L'ouvrier met sa vie dans l'objet. Mais alors, celle-ci ne lui appartient plus, elle appartient à l'objet.  Marx
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logophilo.jpgConcours - Sujets des concours 2012

AGRÉGATION externe
mardi 20, mercredi 21 et jeudi 22 mars 2012

Première composition
Durée 7h
L’intuition

Deuxième composition sur programme
Durée 7h
Le monde de l’animal

Troisième composition (histoire de la philosophie)
Durée 6h

De même que la substance et l’être, bien que le sensible en participe, sont de l’intelligible et non du sensible, de même aussi l’un : bien qu’on le perçoive dans îe sensible en raison de la participation, la pensée pourtant le saisit comme un intelligible et sur le mode de l’intelligible, en sorte qu’à partir d’une chose qu’elle voit elle en pense une autre qu’elle ne voit pas. Elle savait donc d’avance ; et si elle savait d’avance que ceci est un être, c’est que « ceci » est identique à « un être ». Et quand elle dit « quelque chose », elle dit aussi « un » ; de même quand elle dit « un couple de choses », elle dit aussi « deux », et quand elle dit « des choses », elle dit « plusieurs ». Si donc il n’est pas même possible de penser quelque chose sans le « un » ou le « deux » ou un nombre quelconque, comment se pourrait-il que ce sans quoi il n’est pas possible de penser ou de dire quelque chose ne soit pas ? Car ce dont la non-existence rend impossible de penser ou de dire quoi que ce soit, il est impossible de dire que cela n’est pas ; mais ce dont il est besoin dans tous les cas pour la genèse de toute notion ou de tout discours doit préexister et au discours et à la pensée ; dans ces conditions, leur genèse oblige à admettre l’un.
Mais s’il en est besoin pour l’existence de chaque être (car rien n’est qui ne soit un), il doit être avant l’être et engendrer l’être. C’est pourquoi il est « un qui est », et non pas « être » et ensuite « un » ; car, dans l’être, il y a aussi l’un-multiple, tandis que dans l’un il n’y a pas l’être, à moins qu’il ne produise l’être en s’inclinant pour l’engendrer.
Et le « ceci » n’est pas un terme vide : il désigne en effet une réalité au lieu de la nommer, et une présence, une substance ou une autre forme d’être ; bref, le « ceci » ne désigne pas quelque chose de vide et il n’est pas non plus une affection de la pensée sans aucun objet, mais il y a une réalité sous- jacente, tout à fait comme si l’on énonçait le nom propre de la chose même.
Aux arguments qui ont fait appel à la notion de relatif, il serait raisonnable de répondre que l’un n’est pas de ces termes qui, parce que leur corrélat a pâti, perdent leur nature propre sans qu’eux- mêmes aient pâti en rien. Non, il faut, pour qu’un être échappe à l’un, qu’une division en deux ou plus lui ait fait subir la privation de l’un. Si donc une même masse, après division, devient deux, sans pour autant disparaître comme masse, il est clair que, outre le substrat, il y avait de plus en elle l’un qu’elle a perdu parce que la division l’a détruit.
Cela donc qui, dans un même substrat, est tantôt présent, tantôt absent, comment, où qu’il se trouve, ne pas le placer parmi les êtres ? Tantôt, dirons-nous, il est accident de ces substrats, tantôt il existe en soi, selon qu’il apparaît dans les choses sensibles ou dans les intelligibles ; dans les choses inférieures, il est par accident, mais il est par soi dans les intelligibles, dans ce qui vient en premier, puisque celui-ci est d’abord un, puis être.

