Exposition Occuper le terrain au musée Géo-Charles

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Philippe Bordas, Pierre Canaguier, Dominique De Beir, Manuel Dessort, Philippe Favier, André Forestier, Sylvain Frappat, Rip Hopkins, William Klein, Hélène Launois, Dominik Lejman, Michel Massi, Guillermo Paneque, Françoise Pétrovitch, Paul Pouvreau, François Saint-Pierre, Dominique Torrente, Muriel Toulemonde, Isabelle Waternaux.

Exposition du 14 mai au 24 octobre 2014
Vernissage le mercredi 14 mai à 18h30

L’irruption du sport dans l’art remonte à la nuit des temps et les références sportives dans l’œuvre d’art sont récurrentes car il intéresse et fascine par son esthétique, l’idée du mouvement, de l’action. L’art maltraite, sublime ou ironise les gestes du sport pour mieux les imiter ou les dénoncer. L’étymologie du mot sport vient de disport, qui veut dire se déporter ou « s’espacier. » La modernité, l’exaltation de l’exploit sportif, le gymnase et le stade ont suscité la rencontre « improbable » des athlètes et des artistes : peintre, sculpteur, photographe, vidéaste et performeur.

Le sport est né en Grèce, renaît en Angleterre et fixe ses lois dans la deuxième moitié du XXème siècle. Le sport est lié à l’espace/temps et aux situations qu’il traverse. C’est une évasion dans le réel, l’imagination et une gestuelle ritualisée. Il est Culture et renoue avec les origines, comme une grande fête primitive de l’humanité. Le sport est une géographie mentale et sentimentale d’âmes et d’ancêtres qui constituent sa seule « histoire », une histoire à la première personne, une occasion d’exprimer une pensée singulière. Il faut la lire « entre les lignes » et dans l’espace du terrain.

Le sport réfute toute définition donc celle qui consiste à l’aborder de front. Yves Klein disait « mon atelier c’est le monde ! » la piste, le couloir, le terrain c’est aussi le monde. Or « occuper le terrain » signifie ( selon le dictionnaire ) manifester sa présence dans un domaine avant l’intervention des autres ou habiter un lieu, un local, y séjourner de manière durable, se trouver plus ou moins longtemps à une place. Dans le cadre de cette exposition, le terrain, ou le stade, sera vécu comme un véritable musée en plein air. Il y a aura de la pelouse, des grilles, des objets détournés, des ballons, des postures, du jeu, des gestes et leurs limites, des corps, des mots pour aborder la question de la nature « de la geste sportive. » Une exposition pour mieux arpenter et/ou explorer la notion de sport, construction changeante, toujours difficile à saisir dans sa pratique et ses enjeux.

Exposition réalisée à partir des collections du Musée Géo-Charles et des collections d’artistes.