduire le personnage/l’acteur jusqu’au plus près où il se sent autorisé à tuer, ou s’il l’a fait voir comment il peut revenir sur ce qu’il a fait, prendre conscience/mesurer/comprendre

Je ne suis pas angélique, il faut essayer que l’acteur ne joue jamais celui qui se rend compte

Il faut que cela vienne du corps et qu’il prenne conscience doucement

Trouver des situations qui le submerge

Dans l’Enfant,  Personnage qui vend l’enfant : produit de la société de l’immédiateté

Personnage qui ne partage pas le savoir commun, savoir vivre, respect de l’autre

J’espère qu’il y a de l’amour là-dedans pas de la morale// « amour décharné » de Camus, de la vie qui passe, qui les traverse, les relie, qu’on prend du plaisir (comme dans les 400 coups, les Temps modernes)

 

Pas un discours métaphysique mais du cinéma

Il faut essayer de trouver des gens qu’on aime bien

parce qu’on retrouve le corps humain dans les fonctions premières, dans l’état de besoin

on met les personnage dans des situations où faire un geste c’est presque vivre ou mourir

filmer ces corps-là, c’est pour donner une imprégnation physique

ce n’est pas le discours moral qui es t 1er ( cf l’Aurore de Murnau dans la barque où il s’entoure avec ses bras pour ne pas  tuer sa femme ou l’enfant dans Allemagne année zéro de Rosselini ou Enfance d’Ivan de Tarkovski))

le physique est métaphysique

vous sortez de la salle avec des choses dépassées en vous vs théâtre ; le cinéma vous prend vraiment très  loin

 

cinéma « prise de tête »

On ne part pas avec l’idée qu’on va ennuyer le spectateur

Sans musique  = plus fort, quelque chose de plus peut passer

(actuellement on essaye de voir ce c’est que la musique au cinéma)

 

Pour ma part je me distrais avec Bergman

J’ai une grande confiance dans le public et pas dans ceux qui imaginent le public

Industrie qui veut faire des produits conformistes, c’est dangereux

La rentabilité immédiate vs les anciennes comédies américaines ; cinéma qui distrait mais léger, joyeux et pas lourd, où on soit pas écoeuré par une suite de gags au lieu d’une histoire

 l’esprit de finesse a disparu mais Little miss sunshine, Juno, les Cht’is

 

on filme la souffrance

ne pas devenir obscène, l’évoquer en la cachant 

 

Lux, entretien avec Catherine Batot sur La Promesse

En 1995, à partir état des lieux : les immigrés ayant une aide de l’Etat à partir d’une adresse postale pendant 6 mois avant la décision sur leur sort

Imagination  à partir de faits divers

Rapport d’Igor avec drôle de père complice ; comment se séparer du père pour devenir autonome, penser par lui-même, être plus moral

Son père ne lui apprend pas la loi (sauf les règles de la magouille)

 

Une famille d’acteurs

Tous les cinémas se st révélés à travers leurs acteurs

Le cinéma belge n’avait pas d’acteurs //complexe par rapport France

On travaille des mois avant avec des gens dans qui on avait senti des possibilités d’acteur

On fait le casting des enfants nous-mêmes

Travail très physique, on sent si la caméra aime bien, s’il y a quelqu’un, si le visage ne se fige pas

On les oblige à mentir

On en rappelle quelques-uns  on travaille encore puis on choisit (accord des parents nécessaire)

On sent si le physique de l’acteur fait barrage à ce qui se passe dans son cerveau ; l’acteur doit être  une surface sur laquelle votre regard se réfléchit

Pour les adultes c’est plus difficile, avec l’âge habitudes de comportement, postures corps figées…

Il faut sentir que les gens soient malléables

 

Créer à 2

On a toujours travaillé à 2 ; beaucoup de discussion autour du scénario, à partir de plans de films, de citations littéraires

Il faut sentir qu’on fait le même film, c’est toute notre vie commune qui permet cela

