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Compte rendu de sortie - 2003 - L'eau risques et ressource

 «  L’eau, risques et ressource l’eau, enjeu géopolitique ». Monsieur Yves PILLET, maire de Pont en Royans, dans son allocution de bienvenue précise les missions éducatives mais aussi commerciales de ce nouvel ensemble composé du musée, d’un restaurant et d’un hôtel installé dans les anciens bâtiments d’un couvent, transformé tour à tour en soierie, puis tournerie sur bois et enfin usine d’appareillage électrique. -ils une solution pour alimenter des zones peuplées déficitaires ? des projets pharaoniques, onéreux, quelquefois dangereux ne sont pas abandonnés : Ob et mer d’Aral, projet NAWAPA, PNH espagnol…riviere.rhone.alpes@free.fr site :http://membres.lycos.fr/assoriviere/ )

 

2003, année internationale de l’eau. L’occasion était rêvée de nous retrouver autour de ce thème fédérateur. Le Musée de l’Eau, inauguré l’an dernier à Pont en Royans, mettait gracieusement à notre disposition sa salle de séminaire bien équipée, et le programme concocté par Alain Morel (IGA) nous avait naturellement mis l’eau à la bouche ! Plus de 70 personnes étaient présentes, venues de tous les départements, un succès que même les plus optimistes des membres du bureau ne pouvaient imaginer.

Matin : (de 9 h30 à 12h45)

Monsieur Bruno VITTE

Stéphane GHIOTTI

, chargé de recherches au CNRS, (laboratoire Mutations des territoires en Europe, Montpellier) fait une présentation de «  la réforme de la politique de l’eau au Liban et le développement durable. Les enjeux territoriaux de la réorganisation institutionnelle. »

Depuis le début des années 90, l’Etat libanais a engagé un ambitieux programme de réorganisation de la gestion de l’eau. Dans un contexte de mondialisation des problématiques, basées pour l’essentiel sur les principes de développement durable, les défis sont nombreux : reconstruction des réseaux, sécurisation de l’eau potable, aménagements hydrauliques, gestion des eaux usées et des pollutions… Au delà des choix techniques, c’est une véritable guerre de l’eau qui se déroule à différentes échelles : urbaine, littorale et régionale. On assiste à un redécoupage territorial imposé par la multiplication des organismes de gestion où le confessionnalisme intervient fortement.

L’exposé, illustré par des cartes et documents clairs permet de mieux appréhender un sujet complexe.

Jacques BETHEMONT, professeur émérite de l’Université Lyon / St Etienne aborde ensuite le vaste sujet de la géostratégie de l’eau à l’échelle planétaire. Après avoir rappelé ce que sont la géopolitique et la géostratégie, ainsi que leur champ d’application, ce spécialiste constate que les conflits liés à l’eau se rapportent à 3 radicaux : rive droite/rive gauche, amont/aval, contrôle/exclusion.

Amont/aval : les régions amont semblent avantagées par la possibilité de contrôler la ressource (rétention et/ou dérivation),quant à l’aval, il bénéficie de la concentration des débits et des richesses,. Nil, et Gange (avec le barrage de Farraka)en sont une bonne illustration. Tigre et Euphrate, mer d’Aral, Colorado fournissent d’autres exemples.

Rive gauche/rive droite : anecdotes locales (le marquis de Joviac) ou exotiques (les 2 daïmios), le fleuve peut être utilisé en allié ou devenir ennemi. Aujourd’hui encore le fleuve peut être une frontière défensive (ex. pendant le conflit Iran/Irak). Le fleuve Sénégal, dont les rives sont peuplées par les Wolofs, sépare plus qu’il n’unit paysans sénégalais et nomades mauritaniens.

Contrôle/ exclusion : les dérivations et transferts sont

Le partage inégal de la ressource est toujours flagrant dans le Sud entre villes et campagnes (Mexico, Alger…), entre quartiers riches et pauvres d’une même ville (Djibouti, Tunis…avec des écarts de prix au litre de 1à 11et des records 1 à 60 en Ethiopie), partage inégal bien connu encore entre Israël et la Palestine. Si beaucoup de ces questions nous sont familières, d’autres le sont moins. La loi Harmon, le Coran, la législation californienne ou le protocole d’Helsinki mettent en lumière les limites du droit.

Une communication qui, loin d’être insipide, est pimentée d’anecdotes, de savoureux croquis et de bons mots …à déguster sans modération.

La fin de la matinée est consacrée à la visite libre du Musée de l’eau. Le visiteur pénètre dans un énorme tuyau symbolisant une conduite forcée. Il est invité à faire le voyage d’une goutte d’eau.

La première salle est celle des Eaux du monde. On débute naturellement par le cycle de l’eau : vidéo projection sur les parois d’un dôme, jeu sur écran tactile, risque de douche en cas de mauvaise réponse ! Signalons un voyage sensoriel dans différentes zones climatiques à l’intérieur d’un tunnel vitré ; les spectaculaires images des eaux en furie. Au total, 9 thèmes sont abordés de manière interactive et ludique. Dans la seconde salle, sont projetés 3 films durant chacun une dizaine de minutes. La troisième salle est consacrée aux eaux du Vercors : les eaux souterraines et les activités sportives et ludiques qui s’y rapportent, les eaux de surface, domptées dans les conduites forcées et les centrales, les ressources halieutiques et les savoirs-faire associés. Un dernier regard sur l’aquarium des vairons, un passage par le relais d’information du Parc Naturel régional du Vercors, et la visite s’achève au Bar à eaux.