Plotin, Sur les Nombres [Ennéade VI, 6 (34), 13,36- 14,13]

 

AGRÉGATION interne
Mardi 24 et mercredi 25 janvier 2012

Première épreuve : explication de texte
Durée 6h30

Le candidat a le choix entre les deux textes suivants :

Texte n° 1

Ce qui est complètement insensé, c’est de considérer comme étant « juste » tout ce qui figure dans les institutions et les lois des peuples, ou même, les lois (en admettant qu’il en soit I) portées par des tyrans. Si les Trente d’Athènes1 avaient eu la volonté d’imposer des lois ou si le peuple athénien tout entier s’était complu en leurs lois tyranniques, serait-ce une raison pour les réputer « justes » ? A aucun titre, je crois – pas plus que cette loi que porta chez nous un interroi donnant à un dictateur le pouvoir de tuer nominativement et sans procès qui il voudrait des citoyens2. Il n’y a en effet qu’un droit unique, qui astreint la société humaine et que fonde une Loi unique : Loi qui est la juste raison dans ce qu’elle commande et ce qu’elle défend. Qui ignore cette Loi, est injuste, qu’elle soit écrite quelque part ou non.
Mais, si la justice n’est que la soumission à des lois écrites et aux institutions des peuples, et si [.,.] tout se doit mesurer sur l’intérêt, il fera fi de ces lois et les violera, s’il le peut, l’individu qui pensera avoir avantage à le faire. Il en résulte qu’il n’y a absolument plus de justice, si celle-ci n’est pas fondée sur la nature, et si la justice établie en vue de l’intérêt est déracinée par un autre intérêt.
De plus, si la nature ne vient pas consolider le droit, disparaîtraient alors toutes les vertus : où pourraient trouver place la générosité, l’amour de la patrie, l’affection, le désir de rendre service à autrui ou de lui exprimer de la reconnaissance ? Car tous ces sentiments viennent de la disposition naturelle d’amitié à laquelle nous sommes portés envers les hommes, disposition qui est le fondement du droit. Et disparaîtront aussi, non seulement les égards que nous devons aux hommes, mais encore les actions de culte et les observances que nous devons aux dieux et qu’il nous faut maintenir, je pense, non pas par crainte, mais en vertu du lien étroit qui unit l’homme à la divinité.

Cicéron, Lois, I, XV, [42-43]

1. Gouvernement oligarchique institué pour quelques mois à Athènes, en - 404, à la fin de la guerre du Péloponnèse.
2. Lucius Valérius Flaccus, chef du Sénat romain durant la guerre civile des années - 80, fut l'instigateur de la Lex valeria, qui accorda des pouvoirs législatifs et judiciaires illimités à Sulla.
 

Texte n°2

Origine de la justice. – La justice (l’équité) prend naissance entre hommes jouissant d’une puissance à peu près égale, comme l’a bien vu Thucydide (dans ce terrible dialogue des députés athéniens et méliens1) ; c’est quand il n’y a pas de supériorité nettement reconnaissable, et qu’un conflit ne mènerait qu’à des pertes réciproques et sans résultat, que naît l’idée de s’entendre et de négocier sur les prétentions de chaque partie : le caractère de troc est le caractère initial de la justice. Chacun donne satisfaction à l’autre en recevant lui- même ce dont il fait plus grand cas que l’autre. On donne à chacun ce qu’il veut avoir et qui sera désormais sien, et l’on reçoit en retour ce que l’on désire. La justice est donc échange et balance, une fois posée l’existence d’un rapport de forces à peu près égales : c’est ainsi qu’à l’origine, la vengeance ressortit à la sphère de la justice, elle est un échange. De même la reconnaissance. – La justice se ramène naturellement au point de vue d’un instinct de conservation bien entendu, c’est-à-dire à l’égoïsme de cette réflexion : « À quoi bon irais-je me nuire inutilement et peut-être manquer néanmoins mon but ? » – Voilà pour l’origine de ia justice. Mais, du fait que les hommes, conformément à leurs habitudes intellectuelles, ont oublié le but premier des actes dits de justice et d’équité, et notamment que l’on a pendant des siècles dressé les enfants à admirer et à imiter ces actes, il s’est peu à peu formé l’illusion qu’une action juste est une action désintéressée ; et c’est sur cette illusion que repose la grande valeur accordée à ces actions, valeur qui, comme toutes les autres, ne fait encore que s’accroître continuellement : car ce que l’on évalue très haut se recherche, s’imite, se multiplie à force de sacrifices, et s’augmente du fait que vient encore s’ajouter à la valeur de la chose tellement appréciée la valeur même de la peine et du zèle que lui voue chaque individu. – Que le monde paraîtrait peu moral sans cette faculté d’oubli ! Un poète pourrait dire que Dieu a posté l’oubli en sentinelle au seuil du temple de la dignité humaine.

