L’esprit peut changer de métaphysique ; il ne peut se passer de métaphysique.  Bachelard
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Session 2007

1er sujet:

Toute prise de conscience est-elle libératrice?

2ème sujet:

Les œuvres d'art sont-elles des réalités comme les autres?

3ème sujet:

Expliquer le texte suivant:

En menant une existence relâchée les hommes sont personnellement responsables d'être devenus eux-mêmes relâchés, ou d'être devenus injustes ou intempérants, dans le premier cas par leur mauvaise conduite, dans le second en passant leur vie à boire ou à commettre des excès analogues : en effet, c'est par l'exercice des actions particulières qu'ils acquièrent un caractère du même genre qu'elles. On peut s'en rendre compte en observant ceux qui s'entraînent en vue d'une compétition ou d'une activité quelconque : tout leur temps se passe en exercices. Aussi, se refuser à reconnaître que c'est à l'exercice de telles actions particulières que sont dues les dispositions de notre caractère est-il le fait d'un esprit singulièrement étroit. En outre, il est absurde de supposer que l'homme qui commet des actes d'injustice ou d'intempérance ne veuille pas être injuste ou intempérant ; et si, sans avoir l'ignorance pour excuse, on accomplit des actions qui auront pour conséquence de nous rendre injuste, c'est volontairement qu'on sera injuste. Il ne s'ensuit pas cependant qu'un simple souhait suffira pour cesser d'être injuste et pour être juste, pas plus que ce n'est ainsi que le malade peut recouvrer la santé, quoiqu'il puisse arriver qu'il soit malade volontairement en menant une vie intempérante et en désobéissant à ses médecins : c'est au début qu'il lui était alors possible de ne pas être malade, mais une fois qu'il s'est laissé aller, cela ne lui est plus possible, de même que si vous avez lâché une pierre vous n'êtes plus capable de la rattraper. Pourtant il dépendait de vous de la jeter et de la lancer, car le principe de votre acte était en vous. Ainsi en est-il pour l'homme injuste ou intempérant : au début il leur était possible de ne pas devenir tels, et c'est ce qui fait qu'ils le sont volontairement ; et maintenant qu'ils le sont devenus, il ne leur est plus possible de ne pas l'être.


Aristote, Éthique à Nicomaque



La connaissance de la doctrine de l'auteur n'est pas requise. Il faut et il suffit que l'explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.

Série ES

1er sujet:

Peut-on en finir avec les préjugés?

2ème sujet:

Que gagnons-nous à travailler?

3ème sujet:

Expliquer le texte suivant:

Nous n'accusons pas la nature d'immoralité quand elle nous envoie un orage et nous trempe : pourquoi disons-nous donc immoral l'homme qui fait quelque mal ? Parce que nous supposons ici une volonté libre aux décrets arbitraires, là une nécessité. Mais cette distinction est une erreur. En outre, ce n'est même pas en toutes circonstances que nous appelons immorale une action intentionnellement nuisible ; on tue par exemple une mouche délibérément, mais sans le moindre scrupule, pour la pure et simple raison que son bourdonnement nous déplaît, on punit et fait intentionnellement souffrir le criminel afin de se protéger, soi et la société. Dans le premier cas, c'est l'individu qui, pour se conserver ou même pour s'éviter un déplaisir, cause intentionnellement un mal ; dans le second, c'est l'État. Toute morale admet les actes intentionnellement nuisibles en cas de légitime défense, c'est-à-dire quand il s'agit de conservation ! Mais ces deux points de vue suffisent à expliquer toutes les mauvaises actions exercées par des hommes sur les hommes : on veut son plaisir, on veut s'éviter le déplaisir ; en quelque sens que ce soit, il s'agit toujours de sa propre conservation. Socrate et Platon ont raison : quoi que l'homme fasse, il fait toujours le bien, c'est-à-dire ce qui lui semble bon (utile) suivant son degré d'intelligence, son niveau actuel de raison.


Nietzsche, Humain, trop humain



La connaissance de la doctrine de l'auteur n'est pas requise. Il faut et il suffit que l'explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.

Série S

1er sujet:

Le désir peut-il se satisfaire de la réalité?

2ème sujet:

Que vaut l'opposition du travail manuel et du travail intellectuel?

