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Humeurs - Quel travail, dans quelle société et pour quel avenir?

Par Nabuchodonosor

Hier, activité choisie, qui procurait autonomie, épanouissement et solidarité des individus ; aujourd’hui, ce n’est plus pour obtenir du repos que nous sommes contraints de travailler, mais pour consommer. Nous voulons toujours plus de progrès, de nouveautés, de changements ; la «Consommation» est devenue l’idéal de nos vies…

Mais pour consommer, nous restons toujours dans la sphère marchande ; le travail se vide de sa dimension de sociabilité, de la charge éthique et symbolique qui faisait sa consistance, pour ne retenir que la valeur de l’efficacité économique… Ainsi, pour satisfaire à la mondialisation de l’économie, sommes nous contraints à produire toujours plus, toujours plus vite, et toujours moins cher!

Les délocalisations s’accélèrent, dans des Pays où règnent les conditions de travail les plus inhumaines, pour des salaires insignifiants au regard de nos économies : Birmanie, Colombie, chine, Bolivie, Inde, Thaïlande, sont parmi les Pays les plus convoités ; ces derniers nous inondent chaque jour un peu plus, de leurs produits à bas prix, accroissant chaque jour d’avantage la précarité dans nos sociétés, et réduisant une fraction importante de nos citoyens, à l’état de chômage endémique…

Chez nous, de nouvelles formes de travail à prix bradés apparaissent, comme le télétravail! Pour seule solution, certains de nos politiques préconisent un libéralisme dictatorial renforcé, comme dans les Pays Anglo-Saxons ; en libérant le travail des contraintes du Code du Travail, en créant de nouveaux contrats très favorables aux futurs employeurs, en revenant sur les accords des 35 heures, et en bloquant toute augmentation de salaires…

Les lois du marché priment l’intérêt général, et sont génératrices de plus de précarité et d’exclusion! Dans cette nouvelle société de consommation, le pouvoir d’achat devient un élément de plus en plus crucial et impératif ; quand les charges des foyers s’envolent suivant peu ou prou le prix du baril, c’est la pauvreté qui se met en place avec son cortège d’exclus, de S.D.F et de précaires ; ces derniers rencontrent des problèmes de logement, de nourriture, d’éducation, générant insécurité, agressions, discriminations, maladies…

Et il faut relativiser ces problèmes, comparés à ceux des peuples des régions Sud (continent Africain par ex.)… Demain, le travail dans nos sociétés en régression, ne sera-t-il plus qu'un privilège, réservé à une élite riche et bien éduquée ?

Réussirons-nous à recréer les conditions d'une nouvelle République plus sociale et plus solidaire, à recréer les conditions d'une vraie démocratie, représentative de tous les courants de pensée et participative pour tous les citoyens sans exception, démocratie capable de donner à tous les membres de l'Agora un même avenir radieux ?

Des milliards sont dépensés chaque jour pour la course aux étoiles, pour préparer et faire des guerres dont l'utilité reste à démontrer, ou pour combattre un terrorisme qui s’internationalise et entrave nos libertés ! Qui aura l’ambition, le courage et l’audace de consacrer un peu de ces crédits pour réhumaniser le capitalisme et redonner l'emploi pour tous ; favorisant la priorité au développement humain à l'éthique et à l’écologie qui nous manquent si cruellement ?

Un grand chantier s’ouvre à nous, c’est l’Utopie du XXI° siècle ; réinvestissons pour la croissance, en favorisant l'éducation (surtout de la philosophie dès l'entrée au collège), en favorisant la recherche et l'universalité des droits de tous, ou nous disparaitrons dans ce matérialisme effréné et destructeur qui nous régit...

Nabuchodonosor, le 7 mars 2007.


Date de création : 11/03/2007 @ 17:01
Dernière modification : 11/03/2007 @ 17:27
Catégorie : Humeurs
Page lue 1126 fois

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Réactions à cet article


Réaction n°12 

par Near le 20/09/2008 @ 23:19

Yannos, tu as posté une belle synthèse. Qu'ajouter sinon une ébauche d'analyse paranoide: cela me permet d'être d'accord aussi avec Monsieur le professeur Aristoxene et Tao!

Monsieur Nabuchodonosor je t'ai démasqué. Tu es l'arme furtive des conservateurs. Un Voegelin déguisé en homme de gauche libérale. Contre la crise des significations dites libérales, "accroissement illimité de la pseudo-maîtrise pseudo-rationnelle...", contre les irrationalités et le vide de notre système-monde, tu te souviens d'un passé glorieux du travail (conscience de classe? paysannerie de bon aloi? industrie virile qui prodiguait une bonne fatigue?). Tu nous parles de charge éthique et symbolique, tu acceptes et regrètes donc la hiérarchie, le mérite, et toutes ces idées grotesques conçues par un imaginaire foncièrement inégalitariste et anti-démocratique et qui aujourd'hui, servent d'écrans de fumée pour cacher la spoliation.