Nietzsche, Humain, trop humain, I [92]

1. Allusion à un épisode de la guerre du Péloponnèse relaté par l'historien grec, où les magistrats de Mélos, île des Cyclades, sont confrontés aux menaces d'invasion des stratèges athéniens (Guerre du Péloponnèse, livre V, chapitre VII).
 
 
Deuxième épreuve : Dissertation
Durée 7h

Les leçons de l'expérience.

CAPES externe et CAFEP
mercredi 9 et jeudi 10 novembre 2011

Première composition : dissertation
Durée 6h


Le désir de connaissance.

Deuxième composition : explication de texte
Durée 6h

Le meilleur titre de la nature à notre reconnaissance, c’est que, sachant à quelles souffrances nous étions destinés dans la vie, elle a, pour alléger nos épreuves, créé l’habitude, qui nous familiarise en peu de temps avec les tourments les plus rudes. Personne n’y résisterait, si l’adversité gardait, en se prolongeant, la même violence qu’au premier choc. Nous sommes tous couplés à la fortune ; pour les uns, la chaîne est d’or et lâche, pour les autres elle est étroite et grossière, mais qu’importe ? Une même captivité enserre l’humanité tout entière, et ceux qui enchaînent les autres n’en sont pas moins enchaînés ; car tu ne soutiendras pas, je suppose, que les fers sont moins pesants quand on les porte au bras gauche[1]. Les honneurs attachent celui-ci et la richesse cet autre ; tel porte le poids de sa naissance, tel le poids de son obscurité ; tel courbe la tête sous la tyrannie d’autrui, tel sous sa propre tyrannie ; tel a sa résidence imposée par l’exil, tel autre par un sacerdoce. Toute vie est un esclavage, il faut donc s’accoutumer à sa condition, s’en plaindre le moins possible et ne rien laisser échapper des avantages qu’elle peut offrir : aucun sort n’est si rigoureux qu’une âme raisonnable n’y trouve quelque sujet de réconfort. On voit souvent un emplacement exigu se prêter, grâce à l’ingéniosité de l’architecte, à une foule d’usages divers, et une habile ordonnance rendre le plus petit coin habitable. Pour triompher des obstacles, fais appel à la raison : tu verras ce qui résistait s’assouplir, s’élargir ce qui était étroit, et les fardeaux s’alléger aux épaules qui sauront les porter.

Sénèque, La Tranquillité de l’âme, X [2-4] (traduction René Waltz et Paul Veyne modifiée)


[1] Un usage militaire romain, nommé custodia militaris, voulait que le prisonnier fût enchaîné par son bras droit au bras gauche du soldat chargé de le garder.


CAPES interne et CAER
L'arrêté du 27 avril 2011 a remplacé l'épreuve écrite d'admissibilité du Capes interne par l'étude, par le jury, d'un dossier de reconnaissance des acquis de l'expérience professionnelle (RAEP) établi par le candidat.
Le dossier de RAEP doit être adressé, en double exemplaire, au ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative, secrétariat général, direction générale des ressources humaines, sous-direction du recrutement, bureau DGRH D3, 72 rue Regnault, 75243 Paris cedex 13.
L'envoi de ce dossier doit obligatoirement être effectué en recommandé simple au plus tard le 1er février 2012 avant minuit le cachet de la poste faisant foi. Le non-respect de la date et des modalités d'envoi entraînera l'élimination du candidat.

 


Date de création : 19/11/2011 @ 17:46
Dernière modification : 23/09/2012 @ 15:49
Catégorie : Concours
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