Notre Dame de Vaulx

La vie quotidienne en 1900

A la découverte du patrimoine local

Pour vous parler de cette vie quotidienne, j'ai choisi une famille vivant en l'année 1896.
Elle s'appelait Angèle Guillot et elle épousa Augustin Belon. Ils eurent 7 enfants (6 filles et 1 garçon). C'étaient les parents de ma grand-mère Odette.
Ils étaient pauvres, mais possédaient néanmoins 2 vaches, 1 chèvre, 1 ou 2 cochons, des poules, des canards et étaient propriétaires de leur maison.
Ils cultivaient leur terre et Augustin allait aussi à la Mine.
C'est donc une famille très représentative de cette année 1896 où il y avait 987 habitants, 252 maisons. En cette année-là, il y a juste un siècle, naissait ma grand-mère Odette (6ème fille du couple), on construisait une école pour 2 classes enfantines et le 2 août, il y eut la création d'une société de tir à la carabine. Le maire était M. Ernest Dumolard.

 La maison

D'un côté Est, l'entrée de la maison donnant sur une cour avec un tas de fumier, un trou d'eau croupie pour les canards, la soue à cochon.
De l'autre côté Ouest, ouverture sur un petit jardin potager avec une écurie pour les 2 vaches et la chèvre. Au-dessus de cette écurie, il y avait un saloir bien propre et bien protégé de l'écurie (dalle ou réparation, aération).

La maison a 2 étages :

Le Rez-de-chaussée :
Grande pièce éclairée par la porte d'entrée et une petite fenêtre (climat rigoureux) dont les verres de mauvaise qualité (bulles d'air intégrées) laissaient mal passer le jour (croisillon en fer où le verre venait s'incruster dedans).
Cette pièce commune sur sol en béton (certaine richesse) car beaucoup était en terre battue, était occupée par un grand pétrin (où on faisait les pâtes : pain, tourte, pogne...) et où on rangeait tout le nécessaire à fabriquer la pâte et le pain de la semaine.
2 grands bancs étaient de chaque côté du pétrin.
Un lourd et large buffet faisait face à la cheminée. Dans ce buffet, étaient
remisés (comme on disait) vaisselles, linge, confitures... réserve de noix, noisettes... fruits secs.
À côté de la porte d'entrée, il y avait un banc contre le mur entre la porte d'entrée et la fenêtre. Ce banc supportait 3 seaux d'eau propre qu'Angèle ou ses filles allaient chercher à la fontaine des Pothieux créée en 1854.
Sous le banc, il y avait des seaux d'eau plus ou moins grasse qui avaient servi au lavage des légumes ou dans lesquels on jetait les restes du repas ou les
quignons de pain trop secs et tout allait aux cochons.
À cette époque, la vieille cheminée ne servait pas de chauffage et à l'intérieur de l'
âtre, il y avait un dingue, poêle avec 2 ronds de chauffage, en fonte noire, rond, avec 2 bouches à feu qui brûlait du charbon de la Mine. Sur le poêle assez rudimentaire (3 pieds) cuisaient en permanence la soupe des humains ou la pâtée aux cochons, poules...
Au fond de cette pièce, il y avait un escalier qui montait à l'étage dessous lequel s'encastrait une
alcôve fermée par un rideau où couchaient les parents (Angèle et Augustin) sur un lit de bois qui supportait un matelas de laine (il y avait des matelassières qui faisaient les matelas à domicile). Les matelas des enfants étaient remplis de feuilles sèches et propres de fayard (hêtre).

Le 1er étage :
Il y avait une grande pièce avec une fenêtre et une petite pièce noire (les 6 filles dormaient dans de grands lits) et le garçon dans la chambre noire.
Cet étage donnait sur le côté Ouest directement dans le jardin potager où se trouvait l'écurie (les jeunes en profitaient pour déjouer la surveillance des parents et sortir le soir).