C’est bien sûr trop rapide, mais chaque participant a reçu en plus du dossier APHG, préparé par Alain Morel, un guide technique sur le Musée, et un dossier pédagogique pour les élèves de collège.

12h 45 :

Beaucoup ont choisi de prendre leur repas au restaurant du musée. C’est l’occasion de faire connaissance avec de nouveaux collègues. Les autres profitent du soleil estival pour un pique nique au bord de la Bourne avec vue imprenable sur les maisons suspendues .

Après midi :

Julien Bigué présente l’Association Rivière Rhône Alpes. Créée en 1999, cette association est hébergée dans les locaux du musée depuis juin 2003. Elle a pour objectif de favoriser la gestion intégrée des milieux aquatiques et des acteurs de l’Eau. L’activité principale de l’association est l’animation du réseau régional des gestionnaires et techniciens des milieux aquatiques à travers les actions permettant les échanges de connaissances et d’expériences entre les acteurs professionnels de la gestion des cours d’eau. Les domaines d’intervention sont multiples : représentation des membres auprès des instances locales, régionales ou de bassin, communication et information autour des « métiers de l’Eau », mise en relation toute personne ou groupe, particuliers ou professionnels, intéressés par la gestion intégrée des cours d’eau. Elle a édité un annuaire professionnel des acteurs et gestionnaires des milieux aquatiques de Rhône-Alpes 2003, outil très utile pour les collègues qui souhaitent travailler sur un cours d’eau ou un bassin versant.(contact : 04 76 36 97 33
Fax : 04 76 36 97 32

Gérard FLACHAIRE, directeur du syndicat du canal de la Bourne  nous invite en prélude à la visite des installations sur le terrain à la projection d’un film présentant le canal de la Bourne, sa gestion, son utilisation. Ce documentaire retrace les étapes de la construction dont l’idée remonte aux cahiers de doléances du Dauphiné. Napoléon 1er engagea la première étude, et les travaux débutèrent en 1878.

Aujourd’hui le canal long de 45 km distribue entre 15 à 30 millions de m3 selon les conditions climatiques. Le réseau gravitaire (919 usagers) autorise l’irrigation de 1630 ha, les réseaux sous pression permettent aux 5156 usagers d’arroser 7457ha. Le syndicat intercommunal de la Bourne qui a succédé à la société du canal de la Bourne en 1933 affirme à partir des années 50 la vocation « irrigation » des installations, laissant au Syndicat intercommunal des Eaux de la plaine de Valence l’activité « eau potable ».

Le débat est lancé rapidement, les questions étant nombreuses après l’épisode climatique exceptionnel vécu cet été. La Bourne, alimentée par les rivières Vernaison et Lyonne, et d’importantes résurgences du réseau karstique connaît un débit d’étiage de 2m3/s. Ainsi la retenue de prise d’eau du canal est-elle alimentée en continu. La visite de celle-ci à Auberives sera l’occasion de se familiariser avec les aspects plus techniques. Le barrage (600 000m3 , 10m de haut), maintient un niveau constant. La première priorité est d’assurer un débit réservé (5m3/s) grâce à l’échelle à poissons et aux 2 siphons. La 2nde priorité est l’alimentation du canal, souterrain dans les premiers kilomètres. Le prélèvement maximum est de 7m3/s. Ensuite les débits encore disponibles sont traités par la microcentrale d’Auberives, équipée depuis 1984 par 2 turbines Kaplan de 850KVA. Le SICB possède également une seconde microcentrale plus en aval au Hameau de l’Ecancière. Chacune a une capacité de production de 1400 à 2000KW. Sur place, toutes les interrogations posées auparavant reçoivent une réponse. Homme de terrain passionné, Gérard Flachaire ne ménage ni sa peine ni ses explications. A la fin de l’après midi, les notions de tête morte, stations de pompage, télégestion, etc n’avaient presque plus de secrets pour nous.

Nous n’avons pas vu le temps couler si vite au fil de la Bourne , et nous nous sommes séparés avec le sentiment d’une journée bien remplie. Le sujet étant intarissable, pourquoi ne pas approfondir ces questions lors des journées de juin ?L’idée fait son chemin : Rhône ou Léman ? Toutes les propositions sont les bienvenues( sujet à débattre lors de l’AG du novembre).

Que tous ceux qui ont contribué au succès de cette journée soient ici chaleureusement remerciés.

 

Michèle PONCELET

, directeur du Musée nous accueille chaleureusement

Date de création : 05.12.2006 @ 5:34 PM
Dernière modification : 09.02.2010 @ 10:14 PM
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Réactions à cet article


Réaction n°1 

par Pascal le 24.08.2007 @ 10:30 AM

Bonjour

Un peu en dehors de votre sujet.

Sauriez vous s'il existe des moulins sur la Bourne .

Nous recherchons en 1844 un moulin à Montelier vendu par un certain Nicolas à un Leglene.Une maison a été construite face au moulin et porte cette date.

La moindre indication peut nous être très utile

 

Merci et bonne journée

T.Pascal

 

 
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