Ce qu'on fait n'est jamais compris mais seulement loué ou blâmé.  Nietzsche
 
 
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Philosophie et politique


Site personnel de Denis COLLIN


Vérité et fiction  Voir?

Vérité et fiction apparaissent comme des antonymes. Si la vérité consiste à raconter les faits tels qu'ils se sont passés, la fiction raconte des faits imaginés. Les faits et les fictions : il faut choisir, comme il faut choisir entre la vérité et l'imagination. Il faut pourtant comme toujours entre les termes qui paraissent opposés déterminer ce qui les unit et les différencie dans le même mouvement, l'identité de l'identité et de la négation pour parler comme Hegel. C'est qu'en effet, la fiction comme toute idée a un idéat : l'objet de la fiction est un objet fictif. La fiction désigne tout à la fois le récit et l'objet imaginaire de ce récit. D'où une première difficulté : la fiction s'oppose-t-elle à la vérité ou à la réalité ? D'ailleurs on dit « la réalité dépasse la fiction » et non « la vérité dépasse la fiction ». En second lieu la fiction doit être séparée de l'erreur, du mensonge ou encore de l'illusion, bien qu'il lui arrive fréquemment...

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(22/03/2015 @ 17:48)

Peut-on critiquer les religions ? (suite)  Voir?

Suite à l'article "Peut-on encore critiquer les religions?", mon collègue et ami Jean-Marie Nicolle me fait parvenir la contribution suivante que je m'empresse de publier.
(19/03/2015 @ 11:52)

Vers une désublimation totale  Voir?

Le processus de désublimation répressive analysé par Marcuse, décomposition progressive de la puissance érotique et dépotentialisation de l'Eros, énonce que la jouissance - pas plus que le désir - ne constitue la fin du fin de la subversion du capital. Si, naguère encore, pesait sur elle le poids de la répression morale, religieuse et institutionnelle, elle tend à entrer dans le système global de la production capitaliste. La nouveauté est que le contexte de culpabilité généralisée s'accommode aisément de la législation et de la gestion programmée des multiples sources de jouissance possible, non seulement autorisées mais provoquées par le système, étant entendu que la dénomination et la désignation du champ du licite revient par là même à en indiquer les limites et à prévenir ses débordements éventuels, son empiétement sur la réalité quotidienne : "La libération sexuelle peut être poussée fort loin sans menacer le système capitaliste à son stade avancé" (Contre-révolution et révolte p 163)

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(17/03/2015 @ 19:02)

Marcuse et Freud : la théorie critique face à la psychanalyse  Voir?

Herbert Marcuse, né à Berlin en 1898 et mort à Starnberg en Bavière en 1979, est une des figures les plus marquantes de l'École de Francfort, nom sous lequel est désigné en France l'Institut pour la recherche sociale, fondé dans les années 1920 par quelques jeunes philosophes, sociologues ou psychanalystes, tous non pas marxistes, mais étudiants à l'école de Marx, mais aussi à celle de Max Weber ou de Freud. Marcuse rejoint l'Institut pour la recherche sociale en 1932, après avoir rédigé sous la direction de Heidegger une thèse importante sur L'ontologie de l'historicité chez Hegel. Hegel qu'il ne quittera jamais, lui consacrant l'un de ses livres les plus profonds, Raison et révolution.
  Marcuse et Freud : la théorie critique face à la psychanalyse

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(13/03/2015 @ 12:25)

Faits et vérité  Voir?

S'en tenir aux faits est la règle du journalisme qui prétend être véridique. Les sciences rendent compte des faits, tels qu'ils sont, sans adjonction extérieure, prétend-on. Il semblerait donc que la référence aux faits est bien la garantie ultime de la vérité. Sans cette référence aux faits nous sommes condamnés à demeurer dans le monde de la croyance. Mais ce bon sens largement partagé exigerait qu'on s'entende sur ce qu'est un fait. Si le fait est garant de la vérité, cela signifie que l'énonciation de la vérité est l'énonciation d'un fait. Vérité et fait semblent inséparables (I). Mais il peut s'en déduire que le fait n'existe pas indépendamment de l'énoncé qui le décrit : le fait serait donc une construction de la raison, le produit d'une opération de l'esprit (II). Si cette dernière proposition est vraie, comment alors s'assurer que l'esprit ne délire point, que le fait n'est pas imaginaire et finalement sans rapport avec cette...

