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Définitions

En acte

Etymologiquement, l'acte désigne ce qui est fait. Pour Aristote, l'acte désigne soit ce qui est en train de s'accomplir, soit ce qui est réalisé, achevé.

 

En puissance

Dans l'usage qu'en fait Aristote, la puissance est la faculté d'être changé ou mis en mouvement. Ce qui n'est qu'en puissance, par opposition à ce qui est en acte, est ce qui n'est pas encore réalisé, ce qui n'est qu'une virtualité.

Par exemple, tout être humain normalement constitué est en puissance un être parlant. Mais ce potentiel n'est actualisé qu'avec l'apprentissage de la langue maternelle au contact de ses semblables.

Dictionnaires de référence

  • André Lalande, Vocabulaire technique et critique de la philosophie. P.U.F.
  • Sylvain Auroux et Yvonne Weil, Nouveau vocabulaire des études philosophiques. Hachette.


Discussion

La capacité de faire quelque chose peut être en acte chez un individu qui la possède, bien qu'elle ne soit qu'en puissance du point de vue de son exercice. Par exemple, tout être humain est en puissance un être parlant; celui qui a appris à parler possède cette capacité en acte; cependant, celui-ci n'est un locuteur en acte que s'il prend effectivement la parole. Aristote distingait de ce point de vue l'acte premier: le fait d'avoir acquis une capacité (par exemple, avoir appris la musique) et l'acte second: la mise en oeuve de cette capacité (par exemple, le fait, pour un musicien, de faire effectivement de la musique à un moment donné).

L'être en acte est souvent considéré comme une plus grande perfection que l'être en puissance. Ainsi, dit Aristote, "chaque chose est dite être ce qu'elle est plutôt quand elle est en acte que lorsqu'elle est en puissance" (Physique II). De même, Descartes, dans la troisième Méditation, affirme qu'en, Dieu, l'être parfait, "rien ne se rencontre seulement en puissance, mais tout y est actuellement et en effet". Mais l'actualisation d'un potentiel n'est pas nécessairement un accomplissement au sens positif du terme. Ainsi, tout vivant est en puissance de sa propre destruction: "La vie, c'est la mort", disait Claude Bernard. La réalisation de cette puissance est-elle une plus grande perfection?


Références

Aristote, Physique II


Article rédigé par Maryvonne Longeart, professeur de philosophie, pour le Lycée Ouvert de Grenoble


Date de création : 15/11/2008 @ 18:31
Dernière modification : 15/11/2008 @ 18:52
Catégorie : Repères
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