L’effort pour comprendre, caractéristique de la raison, est foncièrement identique à l’effort pour persévérer dans son être.  Spinoza
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logo_log.gifBibliographies - Petite bibliographie du philosophe

Lire, ce n’est pas recevoir passivement les mots d’un auteur. Au contraire, vous devez vous montrer actif et vous demander : « Ai-je compris ce que veut dire l’auteur ? Puis-je reformuler ce que je lis avec mes propres mots ? Puis-je identifier un raisonnement, une thèse ? Trouver des exemples qui illustrent ce qui est dit ? », etc.

On ne lit bien qu’avec un crayon à la main. Votre lecture vous sera d’autant plus utile que vous aurez pris quelques notes (sur les notions importantes et leurs définitions, des raisonnements décisifs, des exemples parlants, etc.). L’obligation d’écrire (et de ne pas recopier) vous forcera à réfléchir.

La bibliographie est un outil de travail. Les indications qui suivent les titres sont là pour vous aider à choisir une lecture qui vous intéresse, mais aussi à vous rendre attentif au contenu de l’ouvrage. Vous n’êtes pas sensé lire TOUS les titres (du moins, pas dans l’année !), mais faire votre marché et mitonner vos petits plats avant de les servir à votre professeur (entre autres)…

Par où commencer ?

Platon, Apologie de Socrate (GF) : une défense de la philosophie face à l’opinion et aux passions sociales.
 
Alcibiade majeur : qu’est-ce que se connaître soi-même ?
 
Hippias majeur : sur l’exemple de la beauté, qu’est-ce que définir, penser, raisonner ?

Gorgias : les usages de la pensée et du langage (dominer ou connaître ?) ; la justice n’est-elle qu’un rapport de forces, une convention arbitraire ? Ah, ces sophistes.

La République, livre vii (Folio) : l’ignorance est une prison qui nous garde à l’écart de la réalité et de nous-mêmes. (Vous connaissez Le Conformiste, d’Alberto Moravia ?)

Le Banquet (trouvez l’édition illustrée Bréal, « La petite bibliothèque de Joann Sfar ») : quand les Grecs se retrouvent, ils boivent et parlent d’amour ; mais la philosophie dans tout ça ? Eh bien, lisez !

Epicure, Lettre à Ménécée : quels rapports entre nos désirs, la raison, la liberté et le bonheur ? Attention, l’épicurien n’est pas celui que l’on croit…
 
Epictete, Manuel (GF, avec les Pensées pour moi-même de l’empereur Marc-Aurèle) : La morale stoïcienne, être une forteresse imprenable.

René Descartes, Discours de la méthode : le rôle du doute dans la recherche de la vérité ; pour construire l’édifice de la connaissance, il faut une vérité fondamentale inébranlable.

Méditations Métaphysiques, I et II : et si tout n’était qu’illusion ? comment puis-je le savoir ?
 
David Hume, Enquête sur l’entendement humain (GF), surtout sections II,III, IV, V, VII : les sources et les limites de notre pouvoir de connaître.
 
Baruch Spinoza, L’Ethique, Appendice à la première partie : superstition et liberté ; les croyances fausses nous attristent, et n’ont rien à voir avec les connaissances rationnelles.

Emmanuel Kant, Qu’est-ce que les Lumières ? (GF) : que veut dire être majeur ? Penser, est-ce se couper (même momentanément) de la société, des autres ? La liberté de pensée.

Critique de la Raison pure, Préface à la seconde édition : les pouvoirs et les limites des différentes formes de la pensée et de la connaissance.
Bertrand Russell, Problèmes de philosophie (Payot), surtout le ch. 1 : connaissance et expérience. Un modèle de clarté dans la réflexion.
  • Bonus Tracks :

Thomas Nagel, Qu’est-ce que tout cela veut dire ? (Ed. de l’Eclat, 1993) : sur plusieurs sujets importants, Nagel donne un (très bon) exemple de problématisation philosophique (cf. notamment ch. 4, « Le problème corps-esprit », et ch. 10 « Le sens de la vie »).

Simon Blackburn, Penser. Une irrésistible introduction à la philosophie (Flammarion, 2003) : plus difficile mais plus détaillé que celui de Nagel, ce livre d’un grand professeur anglais contemporain est une bonne introduction à la pratique philosophique (manière anglo-saxonne).

