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Marie-France, Nous ne voulions pas te laisser partir sans que tu saches à quel point, nous avons fait depuis quelques années, beaucoup de progrès en parler matheysin, et cela grâce à toi. |
Et quand à l'automne, il commencera à baviner (pleuvoir avec une pluie fine), tu iras t'égrafigner (t'égratigner) en ramassant les framboises ou les mûres pour faire tes confitures ou en épelandrinant (en enlevant les pelures) ails et oignons.. Plus tard, l'hiver venu, tu regarderas tomber les patareaux (gros flocons) par ta fenêtre en patarelant (caressant, câlinant) ton vieux chien, ou bien peut-être sortiras-tu pour voir pousseiller (neiger avec la bise ou le vent) ? On espère d'ailleurs que tu ne t'agrouboneras (se replier sur soi) pas, que tu trouveras malgré un emploi du temps chargé le temps de barjaquer (jacasser). On espère aussi que tu mettras longtemps avant de brater (perdre l'équilibre en marchant). Mais la raison pour laquelle on est tous réunis aujourd'hui, c'est pour ton départ à la retraite, avec tous ces grands balançards (dadais, nigaud) qui sont venus aujourd'hui et que tu as vu défiler dans ta classe. Portaient-ils alors la blaude (blouse), étaient-ils maucoussants (qui n'obéissent pas) ? Pour cette retraite donc, ne traîne pas trop dans ton casson (carré de jardin) mais va plutôt courir les criquettes (sommets), les pantelles (les rues) ou faire de simples petits virons (courtes promenades). On espère que tu ne groulasseras (trainer sans énergie) point, que tu n'auras pas mal à la groube (la tête). Après ce petit discours dans lequel on a réussi à glisser une trentaine de mots murois (Merci à Jean Garnier et à son livre La Mure et Les Murois) que bien sur tout le monde ici connaissait, nous vous invitons tous à une bonne rouffle (tournée de boissons). |
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