Le grenier :
On accédait au grenier de l'extérieur où étaient
engrangés le foin et les grains.
Le toit était en chaume et les murs de soutènement dépassaient le toit de chaumes (sorte d'escalier qui a souvent servi d'assise à la charpente des nouveaux toits de tuiles).

 La journée

La famille très nombreuse (en moyenne 9 à 10 personnes) ne pouvait pas comme aujourd'hui restée confinée dans une si petite demeure et le travail était dur. Dès le chant du coq, tout le monde se levait, souvent la mère la première pour préparer le petit-déjeuner et surtout rallumer le feu.

Le petit-déjeuner se composait d'une soupe de légumes mélangée avec du lait et de grandes tranches de pain très rarement beurrées. La soupe était faite avec les pommes de terre auxquelles on ajoutait des légumes du moment : chou, haricots, pois et même parfois jeunes pousses d'orties. (Le jour de Noël : petit-déjeuner chocolat, lait ou café, le café était torréfié à l'épicerie, on l'achetait au détail).

Le pain était pétri dans le pétrin familial et cuit chez le boulanger (ceci en général pour une semaine). Ce pain était très rond avec une croûte épaisse. La mère, avant de l'entamer faisait le signe de croix dessus.

Après ce repas, l'homme partait soit travailler dans les champs, soit à la Mine. Le travail du potager, de l'entretien de la maison était le plus souvent réservé à la femme. Celle-ci était sans arrêt occupée. Très tôt, il fallait chercher l'eau à la fontaine, l'eau qui servait à se laver, à laver les légumes, les couverts et qu'il fallait économiser car c'était dur de porter ces seaux à longueur de jour.

Les enfants une fois nourris et lavés et habillés allaient à l'école ou aidaient leur père dans le travail des champs ou allaient à la Mine (ils commençaient à travailler très jeunes).
Même les femmes souvent jeunes allaient à la Mine, au triage à l'entrée de la Mine. Elles se mettaient des foulards très serrés autour de leur longue chevelure pour éviter d'avoir à se laver les cheveux trop souvent (cheveux qu'elles avaient fort longs puisque jamais elles ne les coupaient).

À midi, si la famille arrivait à se réunir, c'est-à-dire l'hiver ou les jours de fêtes, en effet souvent les hommes partaient au champ ou à la Mine avec leur repas dans un sac.
Le repas se composait de salade, de viande et de dessert les jours de fête et les autres jours surtout de beaucoup de pâtes ou de pomme de terre. On mangeait des salades de pomme de terre avec des lardons, de l'oignon, des oeufs.
La viande était principalement du cochon sous toutes ses formes: lard, jambon, caillettes, boudin, potées avec pommes de terre et chou, saucisses aux lentilles, rissoles de viande, murçon. Chèvre à l'automne avec chou et pommes de terre. De temps en temps et les jours de fêtes, on tuait une poule ou un poulet ou un canard ou un lapin. La poule était souvent bouillie avec des pommes de terre, carottes, poireaux.
Tous les plats étaient fortement assaisonnés avec des plantes du jardin (sauge, thym, pourrettes...)
Les légumes accompagnaient les viandes et mijotaient sur le coin du feu pendant des heures répandant une bonne odeur dans la salle commune.
Le gratin de légumes, de pomme de terre, oreilles d'âne (ravioles de pomme de terre ou d'herbe : blettes passées à l'eau et mangés avec du beurre ou
rissolés à l'huile. Un des plats de fête était le gratin de foie (foie de lapin avec des épinards et passé au four avec une couche de coulis de tomate (souvenir divin au palais jamais retrouvé).
Les fromages étaient principalement de chèvre : fromages frais mangés avec de la crème ou demi sec ou sec fait par la mère et conservé dans des garde-manger (espace de grande boîte entourée de grillage où l'on gardait le fromage).
Il existait aussi la pattafine : on gardait tous les petits restants de fromage que l'on mettait à
macérer avec des herbes dans de la gnôle pendant une semaine. Cela constituait une pâte fine très forte que l'on mangeait en tartine sur de larges tranches de pain.
Les desserts étaient tous à base d'oeuf (îles flottantes pour les fêtes), tartes ou pognes de pruneaux, pommes, myrtille, confiture, crêpes à la chandeleur, fruits (pommes, prunes), pommes que l'on gardait sur de grandes
clayettes de grillage. Fruits secs : noisettes, noix que l'on allait chercher dans la vallée vers Séchilienne, pâtes de coing que les femmes faisaient à l'automne et confitures de mûre, airelle, un peu de framboise, prunes, principalement prunes car il y en avait beaucoup mais c'était un dessert de fête car le sucre était cher.