Francis Wolff, Socrate : Wolff essaie de retrouver le Socrate « historique » et ses thèses (à propos de connaissance, vie bonne, liberté, dialogue)

Mais encore ?

Morale, politique : que faut-il faire ?

B. Spinoza, Traité de l’autorité politique (ch. 1-6) : les fondements de la vie sociale ; loi et raison.
Nicolas Machiavel, Le Prince (GF) : qu’est-ce que la compétence politique ? A quelles normes doit se plier le prince ? 
J.-J. Rousseau, Le Contrat social (ch.1) : quel est le fondement de l’autorité, et notamment celle de l’Etat ?
Max Weber, Le savant et le politique, « Le métier et la vocation d’homme politique » (10/18) : quelles sont les qualités requises pour être un homme politique ? quels sont les problèmes qui se posent à lui ?
E. Kant, Fondements de la métaphysique des mœurs, tome I : sous quelles conditions, en vertu de quel principe une morale peut-elle exister ?
F. Nietzsche, Généalogie de la morale : que valent les valeurs morales traditionnelles ? Quel type de vie servent-elles ?

La raison et les sciences

B. Pascal, Traité du vide, Préface : la raison peut-elle innover ? la notion de progrès.
Gaston Bachelard, La formation de l’esprit scientifique (ch. 1 et 2) : connaissance scientifique et connaissance « commune ».
B. Russell, Problèmes de philosophie, ch. VI : le poulet qui était mauvais logicien et le problème de l’induction (que valent les lois scientifiques ?)
Claude Bernard, Introduction à l’étude de la médecine expérimentale : la notion d’expérience scientifique ; qu’est-ce que le vivant ?
Henri Bergson, L’Evolution créatrice (PUF), ch. III notamment : les difficultés de la connaissance du vivant ; l’originalité du vivant.
  • Bonus Tracks :
Albert Einstein et Léopold Infeld, L’évolution des idées en physique (Champs-Flammarion) : une présentation claire des transformations de la théorie physique depuis Newton.
J.-G. Ganascia, Les sciences cognitives (Dominos-Flammarion, 1996) : qu’est-ce que l’esprit ?
John D. Barrow, Pourquoi le monde est-il mathématique ? (Odile Jacob Poches, 1992) : à votre avis ?
Jacques Vauclair, L’intelligence de l’animal (Points Seuil, 1992) : peut-on dire des animaux qu’ils sont intelligents ? Conscients ? (attention, livre difficile)

L’homme et son étude : la question de la nature humaine

J.-J. Rousseau, Discours sur les fondements et l’origine de l’inégalité parmi les hommes : d’où vient la vie en société ? Qu’est-ce que le progrès social ?
Sigmund Freud, Cinq leçons sur la psychanalyse (Payot) : la notion d’inconscient ; les pulsions, les rêves et les maladies de l’esprit.
Jean-Paul Sartre, L’existentialisme est un humanisme (Folio) : y a-t-il une nature humaine ?
Simone de Beauvoir, Le deuxième sexe : « On ne naît pas femme, on le devient » (y a-t-il une nature féminine ?)
André Leroi-Gourhan, Le Geste et la Parole, ch. i en particulier : ce que la paléontologie apporte à la connaissance de l’homme.

Claude Levi-Strauss, Tristes Tropiques (surtout le chapitre intitulé « Un dernier verre de rhum ») : peut-on juger la société à laquelle on appartient ? que faire de la diversité des cultures ?

Race et histoire : les notions de progrès, de nature, de civilisation, à la lumière de la diversité culturelle.
  • Bonus Track

Jacques Genereux, Introduction à l’économie (Points Seuil) : l’économie est aussi une science de l’homme. A lire si vous êtes lassés de ne rien comprendre aux débats politiques et économiques autour de vous, c’est un ouvrage court et clair.

L’art

Ernst Gombrich, Histoire de l’art (Gallimard) : vous ne connaissez rien à l’art ? Lisez quelques pages de Gombrich et allez au musée !
Maurice Merleau-Ponty, L’œil et l’esprit (Folio) : l’expérience esthétique rapportée à notre expérience du monde en général.
E. Millet, L’art contemporain (Domino Flammarion) 

Obalk, Andy Warhol n’est pas un grand artiste (Champs Flammarion) : vous n’en êtes pas convaincu ?

Rien d’autre ?
Nicolas Bouvier, L’Usage du monde (Payot) : un récit de voyage éblouissant ; le bonheur, l’amitié et la liberté de l’esprit.