3ème sujet:

Expliquer le texte suivant:

La validité des règles de justice, telles qu'elles prévalent entre les individus, n'est pas entièrement suspendue entre les sociétés politiques. Tous les princes se targuent de prendre en considération les droits des autres princes, et certains, cela ne fait pas de doute, sans hypocrisie. Des alliances et des traités sont conclus tous les jours entre Etats indépendants, et ils ne seraient qu'autant de parchemin gaspillé, si l'on ne constatait, à l'expérience, qu'ils ont quelque influence et autorité. Mais ici réside la différence entre les royaumes et les individus. La nature humaine ne peut en aucune façon subsister sans l'association des individus, et cette association ne pourrait exister si l'on ne respectait pas les lois d'équité et de justice. Désordre, confusion, la guerre de tous contre tous, sont les nécessaires conséquences d'une telle conduite licencieuse. Mais les nations peuvent subsister sans relations. Elles peuvent même subsister, dans une certaine mesure, dans une guerre générale. L'observance de la justice, bien qu'utile entre elles, n'est pas garantie par une nécessité si forte qu'entre les individus, et l'obligation morale est en proportion de l'utilité. Tous les politiques admettent, ainsi que la plupart des philosophes, que des raisons d'État peuvent, en cas d'urgences particulières, dispenser de suivre les règles de justice, et invalider tout traité ou alliance, si les respecter strictement était considérablement préjudiciable à l'une ou l'autre des parties contractantes. Mais rien de moins que la plus extrême nécessité, reconnaît-on, ne peut justifier que les individus violent une promesse, ou envahissent les propriétés des autres.


Hume, Enquête sur les principes de la morale



La connaissance de la doctrine de l'auteur n'est pas requise. Il faut et il suffit que l'explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.

Séries technologiques

1er sujet:


Les échanges favorisent-ils la paix?

2ème sujet:

Les lois sont-elles l'œuvre de la raison?

3ème sujet:


La science, dans son besoin d'achèvement comme dans son principe, s'oppose absolument à l'opinion. S'il lui arrive, sur un point particulier, de légitimer l'opinion, c'est pour d'autres raisons que celles qui fondent l'opinion ; de sorte que l'opinion a, en droit, toujours tort. L'opinion pense mal ; elle ne pense pas : elle traduit des besoins en connaissances. En désignant les objets par leur utilité, elle s'interdit de les connaître. On ne peut rien fonder sur l'opinion : il faut d'abord la détruire. Elle est le premier obstacle à surmonter. Il ne suffirait pas, par exemple, de la rectifier sur des points particuliers, en maintenant, comme une sorte de morale provisoire, une connaissance vulgaire provisoire. L'esprit scientifique nous interdit d'avoir une opinion sur des questions que nous ne comprenons pas, sur des questions que nous ne savons pas formuler clairement. Avant tout, il faut savoir poser des problèmes. Et quoi qu'on dise, dans la vie scientifique, les problèmes ne se posent pas d'eux-mêmes. C'est précisément ce sens du problème qui donne la marque du véritable esprit scientifique. Pour un esprit scientifique, toute connaissance est une réponse à une question. S'il n'y a pas eu de question, il ne peut y avoir connaissance scientifique. Rien ne va de soi. Rien n'est donné. Tout est construit.


Bachelard



Pour expliquer ce texte, vous répondrez aux questions suivantes, qui sont destinées principalement à guider votre rédaction. Elles ne sont pas indépendantes et demandent que le texte soit d'abord étudié dans son ensemble.

1. Dégagez la thèse du texte et les étapes de son argumentation.
2. Expliquez :
a) «l'opinion pense mal ; elle ne pense pas : elle traduit des besoins en connaissances» ;
b) «ce sens du problème qui donne la marque du véritable esprit scientifique»;
c) «rien ne va de soi. Rien n'est donné. Tout est construit.»
3. L'opinion fait-elle obstacle à la science?

Date de création : 12/06/2007 @ 18:55
Dernière modification : 15/11/2008 @ 21:27
Catégorie : Bac
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Réactions à cet article


Réaction n°2 

par lebateleur le 15/06/2007 @ 13:26

Les oeuvres d'art sont-elles des réalités comme les autres?

Deux mondes sont de nos jours attirés par le chaos et le néant

Deux mondes très éloignés l’un de l’autre et dont le destin est pourtant étrangement parallèle.

Il s’agit de ceux de l’art et de la science.

L’un est fasciné par les lieux où il se perd et en particulier la destruction de la matière, l’Intelligence Artificielle et les Trous Noirs

L’autre de même se décompose peu à peu siphonné par la technologie et ses capacités à générer, elle aussi, des illusions.

Image simulée d’un trou noir stellaire situé à quelques dizaines de kilomètres d’un observateur et dont l’image se dessine sur la voûte céleste dans la direction du Grand Nuage de Magellan. L’image de celui-ci apparaît dédoublée sous la forme de deux arcs de cercle, en raison de l’effet de lentille gravitationnelle fort. La Voie lactée qui apparaît en haut de l’image est également fortement distordue, au point que certaines constellations sont difficiles à reconnaître, comme par exemple la Croix du Sud (au niveau de l’étoile orange lumineuse, Gacrux, en haut à gauche de l’image) dont la forme de croix caractéristique est méconnaissable. Une étoile relativement peu lumineuse (HD 49359, magnitude apparente 7,5) est située presque exactement derrière le trou noir. Elle apparaît ainsi sous la forme d’une image double, dont la luminosité apparente est extraordinairement amplifiée, d’un facteur d’environ 4 500, pour atteindre une magnitude apparente de -1,7. Les deux images de cette étoile, ainsi que les deux images du Grand Nuage sont situées sur une zone circulaire entourant le trou noir, appelée anneau d’Einstein.