Les confitures étaient gardées dans de grands verres épais, couverts d'un papier graissé pour la conservation.
Le beurre pour la cuisine était battu dans de grandes
barattes et utilisé chichement car rare. Cela se faisait en juin, car les champs plein d'herbes et de fleurs permettaient plus de lait et plus de beurre.
Les femmes le faisaient cuire pour lui assurer une grande conservation. On se servait aussi de l'huile de noix (très chère) et surtout de la graisse de porc que l'on faisait fondre et que l'on gardait dans des pots en grès, le
saindoux. Ces morceaux de graisse découpés dans le porc étaient fondus pour donner de la graisse fondue pour la cuisine et qui se solidifiait au froid, conservation dans des pots en grès (saindoux). Le restant non fondu, mélange de viande et de gras non liquéfié était mangé avec du sel, c'était le Regrine (les hommes l'emportaient dans leur besace ou musette pour leur casse-croûte).

Le soir, la famille se nourrissait d'une soupe épaisse, mélange de légumes, pomme de terre, croûton de pain, parfois d'un bout de lard et du fromage (les soirs de fête on pouvait faire CHABRO, c'est-à-dire ajouter du vin dans la soupe).

Le repas familial était pris autour du pétrin qui servait de table, les parents à chaque bout de la table encadrant les enfants serrés sur les bancs. Le silence était de rigueur et le père quittait son chapeau. La bénédiction était toujours dite au début du repas.

Les boissons : eau, vin, café, lait, parfois gnôle et absinthe. On versait l'absinthe dans le verre, on faisait couler l'eau sur le sucre posé sur une cuillère allongée et percée.

Les vêtements

Les femmes portaient des robes longues qui leur arrivaient aux chevilles. Souvent, elles étaient vêtues d'une jupe ample et noire. Elles avaient de petits bustiers ou caracos qui s'ouvraient par le devant avec de nombreux boutons fermant le chemisier à ras du cou. L'époque était sévère. L'hiver les femmes portaient des vêtements de grosse laine et des châles qu'elles tricotaient elle-même le soir, en laine et dont elles s'entortillaient la tête et les épaules. Souvent tête nue, cheveux attachés avec des rubans ou roulés en chignon.
Parfois, une espèce de petites charlottes en dentelle emprisonnait les cheveux particulièrement lorsqu'elles allaient à la fête ou à l'église.
Elles portaient de gros bas de laine l'hiver, bas qui montaient à mi-cuisse ou aux genoux (suivant le temps).
Des chemises de lin ou de coton leur servaient de dessous, elles étaient souvent très travaillées, avec des jours et des dentelles.
Sur ce vêtement
austère, elle portait un tablier fantaisie et par-dessus un tablier plus large et souvent noir qui leur servait à porter tout ce qu'elles pouvaient trouver en chemin. Elles attrapaient les 2 bords extérieurs de ce tablier et cela leur faisait un genre de sacoche pour ramener de l'herbe fraîche aux lapins, ou des fruits, noisettes récoltées au retour des champs ou brindilles de bois pour le feu. Ce qui fait que les chemins mieux pratiqués qu'aujourd'hui étaient régulièrement nettoyés.

