La pensée ne se délègue point.  Alain
Philosophes à l'affiche
 
  bergson1.jpg   diderot1.jpg   platon1.jpg   wittgenstein1.jpg  

Ecrire au webmaster | Recommander | Version mobile


Recherche



Classes terminales
Ressources

Fermer Articles et mémoires

Fermer Coups de coeur

Fermer Docs audio et vidéo

Fermer Fiches de lecture

Fermer Présentation d'ouvrages

Divers

Fermer A propos du forum

Fermer Anciens éditoriaux

Fermer Formation continue

Fermer Humeurs

Fermer Informations officielles

Fermer Le coin des prépas

Fermer Manifestations diverses

Fermer Programmes

Fermer Tice

Fermer Tricentenaire naissance Rousseau

Ebooks de philo
Bases de données
Philo en vidéo
Connexion...
 Liste des membres Membres : 158

Votre pseudo :

Mot de passe :

[ Mot de passe perdu ? ]


[ Devenir membre ]


Membre en ligne :  Membre en ligne :
Anonymes en ligne :  Anonymes en ligne : 2

Total visites Total visites: 0  
Fils RSS
schopenhauer.jpgPériode contemporaine - Schopenhauer (1788 - 1860)

Eléments de biographie

Arthur Schopenhauer est né à Dantzig le 22 février 1788, fils d'un des principaux négociants de la ville. Envoyé très jeune à l'étranger, il séjourna plusieurs années en Angleterre et en France. Il s'initia ainsi de bonne heure à la connaissance des langues, et finit par parler facilement le français, l'anglais, l'italien et même l'espagnol. Il montrait la plus vive répulsion pour la carrière commerciale à laquelle on le destinait; aussi, à la mort de son père, abandonna-t-il le comptoir pour aller étudier à l'Université d'Iéna. Au sortir de l'Université, il visita Weimar et connut Gœthe, puis fit de longs voyages, particulièrement en Italie. Sa fortune se trouva un instant compromise par la mauvaise gestion de sa mère, et, cherchant à se créer une profession, il se fit inscrire à l'Université de Berlin comme privat-docent, pour enseigner la philosophie. Le cours qu'il essaya n'eut aucun succès. Il dut renoncer à l'enseignement que régentaient alors des professeurs célèbres, tels que Hegel, dont il s'était déclaré l'implacable ennemi. En 1832, il s'établit à Francfort qu'il ne quitta plus, et où il mourut le 23 septembre 1860.

THÉODORE DURET, «Schopenhauer», Critique d'avant-garde, Paris, Charpentier, 1885


Thèmes majeurs

Pour Schopenhauer, vivre est une souffrance. L'existence n'est qu'une suite de peines et de tourments. Il n'y a point de désir qui ne soit suivi de déception, de plaisir qui n'ait pour contrepartie la lassitude, de jouissance qui n'amène le dégoût. Et combien misérable est en lui-même le cours de la vie! Le passé ne nous appartient plus; le présent n'est qu'un moment qui fuit sans cesse, qu'on ne perçoit qu'alors qu'il s'évanouit; l'avenir est une page fermée et indéchiffrable. L'enfant n'a point conscience de soi; le jeune homme, plein de démence et d'illusions, cherche à embrasser des fantômes et à réaliser des rêves; l'homme mûr, désenchanté, se fatigue pour maintenir une existence dont il connaît la trame fragile, et voit déjà le terme prochain; le vieillard assiste à sa destruction, torturé par la maladie et miné par le chagrin. Tout est vain, et en particulier rien n'est plus vain que l'amour qui d'abord embrase l'être humain d'un transport qui semble l'élever au-dessus de lui-même. L'amour n'est que la manifestation de la volonté, du will, qui cherche à produire la vie, dans son appétit insatiable à se manifester, et tout ce qui fait prendre aux actes de l'amour un charme souverain, n'est que la tromperie de la volonté qui nous dupe et nous enivre, afin de nous amener à entretenir la vie. L'homme, pour Schopenhauer, n'est donc qu'un éphémère, qu'une manifestation fortuite d'une puissance occulte, et, à celui dont le cerveau est assez développé pour approfondir la nature des choses, la vie n'apparaît que comme une farce lugubre qui se joue dans la douleur et les angoisses. Arrivé là, il n'y a plus qu'à conclure, comme les bouddhistes, que, la vie étant un mal, il vaudrait mieux qu'elle n'eût jamais commencé, et aussi bien Schopenhauer conclut-il ainsi.»
THÉODORE DURET, «Schopenhauer», Critique d'avant-garde, Paris, Charpentier, 1885


Principales oeuvres
  • Le Monde comme volonté et comme représentation (1818/1819, vol.2 1844)
  • L'Art d'avoir toujours raison (1830-1831)
  • La Volonté dans la nature (1836)
  • Essai sur le libre arbitre ( 1839)
  • Le Fondement de la morale (1840)
  • Parerga et Paralipomena (1851)


Pour en savoir plus

Date de création : 10/12/2008 @ 11:22
Dernière modification : 10/12/2008 @ 11:24
Catégorie : Période contemporaine
Page lue 1148 fois

Imprimer l'article Imprimer l'article


Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !


^ Haut ^