Les rencontres du café du Magasin-CNAC, février 2014

Daniel Bougnoux, jeudi 13 février à 18h30 – Entrée gratuite
Philosophe et professeur émérite à l’université Stendhal de Grenoble-III, Daniel Bougnoux dirige également l’édition des œuvres romanesques complètes d’Aragon dans la bibliothèque de la Pléiade.

« Philosophe de formation, j’ai consacré une bonne part de ma vie à lire et à éditer l’œuvre d’Aragon (les cinq volumes de ses romans en Pléiade m’auront pris quinze ans). Pourquoi ? N’y avait-il pas d’autres auteurs, d’autres problèmes plus urgents à traiter ?
À la fois romancier, journaliste et poète, Aragon aura embrassé le siècle, avec une écriture dont je ne trouve nulle part ailleurs l’équivalent : l’oreille absolue ! « Toujours tout l’arc-en-ciel » (disait Breton). Pour qui s’intéresse aux moyens d’expression (à la littérature, la peinture, la musique, le théâtre…), Aragon est une mine inépuisable de réflexions, et d’enchantements. » Daniel Bougnoux

Mauro Carbone, jeudi 20 février à 18h30 – Entrée gratuite
Professeur d’esthétique à la Faculté de philosophie de l’Université Jean Moulin à Lyon 3, Mauro Carbone est l’un des fondateurs et des directeurs de la revue Chiasmi International. Il co-dirige également la collection ‘l’Œil et l’Esprit » aux éditions Mimesis.

« À une époque où la politique comprise comme condition de la coexistence humaine – du vivre ensemble humain – semble avoir perdu tout crédit, l’unique manière de la penser de nouveau réside peut-être dans cet étrange être morts ensemble parce qu’ensemble nous avons vécu la mort d’autrui. » C’est pour avoir été confronté aux images des disparus du 11 septembre, et à l’expérience traumatisante qu’elles ont suscitée, que Mauro Carbone a envisagé cet essai. En considérant tout d’abord que le 11-Septembre a été, immédiatement, l’événement le plus vu de l’histoire humaine, et que nous avons tous été exposés à la puissance inhérente de ces images : celle qui nous a contraints au rôle de témoins simultanés de la mort d’autrui.
Être morts ensemble : l’événement du 11 septembre 2001, MetisPresse, 2013

  

Katia Schneller, jeudi 27 février à 18h30 – Entrée gratuite
Katia Schneller, docteure en Histoire de l’art, critique d’art et éditrice, professeure d’histoire et théorie des arts à ESAD • Grenoble • Valence

« Expressionnisme Abstrait », « Pop Art », « Art Conceptuel », « Nouveau Réalisme », « Young British Artists »… L’historicisation de ces étiquettes qui composent le récit de l’art contemporain semble sous-entendre une reconduction du projet des avant-gardes historiques, leur statut reste pourtant incertain. Parallèlement à leur élaboration, un grand nombre de configurations collectives (groupes, coopératives, entreprises etc.) de l’Internationale situationniste à Présence Panchounette, ou Superflex, sont apparues sur la scène artistique. Si elles semblent s’inscrire dans le legs politique des avant-gardes, elles le redéfinissent radicalement. Les contributions de l’ouvrage Au nom de l’art interrogent ce double héritage paradoxal du phénomène avant-gardiste en se concentrant sur l’importance de la fonction de nommer.

MAGASIN – Centre National d’Art Contemporain
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