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 Sujet du message: [Arc 2012] Our little differences
MessagePosté: Lun 7 Jan 2013 09:40 
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Inscription: Mar 29 Déc 2009 11:31
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Our little differences de Sylvie Michel

Mais ou est passé le scénario ?

Sébastien est médecin, il mène une vie aisée avec son fils de 16 ans. Sa femme de ménage Jana surprotège sa fille Veronika qui est pourtant majeure. Un soir, les deux parents se mettent d'accord pour laisser leurs enfants sortir ensemble dans un bar, mais ces derniers ne rentreront pas. Mais où sont-ils donc passés ?

Après le film, on se pose la question de l’intérêt d'une telle fugue. En effet, cette question n'est qu'un alibi pour étudier les réactions des personnages entre eux. La confrontation entre les deux parents et les deux éducations que tout oppose nous plonge dans ce que la réalisatrice voudrait être une satire sociale. Le titre Our little differences, nos petites différences, se rapporte directement aux deux parents. Hélas, la réalisatrice se perd dans les effets trop visibles de son film. Par exemple, avec la première et la dernière scène du film, symétriques, où le médecin est dans sa voiture.

La banalité et l’éternel recommencement sont les éléments principaux de ce film d’après nous. Pourquoi la banalité ? Encore un énième film sur la difficulté des relations parents-ados sur un fond très cliché : les différences entre deux familles s’opposant socialement, l’une aisée, l’autre précaire. Une touche d'originalité aurait été bienvenue.

L’ambiguïté des relations que la réalisatrice décrit ne ressemble en définitive qu'à un mélange d'émotions, amenant le personnage principal au bord du ridicule. Ce médecin est d’abord attiré par Veronika, puis par sa mère, Jana. Il est triste, en colère, puis jaloux... sans que cela soit crédible.

Il n'y a donc que très peu d’intérêt dans ce film … à part si vous vous demandez où est passée Véronika.

Jenia Soukiassian, Axelle Thevenin, Rosa Reinhardt, Audrey Frédéric
élèves de Première L, spécialité Histoire des arts, Lycée Jean Moulin, Albertville.


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 Sujet du message: Re: [Arc 2012] Our little differences
MessagePosté: Lun 7 Jan 2013 09:42 
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Inscription: Mar 29 Déc 2009 11:31
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Autour du thème de la parentalité, Our little differences montre les difficultés d'élever des enfants. Mais Sylvie Michel ne parvient pas à échapper à la caricature qui enlève au film toute crédibilité .

On a donc un défilé de personnages stéréotypés : dans le monde de Sylvie Michel, les parents sont soit cools, soit maniaques, les adolescents sont tous des insolents rebelles qui fument du shit, les femmes de ménage des immigrées roumaines envieuses de la société occidentale.... Recherchant le réalisme, la réalisatrice s'en éloigne considérablement.

Le personnage principal est un médecin qui soutient vivement les techniques de grossesse artificielle. On a donc un parallèle entre l'idée de la difficulté parfois physique d'avoir un enfant et de la difficulté de les élever.

Sylvie Michel dit aussi vouloir dénoncer notre société dans laquelle nous voulons tout contrôler et l'incapacité des gens à accepter et réagir face à l'imprévu. Une critique peu recherchée, non maîtrisée et mal illustrée à l'écran. De même pour la critique des rapports entre différentes classes sociales : une fois encore, leurs différences sont exagérées, stéréotypées et leurs rapports très loin du naturel.

Les séquences s’enchaînent et les spectateurs s'endorment peu à peu. Les plus naïfs attendront désespérément un événement capable de donner du rythme au film tandis que les plus réalistes abandonneront dès le milieu du film tout espoir d'une fin surprenante ou efficace.

Quelques symboles inintéressants, des plans banals, un travail du son peu recherché... le film s’est fait en peu de temps et le spectateur le sent. L'acteur principal, populaire en Allemagne, se débrouille dans son rôle, mais le reste du casting semble plus qu'amateur et ne parvient pas à sauver le manque de personnalité des personnages.

Premier film d'un amateurisme certain, le grand public est tout autant ennuyé par le rythme que les cinéphiles par la médiocrité.

À propos de la critique de l'éducation parentale, on préférera largement Carnage de Roman Polanski (2011) avec lequel Our Little differences ne peut rivaliser.

Aurélia Thouret, élève de Terminale L, spécialité cinéma, Lycée Louis Armand, Chambéry.


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