Seul l’art du cinéma permet ce type de travail

Il faut décider mais on accepte idées acteurs, cadreurs

On tourne scènes 20/25 fois mais en variant, essayant des choses

 

Proximité des corps

Le cadre est soit vide : on met des corps, des objets pour le remplir soit plein : on doit d’éloigner

On s’est rapproché des corps pour essayer de trouver une organisation à partir de cela

Dans nos histoires on est dans la chaleur, intensité pour que le spectateur soit pris dans le mouvement de la caméra

 

Se renouveler

On sent si on s’ennuie dès le scénario

Il faut essayer de faire comme si on recommençait à zéro

Comment faire pour être le plus juste

Ne pas s’enfermer dans un système mais essayer de trouver des choses neuves (pas le neuf pour le neuf)

Il faut arrêter quand on n’a plus rien à dire

 

Des personnages qui peuvent changer

Croire en l’humain, on n’est jamais terminé

Rôle des rencontres

Les personnages ne st pas réductibles à ce qu’ils ont fait

Dans l’Enfant, il prend conscience en sauvant l’enfant de la noyade

Ce qui nous intéresse : comment produire un changement chez un individu

Des gens très seuls qui finissent par rencontrer quelqu'un  et donc changer

Celui qui ne sent pas coupable ne peut pas changer

Lux, rencontre avec les élèves

 

Le silence de Lorna part d’une  histoire racontée par une animatrice de rue dont le frère drogué avait été contacté par la mafia albanaise pour épouser une prostituée en 2002

Dans le film on ne choisit pas une prostituée car on projette trop de choses sur ce type de personne, qu’on enferme dans une image et que cela aurait empêché l’identification du spectateur

Est-ce que vivre heureux en Belgique ((snack) vaut plus ou moins que la vie d’un homme ?

Se sent coupable de ne rien avoir dit à Claudie

A accompli un mouvement (peur, calculs au départ)

Enfant imaginaire dans ventre lui donne confiance de devenir autre femme, être humain

Pourquoi la fin ? on avait prévu 2 scènes où elle était assassinée mais c’est difficile de tuer des personnage qui ont fait beaucoup de chemin pour arriver où ils en sont

Désespoir et cynisme sont plus conformistes que l’espoir aujourd'hui

On privilégie le personnage et pas l’intrigue

 

Influences

Cinéma de Rosselini (travail simple avec acteurs et caméra), de Bresson (rapport entre dialogues et silence, pas qualité des dialogues, jeu neutre, inexpressif des acteurs) et surtout Un condamné à mort s’est échappé, le Décalogue et le film The appartment de Kiewloski.

Mettre en scène = qu’est-ce que je cache, montre à la caméra, quel cadre, quelle focale ?

(même si on peut cacher aussi avec flou, décor)

Littérature : Grimm, Perrault, La Fontaine, romanciers américains, russes, français (XIXe)

 

Créer à 2

On fait tout ensemble sauf écriture scénario après avoir défini grandes lignes  (quand on écrit, les choses évoluent et se discutent par téléphone) et plateau où on alterne plateau et vérification sur moniteur vidéo

Pas un choix mais un destin

C’est Gatti notre père spirituel qui nous a permis de nous réunir. Il se servait de la vidéo pour son travail et avait filmé une pièce

Quand on commence dans l’art on rivalise avec/on imite quelqu'un

Après avoir gagné de l’argent en travaillant dans une centrale nucléaire on a acheté du matériel et on est parti pendant  3 ans  faire des portraits de gens qui s’étaient révoltés contre des injustices dans les cités

(influence de Sartre qui disait que dans société capitaliste gens mis en série, isolés)

On n’a jamais rêvé de devenir cinéastes c’est venu progressivement

On fait toujours finalement toujours un  peu des portraits de personnages

 

A quoi sert le cinéma ?