L'homme portait un pantalon noir au tissu très serré (espèce de serge) un peu bouffant assez large sur lequel tombait une chemise blanche assez ample. Sur cette chemise, il portait une espèce de gilet qui contenait souvent un gousset pour sa montre et une poche pour la blague à tabac ou la petite boîte de tabac à priser ou à chiquer. Les femmes prisaient elles aussi. Les hommes chiquaient beaucoup peut-être pour les aider à maintenir leur ardeur au travail, 12 à 15 heures par jour. Ils crachaient donc beaucoup et il y avait des crachoirs dans les cafés.
Ils portaient de larges vestes de velours contre le froid. Enfin, l'homme était coiffé d'un chapeau qu'il ne quittait que pour manger ou se coucher. Ce chapeau avait un rebord rond large et plat et le fond du chapeau était plat, ni rond, ni fendu, en feutre noir.

Tous les enfants, femmes et hommes portaient des sabots pour les champs et des galoches tous les jours.

La lessive

2 ou 3 fois par an les femmes se réunissaient et par petits groupes, elles faisaient la lessive du linge de maison. Rappelons que les draps étaient de couleur afin d'être moins salissant (la peau des mineurs même lavée restait toujours incrustée de poussière de charbon).
Il leur fallait 3 jours pour de grandes lessives. Elles utilisaient de grands bacs de bois dans lesquels elles mettaient à tremper le linge dans l'eau. Puis le lendemain, elles frottaient le linge dans de la cendre pour enfin le tremper et le laver avec des fleurs de saponaire (cette jolie fleur rose qui pousse dans les jardins et à la gare) puis rinçage à la fontaine et étendage soit sur les prés d'herbe fine soit sur des fils.
La vie de tous les jours toujours gaie et bruyante, chargée d'odeurs de toutes sortes, était parfois coupée par des fêtes, noces, baptêmes, visite de colporteurs, foire.

Les fêtes

La foire
Elle avait lieu tous les ans le 3e samedi de mai. Cette foire était très importante, de nombreux marchands arrivaient à N.D.Vaulx. Vente de meubles, de savons, de tissus, d'objets tout prêts... mais surtout connue pour les bestiaux. C'est pour la foire que les gens achetaient soit une chèvre, un veau et le cochon de l'année... Tout le monde même les commerçants possédaient une chèvre. Il y avait d'ailleurs un chevrier qui chaque matin rassemblait toutes les chèvres du village et les emmenait dans les pâturages pour les ramener le soir à chaque propriétaire (ma grand-mère paternelle qui en possédait une voyait revenir le soir sa chèvre, traverser le café pour aller au fond de la cuisine, chercher un croûton de pain).

Les colporteurs
Il y avait aussi tout au long de l'année des colporteurs chargés d'une hotte qui venaient vendre leur colifichet : savon, ruban, colifichet, tabac, poudre à priser, fil, dentelle, boutons, opinel...
Quelques fêtes particulières coupaient aussi l'année et pendant ces jours-là les gens ne travaillaient pas, ils se réunissaient et faisaient un bon repas en s'amusant, c'était la fête. On revêtait les plus beaux habits.

Noël
La veillée de la Nativité se faisait en réunion les uns chez les autres et si la neige ne permettait pas la messe de la Nativité, on priait chez soi. Une légende voulait qu'on ne devait jamais entrer dans l'écurie ce soir car les bêtes elles aussi se recueillaient comme les hommes et qu'il ne fallait pas les déranger ; si une personne de la maison entendait parler les animaux, elle mourrait dans l'année.

La Fête-Dieu
C'était une fête très belle car toutes les petites filles du village allaient chercher les fleurs de genêts sur les Creys et allaient les répandre tout autour et dans l'église. Elles prenaient des poignées de fleurs qu'elles baisaient et qu'elles répandaient ensuite au sol en chantant.