Choisir ce sujet est donc chose fort délicate.

A moins de se contenter du passé de l’art, c’est à dire de ces temps où, à la poursuite du réel, il s’efforçait de le copier au delà de ce que l’homme du commun en percevait, en grande partie parce que cet homme du commun restait convaincu que de l’illusion parfaite ne pouvait que naître un miracle, un acte magique (d’où l’interdiction de « l’image à la ressemblance de » dans un certain nombre de religions, dont l’Islam.)

Le candidat qui se risquera sur la trace laissée par ce sujet devra se coltiner l’art contemporain, l’art content pour rien, l’art comptant pour rien …

En même temps que certaines réactions d’auto-proclamés « créateurs » qui entendre eux-aussi refermer la parenthèse d’un art plaisanterie.

Il devra aussi remonter le temps avant la séparation entre l’artisanat et l’art, à cette époque où le marchand n’avait pas encore réussi à séparer les deux fonctions de l’utile et de l’agréable pour créer deux produits et une infinités de marchés.

De ce côté là, qui le suivra ?

Quel est le correcteur qui acceptera le caractère artificiel et conjoncturel de cette distinction.

Alors même que la plupart d’entre eux n’acceptent plus celle qui était faite autrefois entre l’esprit et le corps !

Pourtant c’est de ce côté là que devra dans un premier temps l’emmener la plume du candidat.
S’il l’ose, celui-ci pourra alors évoquer ces routes qui, autrefois, ne rentraient jamais dans un village sans hésiter en un virage, ces outils comportant toujours un élément d’inconfort, présent uniquement parce que sans lui l’objet n’aurait été qu’une idée d’objet.

Cette Idée d’objet qu’est précisément (il ne serait plus que cela ?) l’art dit moderne qui a poussé jusqu’à son extrême limite la logique de la séparation de la matière et de la pensée, c’est à dire de l’art, puisque désormais l’idée se suffit à elle même, et que ce qu’elle produit n’est plus que le prétexte du discours

de l’auteur à propos des états d’esprit qu’il a connu au moment du « jet » et de ceux qu’il prétend susciter

et du critique qui est à présent part entière de l’œuvre dont il déploie la substance virtuelle sur les fils de la toile de son discours

Oui, l’art, une réalité susceptible de produire encore des œuvres
Assurément, voilà un sujet au feu duquel je ne me risquerais pas.


Réaction n°1 

par lebateleur le 15/06/2007 @ 13:23

Toute prise de conscience est-elle libératrice ?

La difficulté principale du sujet réside ici dans le radical "liber.." qui, depuis la remise en cause de Mai 68 par le candidat à l’élection présidentielle 2012 va plutôt chercher son sens du côté du libéralisme (liberté de la puissance d’être et de faire, élargissement des espaces d’influence) que de celui précisément de la conscience (liberté de pensée, élargissement des espaces intérieurs.)

Mais le candidat qui aura su utiliser ses connaissances acquises en mathématiques dans le chapitre « probabilité » en tirera l’information précieuse selon laquelle il aura plus de chance de se faire corriger par un prof de philo proche de Michel Onfray que de Max Gallo.

Cette prise de conscience là, sera à coup sur libératrice de sa plume.

Il pourra même dans une fine mise en abyme du traitement du sujet évoquer celle-ci dans son développement, à l’appui de la thèse.

Pour l’antithèse il lui suffira de filer les pas du sieur évoqué plus haut en affirmant avec lui que la conscience (et en particulier la conscience qui résulte de la connaissance de soi) ampute souvent la liberté de l’action. Notamment dans un monde où l’urgence est omni-rpésente, un monde où tous les dossiers sont à la fois urgents et prioritaires.

Dans un tel monde, la conscience de ses faiblesses engendre le doute et la conscience de l’autre est cause de vulnérabilité car susceptible d’ouvrir les portes de l’émotion, si nuisibles lorsqu’on est en état de guerre déclarée ou menaçante (la France est en « vigie pirate » alerte orange depuis des lustres.

La synthèse est aisée. Comme toujours, elle relativisera les positions, ou semblera le faire.

On pourra partager dans une première approche les hommes en moines, architectes et soldats.

Montrant comme chaque catégorie a intérêt à favoriser la conscience ou l’absence de conscience.

La dernière pointe de la conclusion pourrait évoquer le fait que la survie n’est à présent possible sur le long terme que pour la dernière des trois catégories.

D’où l’utilité pour le futur diplômé d’une école de commerce d’avaler au plus vite les feuillets de la copie … ou plus prosaïquement, une fois rendue, de se dépêcher de l’oublier.

Un guerrier de la globalisation n’a pas besoin de la conscience pour se libérer.


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