Cinéma peut révéler une réalité sur le monde mais seulement refléter une époque (ce que fait  le cinéma de toute façon de manière mécanique, irréfléchie)

Aujourd'hui nous aurions envie de montrer la peur qui circule dans la société (boulot, grève)

 

Caméra à l’épaule

Permet d’être plus libre

Il ne faut pas bouger pour bouger  mais pour exprimer une tension en fonction mise en scène qu’on espère trouver

Pas pour donner un effet de reportage

Le corps est un volume

dans les séries  acteur est bi-dimensionnel comme une feuille de papier

Il faut lui tourner autour  pour lui donner une existence corporelle

Le son contribue à donner existence au personnage : ex Rosetta, micro pour sa respiration et pour les bruits (hameçons) de son sac ce qui fait exister sa condition sociale d’ensauvagée prête à tout pour être comme tout le monde

On est hantés par la disparition des corps que la société fait disparaître et traite comme des objets

On veut que l’écran tremble/vibre de leur présence

Les corps des actrices rajeunis artificiellement : elles ont quelque chose d’un peu immobile dans le visage

Elles cherchent à ne pas vieillir, ignorer la mort mais celle-ci revient dans fixité/blocage du visage

 

Les spectateurs et les films

Une mauvaise rencontre avec un film peut être une révélation d’autre chose

Le film appartient aux spectateurs autant qu’à moi

Les films sont faits pour être vus et revus même si DVD n’est bien que pour analyser

 

Réalité et fiction

La réalité a parfois plus d’imagination que nous-mêmes

Il ne faut pas la copier mais s’en inspirer ; notre cinéma n’est pas naturaliste

Dans réalité Lorna se serait fait tuer en moins de 2, n’aurait même pas pu envisager de sauver Claudie

On essaie de regarder comme on vit aujourd'hui

On prend des personnages de jeunes qui vont découvrir par eux-mêmes et devenir des êtres humains alors que la réalité empêche de s’en sortir, vous fait descendre, que le destin social vous impose une trajectoire

Qu’on vous contraint à vous méfier de l’autre, un concurrent qui peut vous piquer votre place

Un travail pas à n’importe quel prix

Il faut absolument ne pas renoncer à notre humanité

 

Un cinéaste spectateur

Je vois beaucoup de films de toutes sortes

Ce qui me déplaît c’est de comprendre trop vite les ficelles, la mécanique mise en place pour me tirer des larmes, le cinéma qui m’utilise et ne me respecte aps

Le cinéma//football ; art populaire, chacun donne son avis

 

L’écriture du film

On écrit une dizaine de versions du scénario, puis quand on pense tenir quelque chose on le fait lire à Tony Frais ( ?) notre ami producteur français et on tient compte de ses remarques s’il pointe des choses  à revoir

Puis le scénario circule pour obtenir les financements

On répète 1 mois et demi avec les acteurs avant de tourner et on tient compte éventuellement de leurs propositions (acteurs pas marionnettes qui obéissent)

La fin du film peut changer au moment du tournage

Un scénario ce n’est pas un plan d’architecte, c’est une première mise en forme pas sacrée

On essaye des versions différentes du même plan

Mon frère et moi faisons les voix off dans les films

 

Cadrer serré

Décor invisible pour que tout vibre avec le corps des acteurs et que cela prenne les spectateurs, qu’ils participent à la tension dramatique

On a des décors très graphiques, on n’a pas besoin de s’y arrêter

On n’est pas dans la logique d’Antonioni (désert rouge) où petits humains écrasés dans grands espaces

La plus grande manière pour un artiste c’est de ne pas en avoir

L’essentiel : qu’est-ce qu’on veut faire passer ?

Prise de notes réalisée par Daniel Salles, délégué académique du C.L.E.M.I.
L'enregistrement de la rencontre entre J.L. Dardenne et les lycéens doit paraître au L.U.X.