Le bal
Chaque samedi soir, il y avait bal chez la NINI, on dansait au son du gramophone (pathéphone) et l'on écoutait la musique au alentour de 1910. Dans les années 1920-25, ce pathéphone fut remplacé par un piano mécanique.

Les plantes médicinales

Toutes les plantes décrites ci-dessous étaient utilisées au début du siècle à Vaulx.
Les maladies plus bénignes étaient soignées par des décoctions ou infusions que l'on faisait avec de nombreuses plantes cueillies aux alentours.

  • Airelle : feuilles hypoglycémiantes, décoction de toute la plante : antirhumatismale, fruit : antidiarrhétique, très bonne en tarte, excellente pour la vue puisque utilisée dans les troubles de perméabilité capillaire et insuffisance veineuse.
  • Armoise : que l'on trouve sur la route du Majeuil, les feuilles sont antihystériques, la racine : vermifuge en décoction. Elle fut utilisée contre l'épilepsie et la danse de St-Guy, oubliée aujourd'hui. On utilisait aussi l'armoise pour faire des MOXAS, espèce de mèche constituée d'un résidu cotonneux de la pulvérisation des feuilles d'armoise. On en faisait une pâte que l'on disposait en cône et que l'on faisait sécher. Ces cônes étaient disposés par la base sur la peau humectée de salive et où on maintenait avec une pince et on allumait l'autre extrémité. Cela servait surtout pour les sciatiques, paralysies, tumeurs blanches, cela était très douloureux et peu efficace. Heureusement oublié.
  • Aubépine: fleur antispasmodique
  • Bouillon blanc : feuilles en cataplasmes, fleur en mélange pectoral
  • Bruyère: tige fleurie antiseptique des voies urinaires
  • Camomille: la romaine en infusion calmante et pour éclaircir les cheveux et la matricaire en vermifuge, en association avec la tanaisie
  • Camphre: très utilisé au début du siècle de 1900 à 1910 où sa production était très grande (huile camphrée, alcool camphrée)
  • Chélidoine: liquide blanc utilisé contre les verrues
  • Cerisier: queues de cerise : diurétique, écorce de cerisier : anti-goutteux
  • Cire: matière élaborée par l'abeille pour fabriquer les rayons des alvéoles hexagonales dans lesquelles elles déposaient le miel. Il y avait beaucoup de ruches à Vaulx et on utilisait le miel pour la nourriture et pour adoucir les gorges. On faisait fondre la cire dans l'eau bouillante pour la débarrasser des impuretés et recueillie dans des pots, elle servait à lustrer les meubles.
    Dans les années 1900, on allait des bains d'eau saline à la Motte les Bains où l'eau sortait à 58-60°.
  • Fusain: qu'on trouve encore chemin des Grands Prés, principalement utilisé par son bois qui donne un charbon sec et noir très utilisé en dessin.
  • Génépi: plante aromatique, fébrifuge servant principalement la liqueur de génépi, spécialité d'ici, et aussi à préparer l'absinthe
  • Gentiane: utilisé pour la fabrication de liqueur amère, apéritif, c'était un fébrifuge et excitant digestif
  • Légumes: en bouillon, on en utilisait beaucoup dans les gastro-entérites du nourrisson
  • Menthe: plante aromatique et stimulante
  • Primevère (pied de chat) : la fleur était utilisée comme antispasmodique et ses racines expectorantes et émétiques
  • Saponaire: feuilles et racines en infusion et décoction dépurative et maladie de peau, décoction des racines: dégraissage des étoffes dû à la présence de saponaire
  • Scabieuse: route du Majeuil, utilisé en infusion contre la gale
  • Souci ou calendula : utilisé contre les verrues
  • Ronces: les pousses étaient utilisées contre la fièvre
  • Thym et serpolet : plantes aromatiques et vulnéraires
  • Violette: espèce pectorale entrant dans la composition des sirops, sa racine est vomitive.

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