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main_plume.gifLe coin des prépas - Présentation des CPGE du Lycée Champollion

POURQUOI NE PAS VENIR CONTINUER VOS ETUDES EN CPGE AU LYCEE CHAMPOLLION DE GRENOBLE?


Vous qui aimez la philosophie puisque vous fréquentez ce site, pourquoi ne pas venir en classes préparatoires littéraires ?


Tout d’abord, il faut tordre le cou aux rumeurs : on dit que les classes préparatoires sont inhumaines, que les enseignants sont des monstres et que le rythme de travail est proche du bagne.


En réalité : la rumeur est en partie (avec beaucoup de nuances) vraie pour ce qui est des classes préparatoires parisiennes où règne un très fort esprit de compétition entre les élèves.


Au Lycée Champollion de Grenoble, nous restons des classes préparatoires à dimension humaine. Les élèves ne sont pas très nombreux (l’équivalent d’une grosse classe de lycée). L’ambiance est souvent sympathique car vous vous retrouvez avec des élèves qui ont les mêmes goûts que vous, la même curiosité intellectuelle et le même enthousiasme. Les enseignants sont certes exigeants, mais le but est de vous faire progresser et de mettre en valeur vos qualités, jamais de vous humilier.


Pour ce qui est du travail, il y en a bien sûr, il faut aimer travailler pour aller en classes préparatoires. Si vous vivez votre travail scolaire comme une malédiction biblique, mieux vaut ne pas venir en CPGE. Par contre, si vous avez plaisir à progresser, si vous vous enthousiasmez pour les choses de la culture, si vous êtes curieux intellectuellement, n’hésitez pas à venir.


Quelles sont les qualités requises pour entrer en CPGE ?


Il faut aimer apprendre, savoir se remettre en cause pour progresser, savoir s’investir dans son travail et s’enthousiasmer.


Quels sont les gains d’une scolarité en CPGE ?


Vous allez apprendre à travailler plus rapidement, plus efficacement, améliorer vos méthodes et surtout vous construire de solides bases pour la suite de vos études.


Vous serez suivis et épauler par les enseignants qui vous connaissent de façon individuelle. Ce n’est pas l’anonymat d’un gigantesque amphi. L’interdisciplinarité vous permettra aussi de vous ouvrir à des connaissances et des méthodes qui vous enrichiront et qui feront boule de neige pour vous permettre d’élargir vos horizons intellectuels.


QUE FAIT-ON EN CPGE ?



Les CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles) vous proposent une scolarité en deux ans, au sein du lycée Champollion. Ce qui vous permet ensuite d’entrer directement à l’université (au choix en lettres, langues, histoire, géographie et bien sûr philosophie !) au niveau de la troisième année (en L3).


Vous ne perdez donc pas vos années d’études. Les deux années de classes préparatoires sont l’équivalent des deux premières années universitaires.


L’intérêt de venir en CPGE est que vous restez dans une structure proche de celle du lycée. Vous bénéficiez d’un encadrement motivant et vous êtes suivis et aidés dans votre progression. L’acquis des équivalences universitaires se fait par contrôle continu. Vous n’êtes donc pas mis devant un partiel et un examen final, seuls décisifs, comme à l’université. De plus, en CPGE, il y a des « colles », le terme est peu sympathique, mais elles sont très utiles : il s’agit d’interrogations orales sur le cours par groupe de trois élèves qui permettent à votre enseignant de vous suivre de façon plus personnalisée et de vous donner des conseils pour vous aider à progresser.


L’intérêt des classes préparatoires, c’est aussi l’interdisciplinarité. Vous n’êtes pas obligés de choisir tout de suite une matière à l’exclusion des autres. Vous choisirez votre spécialisation pour la seconde année (Lettres modernes ou classiques, histoire, géographie, langues, philosophie).


Vous bénéficiez ainsi d’une solide formation, d’une vaste culture générale qui fait que les étudiants qui sont passés par les CPGE sont souvent aussi les meilleurs étudiants en troisième année d’université.


Concrètement en 1ère année de CPGE vous avez un tronc commun de disciplines :


Philosophie : 4 heures

Français : 5 heures

Histoire : 5 heures
LV1 : 4 heures (allemand, anglais, espagnol, italien ou russe)

Géographie : 2 heures.



Si vous pratiquez une langue ancienne en terminale, vous avez tout intérêt à la conserver et à la cultiver.


Si vous le souhaitez, vous pouvez commencer l’apprentissage du latin ou du grec.


Une langue ancienne est un atout fort dans la suite de vos études. Par exemple, vous pourrez ensuite faire un Master en histoire antique ou en philosophie ancienne, ce qui vous permettra d’accéder à des domaines de recherches plus originaux et beaucoup plus valorisés si vous souhaitez vous orienter vers la recherche universitaire.


Vous pouvez donc choisir parmi les options suivantes :



Latin (poursuite d’étude) : 5 heures
Grec (poursuite d’études) : 4 heures

Latin ou Grec (débutant) : 4 heures

Cartographie : 2 heures

LV 2 : 4 heures



Par ailleurs, nous vous proposons des heures de préparation au concours d’entrée en IEP ( 5 heures hebdomadaires) que vous pouvez suivre si vous le souhaitez. Mais comme le concours IEP est en train d’évoluer, nous mettons au point une nouvelle maquette que nous vous présenterons ultérieurement.


Il y a aussi des heures d’EPS pour les CPGE mais elles ne sont pas obligatoires.


Bref, il y a tout à gagner et rien à perdre à tenter l’aventure !


Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser sur le FORUM dans l’espace des Classes Préparatoires. Je vous répondrai car je visite régulièrement le site sous le login : ebuissiere.


A bientôt donc !

Evelyne Buissière.

Date de création : 24/05/2006 @ 23:18
Dernière modification : 25/05/2006 @ 23:00
Catégorie : Le coin des prépas
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Réactions à cet article


Réaction n°1 

par Marine2006 le 14/06/2006 @ 16:26

Je ne vais pas faire plaisir à Evelyne Buissière. Mais parce que je pense que l’orientation est une affaire sérieuse, je préfère donner mon avis sur ce que l’on appelle les CPGE littéraires. Je suis passée par une hypokhâgne, j’ai fait le choix de ne pas continuer, car ce fut à mon sens une erreur.

Tout d’abord, comme le dit fort justement Madame Buissière, il faut tordre le cou aux rumeurs. Pour avoir suivi avec assiduité une CPGE dans un lycée parisien, je peux vous dire qu’il n’y a ni esprit de compétition entre les élèves, ni rythme de travail dont on puisse mourir, encore moins d’effectifs surchargés, à Grenoble comme ailleurs. Effectivement, mieux vaut avoir un certain goût pour les études. Cependant, si vous aimez aller au fond des choses, vous serez déçus en prépa.

En effet, vous allez apprendre à travailler rapidement. Et apprendre la fameuse « méthode » qui constitue le principale argument de vente des CPGE. Si bien que 1) vous bâclerez la plupart de vos travaux, et votre curiosité devra s’arrêter au bout de votre devoir à rendre pour demain 2) vous construirez la plupart de vos devoirs selon des modèles rigides dont j’entends les professeurs se plaindre du doctorat de philo au concours de Sciences Po.

Le problème des CPGE est double 1) le contenu et l’approfondissement sont sacrifiés au profit de la pluridisciplinarité, 2) les équipes enseignantes viennent toutes du même horizon, transmettant ainsi un modèle unique de dissertation. N’oubliez jamais que les CPGE sont sensées préparer à un concours, pluridisciplinaire et conventionnel !

Bien. Le philosophes ont une chance : les amphis ne sont jamais bondés. Pour ma part, en trois années de fac, je n’ai eu que des cours en petit comité, et j’ai vu plus d’ interaction avec les professeurs qu’en université. En ce qui concerne les « échéances » des examens, le système du contrôle continu vous assure toujours deux notes dans chaque matière. Rappelons qu’il n’y en a guère plus en prépa, et que les concours blancs feront office de partiels. Enfin, le système des colles étant très bon, les universités ont dû le voler au CPGE... Les fréquents oraux vont permettront un contact intellectuel avec le professeur. Au passage, je profite de l’occasion pour démentir le fait que l’enseignement serait moins bon en fac qu’en CPGE (propos que ne tient pas Madame de Buissière, je précise) : les Professeurs d’Université ont une place qu’ils ont chèrement méritée et leurs cours sont souvent riches et féconds, proches des approches de la recherche contemporaine.

Enfin, on vous assure en CPGE de « solides bases » pour vos futures études. Si je vous dis que je paye encore aujourd’hui le prix de cette illusion, me croyez vous ? Quatre heures de philosophie pendant deux ans, c’est autant de cours que vous n’aurez pas sur les principaux philosophes, sur les méthodes de la pensée et les principaux courants. Débarqués à la fac en licence, il vous faudra disserter sur la démarche de philosophes dont vous ne connaissez l’héritage que les quelques phrases que vous avez étudiées en terminale et en prépa. C’est très dur, il faut tout reprendre de A à Z, lire tous les livres fondamentaux que vous n’avez pas pu ouvrir quand vous étiez occupé à faire un peu d’histoire, un peu de lettres, un peu de latin, un peu de tout.



On me dira que la prépa a au moins l’avantage de maintenir l’étudiant dans la structure d’un lycée, et de ne pas le forcer à faire un choix tout de suite sur son orientation. Belle manière de récompenser le bac, ce passage à l’âge adulte, où l’on fait ses choix et se conforme librement à l’ordre... Mais surtout, si vous envisagez une prépa, soyez sûrs de votre orientation future. Plus question après de faire du droit, de l’économie, ou de la communication. Histoire, Lettres ( si vous avez choisi latin), Géo, Philo, ou Langues. La prépa ne peut pas être moyen de repousser la question du choix de l’orientation. Nombres de mes anciens camarades le regrettent aujourd’hui !



Mais tout n’est pas si noir pour les prépas. Premièrement, cela fait bien sur un CV. A coup sûr, on vous en parlera à chacun de vos entretiens. A moins que vous ne soyez à l’étranger et que le terme « classe préparatoire », inconnu de nos voisins, sonne à leurs oreilles comme une sous-université. Deuxièmement, la prépa est le sésame pour l’ENS, un atout fort si vous souhaitez vous lancer dans la recherche universitaire. Et préparer le concours de Normale Sup est un bon début pour préparer la dissertation de l’agrégation de philosophie.



Je pense avoir été assez objective, ayant fréquenté plusieurs universités et une prépa « parisienne ». J’ai écrit ce texte dans l’unique but d’informer les étudiants et non d’afficher mon désaccord avec le système des CPGE .

Si cela vous intéresse de connaître mon parcours : J’ai quitté la prépa à la fin de l’hypokhâgne pour effectuer un séjour d’un an dans une université étrangère. Je suis ensuite revenue suivre mes études de philosophie à la Sorbonne. A 21 ans, je viens de terminer ma maîtrise, et je compte effectuer un nouveau master professionnalisant.


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