Ce message n¹a pas d¹autre but que d¹attirer votre attention sur un des aspects
de la programmation du Lux en mai. Je sais que nous sommes tous déjà à un
degré ou à un autre, pris par les préoccupations de fin d¹année, le souci de
boucler les programmes et celui des examens et que le temps, devenu rare,
n¹est plus vraiment à l¹organisation de sorties culturelles. Et cependant,
les professeurs d¹Histoire et de philosophie en particulier, - mais aussi
bien ceux de lettres ou de sciences sociales ­ pourraient tirer un vrai
parti de ce qui vient à l¹écran. Lux Scène nationale et la Comédie de
Valence, se sont en effet coordonnées pour centrer leur programmation de
printemps sur l¹Algérie, et c¹est naturellement sous l¹angle du cinéma que
le Lux y a pris sa part des choses.

 1. Il y a d¹abord l¹usage immédiat qu¹on peut faire des films
documentaires ou de fiction tournés pendant la période de la guerre
d¹Algérie, de ces images plutôt rares d¹un conflit largement et délibérément
occulté dans la mémoire collective de ce côté-ci de la méditerranée. Pour
mémoire justement, le film de Gillo Pontocorvo, « La bataille d¹Alger », qui
sera projeté les 22 et 23 mai, a été censuré en France avec une telle
obstination que, tourné en 1962, il n¹est parvenu à ressortir en salle qu¹en
2003 ! Outre l¹intérêt de voir aujourd¹hui, avec la distance, la manière
dont l¹histoire a pu être représentée à l¹écran au moment même, ou presque,
où elle se faisait, ces images et d¹autres (« Avoir vingt ans dans les Aurès
», en particulier) sont matière à réfléchir sur la constitution de la
mémoire historique. Et cela est en prise directe sur les programmes
d¹histoire et de philosophie de Terminale. En particulier, une histoire
peut-elle vraiment se clore dans le déni de ce qu¹elle a été ?

 2. C¹est une problématique proche qu¹élabore actuellement Benjamin Stora.
Benjamin Stora est professeur d¹histoire du Maghreb aux Langues Orientales,
et à l¹invitation conjointe du Centre du Patrimoine Arménien, il donnera au
Lux le vendredi 29 mai une conférence de présentation de son dernier livre :
« Les guerres sans fin », dont le titre évoque ces cicatrices qui ne se
referment pas, mettant en perspective un siècle de domination coloniale, une
des décolonisations les plus douloureuses du XXème siècle, des lendemains
qui ne chantèrent pas, quarante ans d¹exercice du pouvoir par le FLN, dix
ans d¹une guerre civile extrêmement trouble et sanglante pour éradiquer le
FIS, et aujourd¹hui encore un horizon obstinément bouché. Cette soirée du 29
sera ponctuée par la projection du film de Benjamin Stora et Jean-Michel
Meurice, « Algérie été 62, l¹indépendance aux deux visages », un
documentaire dans lequel plusieurs acteurs importants de la révolution
algérienne reviennent, après quarante ans, sur les mois qui ont suivi la
proclamation de l¹indépendance en 1962.

 3.Mais parler de l¹Algérie et du rapport de nos deux peuples, ce n¹est pas
seulement parler d¹histoire, mais inévitablement aussi de reconnaissance, de
quête d¹identité, de ces luttes à mort de pur prestige dans lesquelles Hegel
voyait le moteur de l¹Histoire. Et de ce point de vue, les films de Rabah
Ameur-Zaïmeche qui seront projetés fin mai au Lux, notamment « Wesh, wesh,
qu¹est-ce qui se passe ? » et « Bled number one », ne peuvent que permettre
de faire avancer la réflexion sur les crispations identitaires, les replis
communautaires les tensions dans les quartiers qu¹on dit sensibles en
France. Car le rapport à l¹Autre y est traité sous la forme originale du
déchirement intérieur, ce qui se produit chaque fois que je est un autre et
que le retour à soi devient problématique. De fait, le retour à soi pour le
personnage que Rabah Ameur-Zaïmeche met en scène, prend l¹allure d¹un
étrange balancement, d¹un exil forcé en terre d¹Algérie consécutif à une
expulsion hors du territoire national français et d¹un retour à la Cité des
Bosquets en Seine-Saint-Denis au terme de cette peine qu¹on dit double.
Quelle identité se forger dans ce va-et-vient qui conduit toute une jeunesse
issue de l¹immigration d¹un chez soi qui n¹est pas vécu comme sien à un
autre qui ne l¹est pas davantage ? La métaphore donne à penser.

