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Pour vous parler de cette vie quotidienne, j'ai choisi une famille vivant en l'année 1896. |
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La maison D'un côté Est, l'entrée de la maison donnant sur une cour avec un tas de fumier, un trou d'eau croupie pour les canards, la soue à cochon. La maison a 2 étages :
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La journée Le pain était pétri dans le pétrin familial et cuit chez le boulanger (ceci en général pour une semaine). Ce pain était très rond avec une croûte épaisse. La mère, avant de l'entamer faisait le signe de croix dessus. Les enfants une fois nourris et lavés et habillés allaient à l'école ou aidaient leur père dans le travail des champs ou allaient à la Mine (ils commençaient à travailler très jeunes). À midi, si la famille arrivait à se réunir, c'est-à-dire l'hiver ou les jours de fêtes, en effet souvent les hommes partaient au champ ou à la Mine avec leur repas dans un sac. Les confitures étaient gardées dans de grands verres épais, couverts d'un papier graissé pour la conservation. Le soir, la famille se nourrissait d'une soupe épaisse, mélange de légumes, pomme de terre, croûton de pain, parfois d'un bout de lard et du fromage (les soirs de fête on pouvait faire CHABRO, c'est-à-dire ajouter du vin dans la soupe). Le repas familial était pris autour du pétrin qui servait de table, les parents à chaque bout de la table encadrant les enfants serrés sur les bancs. Le silence était de rigueur et le père quittait son chapeau. La bénédiction était toujours dite au début du repas. Les boissons : eau, vin, café, lait, parfois gnôle et absinthe. On versait l'absinthe dans le verre, on faisait couler l'eau sur le sucre posé sur une cuillère allongée et percée. |
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Les vêtements Les femmes portaient des robes longues qui leur arrivaient aux chevilles. Souvent, elles étaient vêtues d'une jupe ample et noire. Elles avaient de petits bustiers ou caracos qui s'ouvraient par le devant avec de nombreux boutons fermant le chemisier à ras du cou. L'époque était sévère. L'hiver les femmes portaient des vêtements de grosse laine et des châles qu'elles tricotaient elle-même le soir, en laine et dont elles s'entortillaient la tête et les épaules. Souvent tête nue, cheveux attachés avec des rubans ou roulés en chignon. L'homme portait un pantalon noir au tissu très serré (espèce de serge) un peu bouffant assez large sur lequel tombait une chemise blanche assez ample. Sur cette chemise, il portait une espèce de gilet qui contenait souvent un gousset pour sa montre et une poche pour la blague à tabac ou la petite boîte de tabac à priser ou à chiquer. Les femmes prisaient elles aussi. Les hommes chiquaient beaucoup peut-être pour les aider à maintenir leur ardeur au travail, 12 à 15 heures par jour. Ils crachaient donc beaucoup et il y avait des crachoirs dans les cafés. Tous les enfants, femmes et hommes portaient des sabots pour les champs et des galoches tous les jours. |
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La lessive 2 ou 3 fois par an les femmes se réunissaient et par petits groupes, elles faisaient la lessive du linge de maison. Rappelons que les draps étaient de couleur afin d'être moins salissant (la peau des mineurs même lavée restait toujours incrustée de poussière de charbon). |
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Les fêtes La foire Les colporteurs Noël La Fête-Dieu Le bal |
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Les plantes médicinales Toutes les plantes décrites ci-dessous étaient utilisées au début du siècle à Vaulx.
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