Certes tu brosses un tableau dont la noirceur ne serait contestée que par un cynique, mais c'est pour promouvoir des idées conservatrices ( démocratie représentative, travail, inégalités par le mérite donc universalité des droits seulement, critique de la consommation (juste) mais sans doute pour mieux protéger les intérêts bien compris du système institué). C'est une sorte de capitalisme intelligent et que tu proposes, un conservatisme qui prend peur et qui voudrait séduire les ignares de gauche. Si on en croit Wallerstein, il y a trois grandes matrices idéologiques: le conservatisme, le libéralisme et le radicalisme. Tu n'es pas radical. Tu n'es pas démocrate. Ta messe est dite. Castoriadis est mort, hélas.


Réaction n°11 

par Claudia le 12/05/2008 @ 21:12

le texte me surprend dans son contexte. je le perçois comme un texte politique.  Et c'est bien là le problème de la société actuelle ! Nous manquons de recul vis à vis de la situation de "l'homme"et le matraquage média n'arrange rien. A vouloir nous faire croire que tout est ainsi et que nous ni nous pouvons rien.
Le libéralisme "marchand" a pour fondement la propriété, laquelle définie la liberté.
Je ne vois pas la liberté ainsi. Je n'ai pas besoin de puissance, ni de propriétés pour ressentir la liberté.
La liberté est un état de fait et non une situation fabriquée. Le plus puissance et le plus riche est-il le plus libre?
 je ne crois pas, je crois même que c'est le contraire.
Je suis infligée par le programme de l'éducation nationale. L'histoire est ciselée, politisée. La vérité n'est plus actualité. Cela fabrique des élèves d'une pauvreté idéologique accablante.
Pour que "l'homme" a nouveau grandisse, il a besoin de discutions philosophiques afin de confondre ses idées à d'autres. Et pour se faire sa propre opinion tant au libéralisme, qu'au communisme.

Réaction n°9 

par Tao le 14/02/2008 @ 22:48

Ah, tiens, je n'avais pas vu cet article un peu ridicule... grandiloquent et... vide. Et bourré de clichés. La philo dès le collège pour une meilleure société ? La philosophie est une discipline qui réfléchit sur les savoirs... elle n'a rien à faire en-dessous de la terminale.
Et puis ces appels à une humanisation du capitalisme... c'est une blague ? Non mais franchement... on se croirait au bistroquet du coin ou chez Ruquier.
Réinvestir dans la croissance... comme en Chine ?
Et cette première phrase est vraiment burlesque... Allez dire ça au mineur du XIXe siècle, je pense qu'il sera content.

Réaction n°8 

par Aristoxene le 19/05/2007 @ 14:20

Je trouve ce billet un peu léger au regard des attentes que créé son titre. Un billet d'humeur peut-être sympathique, mais très général, et sans d'analyse bien nouvelle. Le dernie paragraphe est savoureux : "Un grand chantier s’ouvre à nous, c’est l’Utopie du XXI° siècle ; réinvestissons pour la croissance, en favorisant l'éducation (surtout de la philosophie dès l'entrée au collège), en favorisant la recherche et l'universalité des droits de tous, ou nous disparaitrons dans ce matérialisme effréné et destructeur qui nous régit...". S'il s'agit d' "Utopie", alors pourquoi inviter à l'action. S'il s'agit d'éducation, pourquoi, soudain, la discipline "philosophie" (que j'enseigne soit dit en passant) aurait-elle un privilège ("surtout") sur les autres ?. Quant à "favoriser la recherche et l'universalité des droits de tous", on se demande ce que ces jolis mots veulent dire (quelques précisions, définitions, par exemple, aideraient le lecteur). Quand au "matérialisme effréné", c'est un superbe topos. Faute de définition, c'est également  flatus vocis. Si être matérialiste, c'est penser que les conditions économiques et sociales sont au fondement de toutes autres choses, alors je suis matérialiste, avec Marx, et même peut-être Aristote. C'est ce qui explique d'ailleurs que je sois "de gauche".

Réaction n°7 

par Marie le 05/05/2007 @ 01:59

oui, oui, j'ai fait une grosse fôte d'autografe, bon, il est tard...esxscusez...
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