 4. Enfin, deux films de Tariq Teguia, « Inland » et « Rome plutôt que
vous» évoquent les années les plus noires de la guerre civile où le
terrorisme islamiste et celui d¹Etat ont rivalisé dans l¹horreur, et par des
images dont je lis, pour ne les avoir pas vues moi-même, qu¹elles sont d¹une
beauté solaire, veulent nous laisser sentir qu¹il y a toujours un au-delà de
l¹absurde, et que la Raison et les lumières, en Algérie comme ailleurs, ne
s¹éteignent jamais vraiment.


Je vous rappelle qu¹outre les séances publiques, il est possible de
programmer des séances scolaires à la demande, et qu¹il vous suffit pour
cela de contacter Yann Milbéau au lux  :  04 75 82 44 16.


Cordialement,
Hubert Charbit.



Dans le cadre des 20 ans de Collège au cinéma, Lux Scène nationale de Valence à le plaisir de vous convier à la rencontre avec le cinéaste Luc Dardenne.
 
Né de la passion de professionnels du cinéma et de l’enseignement qui ont imaginé une collection originale pour donner aux collégiens le goût du 7ème art en associant des films de l’histoire et des créations contemporaines, ce dispositif national réunis aujourd’hui plus de 500 000 collégiens encadrés par 18 000 enseignants.
 
À cette occasion, Lux Scène nationale invite des réalisateurs «
parrains » du dispositif à rencontrer le public et à partager leurs souvenirs de cinéma :
 
Le mercredi 29 avril, après avoir été accueilli au Conseil Général de la Drôme à 15h, le réalisateur Luc Dardenne, récompensé à deux reprises au Festival de Cannes par la Palme d’Or présentera son film La promesse à 18h15 à lux, séance gratuite pour les groupes scolaire.
 
Puis, à 20h30,le metteur en scène aura le plaisir de vous présenter son dernier film, Le silence de Lorna à Lux.
 
Le lendemain, le jeudi 30 avril au matin, le réalisateur rencontrera des élèves de collège et de lycée à Lux pour une discusion autour de ses films, rencontre à laquelle vous pouvez faire participer vos élèves.
 
 
De même, Cédric Klapisch, réalisateur de L’Auberge Espagnole et du Péril Jeune, présentera le mardi 12 mai à 20h à Lux, son premier long métrage tourné à Valence, Riens du tout,.
 
Le film sera présenté en présence de Véronique Cayla, Directrice générale du Centre national de la cinématographie, de Alain Lombard, Directeur de la Drac Rhône-Alpes, de Christine Priotto et Jean-François Siaud, conseillers généraux.
 
Enfin, sur  le site national dédié à la transmission du cinéma
: www.site-image.eu dont lux est en charge, vous pouvez retrouver le blog dédié à l’anniversaire des 20 ans de collège au Cinéma.
Vous pouvez y découvrir les témoignages des différents acteurs du dispositif (artiste, enseignant, élus) et partager les vôtres.
 
 
Cordialement,

Yann Milbéau
Attachée aux relations publiques et aux actions éducatives
Pôle Régional d'Éducation à l'Image Rhône-Alpes

--
Lux, Scène nationale de Valence
36, boulevard du Général De Gaulle - 26000 Valence
Tel: 04 75 82 44 16
Fax: 04 75 82 44 12

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Alexandre Winkler, IA-IPR
06 78 60 96 25
alexandre.winkler@ac-grenoble.fr

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06 83 37 81 06
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