Bertolt Brecht, Vie de Galilée : le procès de Galilée au XVIIe et son sens historique, social, philosophique (la raison humaine est capable d’accéder par elle-même à la vérité).

Lewis Carroll, Alice au pays des merveilles, et De l’autre côté du miroir : le langage et ses pièges innombrables (cf. aussi la Logique sans peine du même auteur).
Sir Arthur Conan Doyle, Les aventures de Sherlock Holmes : le bon enquêteur est-il un bon logicien ?

Umberto Eco, Le Nom de la Rose : au XIVe, un Inquisiteur repenti mène l’enquête pour découvrir ce qui se cache sous les meurtres quotidiens commis dans une abbaye bénédictine. Qu’est-ce qui permet la connaissance humaine ? Quelle est sa finalité ? Peut-on renoncer à la vie sensuelle et passionnelle ? La valeur du rire.

Alberto Moravia, Le Conformiste : jusqu’où peut conduire le désir d’être normal ?

George Orwell, 1984 : dans un monde totalitaire qui punit toute forme d’individualisation de la vie, la résistance d’un homme. Quelles sont les conditions, les limites de la liberté de pensée ? La réalité du pouvoir.

La ferme des animaux : la fameuse ferme dans laquelle tous sont égaux, mais certains plus que d’autres...
Michel Tournier, Vendredi ou les limbes du Pacifique (ou sa version pour enfant Vendredi ou la vie sauvage) : une reprise du Robinson Crusoë de Daniel Defoe ; autrui et le langage, la pensée, la civilisation.
  • Bonus Track
Pensez à regarder les dictionnaires généraux comme le Grand Robert, les dictionnaires philosophiques (La pratique de la philosophie de A à Z, Nouveau vocabulaire des études philosophiques...), les encyclopédies.

Il existe aussi de bons recueils de textes philosophiques précédés d’une introduction dans la collection GF-Corpus (en particulier ceux sur Le Langage, L’Expérience, La Tolérance, L’Identité).

Pourquoi ne pas feuilleter, de temps en temps, le Magazine littéraire, Alternatives économiques, les numéros spéciaux de Pour la science

Ne méprisez pas les bandes dessinées (La rubrique-à-brac, Philomène, le Concombre masqué, Gaston Lagaffe, Mafalda, Calvin & Hobbes, Mauss, Persepolis...)

Bien entendu, ce n’est pas une liste exhaustive, ni limitative, ni même une liste des auteurs « autorisés ». C’est une carte sommaire qui pourra vous aider à vous orienter dans l’environnement « tropical » des publications ayant un rapport avec la philosophie. Cela étant, l’explorateur, c’est vous.

Donc, soyez curieux, et bon voyage !

 


Glossaire

Descartes

Philosophe et mathématicien français né à La Haye, en Touraine, en 1596, Descartes a été formé au collège jésuite de La Flèche.

De l'enseignement qu'il y reçoit, seules l'algèbre et la géométrie trouvent grâce à ses yeux. Après des études de droit à Poitiers, il participe à la campagne de Hollande puis il voyage en Europe et entre en contact avec les milieux scientifiques et philosophiques de son époque.

Il est un partisan de la nouvelle physique mais renonce à publier ses propres travaux après la condamnation de Galilée. Dès 1628 Descartes s'installe en Hollande pour se consacrer à ses recherches scientifiques et philosophiques.

La reine Christine de Suède le fait venir à sa cour en 1649. Il meurt à Stockholm en 1650.

Machiavel

Homme de confiance de la République de Florence de 1498 à 1511, Machiavel tombe en disgrâce en 1512 au moment où la Sainte Ligue chasse les Français d'Italie et entre dans Florence qui avait eu le malheur de rester neutre. C'est en vain que Machiavel tente de gagner la confiance des Médicis, nouveaux maîtres de Florence, imposés par les vainqueurs. Condamné à l'exil, Machiavel supporte mal l'inaction. Soucieux de se voir confier à nouveau des responsabilités politiques, c'est à Laurent de Médicis que Machiavel dédie Le Prince, petit opuscule rédigé en 1513 dans lequel il expose «ce que c'est que la souveraineté, combien d'espèces il y en a, comment on l'acquiert, comment on la garde, comment on la perd.»

Date de création : 15/11/2008 @ 20:10
Dernière modification : 15/11/2008 @ 20:57
Catégorie : Bibliographies
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