Le sensible est [...], comme la vie, trésor toujours plein de choses à dire pour celui qui est philosophe (c'est à dire écrivain).  Merleau-Ponty
Philosophes à l'affiche
 
  bergson1.jpg   diderot1.jpg   platon1.jpg   wittgenstein1.jpg  

Ecrire au webmaster | Recommander | Version mobile


Recherche



Classes terminales
Ressources

Fermer Articles et mémoires

Fermer Coups de coeur

Fermer Docs audio et vidéo

Fermer Fiches de lecture

Fermer Présentation d'ouvrages

Divers

Fermer A propos du forum

Fermer Anciens éditoriaux

Fermer Formation continue

Fermer Humeurs

Fermer Informations officielles

Fermer Le coin des prépas

Fermer Manifestations diverses

Fermer Programmes

Fermer Tice

Fermer Tricentenaire naissance Rousseau

Ebooks de philo
Bases de données
Philo en vidéo
Connexion...
 Liste des membres Membres : 160

Votre pseudo :

Mot de passe :

[ Mot de passe perdu ? ]


[ Devenir membre ]


Membre en ligne :  Membre en ligne :
Anonymes en ligne :  Anonymes en ligne : 2

Total visites Total visites: 0  
Fils RSS
pascal.jpgPascal: L'homme est un roseau pensant

[Toute notre dignité de sujet consiste-t-elle en la pensée?
La grandeur de l'homme est grande en ce qu'il se connaît misérable
]

 

La grandeur de l'homme est grande en ce qu'il se connaît misérable. Un arbre ne se connaît pas misérable.
 
C'est donc être misérable que de se connaître misérable; mais c'est être grand que de connaître qu'on est misérable.
Pensée fait la grandeur de l'homme.

Je puis bien concevoir un homme sans mains, pieds, tête (car ce n'est que l'expérience qui nous apprend que la tête est plus nécessaire que les pieds). Mais je ne puis concevoir l'homme sans pensée: ce serait une pierre ou une brute.

L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature; mais c'est un roseau pensant. Il ne faut pas que l'univers entier s'arme pour l'écraser: une vapeur, une goutte d'eau, suffit pour le tuer. Mais, quand l'univers l'écraserait, l'homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu'il sait qu'il meurt, et l'avantage que l'univers a sur lui, l'univers n'en sait rien. Toute notre dignité consiste donc en la pensée. C'est de là qu'il nous faut relever et non de l'espace et de la durée, que nous ne saurions remplir. Travaillons donc à bien penser: voilà le principe de la morale.

Pascal, Pensées, (1660), Gallimard. Pléiade. 1976. pp.1156-1157.

 

Quelques thèmes de réflexion

"L'homme sans pensée : ce serait une pierre ou une brute."
"Une pierre", "une brute" (c'est-à-dire un animal): en quoi, contrairement à l'homme, ce ne sont que des objets?

En quoi la pensée est-elle ce qui fait la différence entre être un simple objet, chose parmi les choses" et être un sujet?

Mise en situation

Se connaître misérable. Cette réflexivité semble aller de soi pour Pascal. Mais est-ce si facile de se connaître soi-même?

"Je n'ai vu monstre et miracle au monde plus exprès que moi-même: on s'aprivoise à toute étrangeté par l'usage et le temps; mais plus je me hante et me connais, plus ma diformité m'étonne, moins je m'entends en moi." Montaigne

Comme Montaigne, avez-vous déjà eu cette impression d'être un étranger pour vous-même? Mais cette expérience ne présuppose-t-elle pas la possibilité de "se connaître étranger" comme on "se connaît misérable"?

 


Date de création : 10/12/2008 @ 17:48
Dernière modification : 07/10/2012 @ 10:35
Page lue 3337 fois

Imprimer l'article Imprimer l'article


Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !


^ Haut ^