Café science et citoyens

Les Cafés Sciences et Citoyens de l’Agglomération Grenobloise ont le plaisir de vous inviter à leur prochain Café sciences et citoyens

Les perturbateurs endocriniens : une menace insidieuse ?
mardi 18 février 2014 de 18h30 à 20h30

au Café des Arts http://www.lecafedesarts38.fr/
36, rue Saint Laurent 38000 Grenoble – 04 76 54 65 31
Entrée libre, consommation bienvenue 

Intervenants :

  • Rémy Slama, Epidémiologiste, spécialiste des perturbateurs endocriniens
  • Marie Muller, Médecin hospitalière endocrinologue
  • Modérateur : Gilles Grand

Près de 40 % des produits d’hygiène-beauté contiennent au moins un perturbateur endocrinien (PE), substance chimique interférant avec la régulation hormonale, selon une étude rendue publique vendredi 13 septembre à Paris [Le Monde automne 2013]*. Mais la question ne se limite pas aux seuls cosmétiques, puisque l’eau, l’alimentation, l’air, les produits phytosanitaires, contiennent aussi ces substances (de manière induite ou intrinsèque) : nous sommes donc tous concernés ! Bien entendu il faut aussi évoquer les médicaments dont l’activité hormonale est l’objectif thérapeutique (pilule contraceptive, hormones soignant diverses maladies).

L’OMS (2002) définit les perturbateurs endocriniens comme « des substances chimiques (distilbène, agents contraceptifs, bisphénol A, dioxine…) d’origine naturelle ou artificielle qui peuvent perturber le système hormonal, et induire des effets délétères sur un organisme et/ou sur ses descendants ». À l’heure actuelle, il est cependant très difficile d’évaluer leurs effets sur la santé humaine, car on s’interroge sur leurs mécanismes d’action, la multiplicité des substances concernées, les effets d’une exposition prolongée à de faibles doses. Si le rôle de plusieurs PE est à ce jour suspecté dans l’apparition de cancers, les données disponibles ne permettent pas toujours de confirmer ce lien.

De nombreuses questions se posent : Quels risques pour la santé (humaine ou animale) ont pu être mesurés ? Quid des associations de produits, même si chacun isolément n’a pas d’effet à la même dose ? Quelle est aujourd’hui la répartition par secteur d’activité, des sources des PE (cosmétiques, médicaments, emballages alimentaires, …) Et, bien sûr, au final dans quels cas pourrait-on éviter l’utilisation de ces PE, et par quoi les remplacer ?

Les intervenants spécialistes du sujet seront là pour répondre à vos questions et alimenter le débat de santé publique qui peut s’établir.

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