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(19/02/2015 @ 11:56)

La passion de la vérité  Voir?

Un texte de Nietzsche s'intitule La passion de la vérité (1872). Étrange titre. La vérité est de l'ordre de la raison elle-même. Comment pourrait-elle être objet de passion ? « Ni rire, ni pleurer, comprendre », telle est la maxime de quiconque se veut en recherche de la vérité, une vérité dont les passions nous détournent. Au tribunal, il est demandé au témoin de parler sans haine et sans crainte, c'est-à-dire de mettre à distance ses passions. Il s'agirait donc d'écarter toutes les passions pour se consacrer à la recherche de la vérité. Mais cette attention exclusive à la vérité n'est-elle pas aussi une sorte de passion ? Mettre la vérité au-dessus de toute autre considération, lui donner la force suprême, celle qui nous amène à reléguer au second rang nos autres intérêts, ne serait-ce pas là la définition même de la passion de la vérité ? Mais il se pourrait encore que cette passion de la vérité ne masque une autre vérité, plus inavouable, celle qui désigne cette passion comme...

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(19/02/2015 @ 11:54)

Peut-on critiquer les religions ?  Voir?

« Tant la religion put conseiller de crimes ! » (Lucrèce, De la nature)

« On gouverne les hommes par la crainte et par la superstition. » (Spinoza, Traité théologico-politique)


Quand on assassine des dessinateurs au nom d'Allah et quand on entend ensuite le glas de Notre-Dame sonner pour ces mêmes dessinateurs athées et anticléricaux jusqu'aux pires outrances, on se surprend à peine à fredonner Brassens : « Est-il en notre temps, rien de plus odieux / de plus désespérant que de ne pas croire en Dieu ? » La vague de « charliehebdomanie » passée, quand l'émotion retombe, on entend les thuriféraires de Dieu reprendre du poil de la bête. Un ancien ministre de M. Sarkozy, M. Apparu s'en prend au « totalitarisme laïque » : rien que ça ! Et partout, sous le slogan « pas d'amalgame » on réaffirme que la religion ne doit pas être critiquée et même qu'elle doit être respectée. Or, ce n'est pas la religion qui doit être respectée,...

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(23/01/2015 @ 19:22)

Vérité et parole  Voir?

« La vérité réside dans la parole sans s'y identifier » (Luigi Pareyson, Verità e interpretazione)


Que la vérité réside dans la parole cela semble presque un truisme. La vérité doit être dite pour être vérité et nous ne pouvons penser la vérité sans penser dans les mots. C'est ce que nous verrons dans une première partie. Mais la thèse énoncée par Pareyson implique aussi que la vérité ne saurait s'identifier à la parole. C'est qui est plus difficile à comprendre. Ce sera l'objet de notre deuxième partie. Enfin si tout discours est intepretatio (Boèce), nous verrons si vérité et multiplicité des interprétations sont compatibles.


La vérité réside dans la parole. Commençons par le plus simple : pour le croyant la vérité réside dans la parole de Dieu. Le porteur de la vérité est le porteur de ce qui être révéré et sa bouche est ce par quoi l'oracle se manifeste. C'est le Pythie de Delphes qui dit la vérité concernant...

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(04/01/2015 @ 15:21)

Les religions sont-elle mortelles ?  Voir?

Voici un livre à la fois intempestif et d'une brulante actualité. Intempestif, parce qu'il n'est pas de bon ton aujourd'hui de critiquer sans aucune concession les religions et d'annoncer leur possible disparition. Des plus actuels, car le retour du religieux est un fait majeur de l'époque et qu'il est de plus en plus lourd de menaces. Il est donc impératif de chercher à l'expliquer et de se demander comment le conjurer.

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(18/12/2014 @ 18:02)

Zeev Sternell, Vico et les prétendues "anti-Lumières"  Voir?

Zeev Sternhell (Les anti-Lumières, Librairie Arthème Fayard, 2006) place Vico dans la trilogie des premiers grands adversaires du rationalisme et des Lumières. Sternhell reconnaît que « chacun trouve dans Vico ce qu'il cherche, car sa manière s'y prête » et que de multiples interprétations sont possibles de cette uvre protéiforme. Sternhell doit aussi concéder qu'en se réclamant de Bacon, Vico cherche à prendre part au « grand bond en avant des Lumières ». Mais le verdict tombe immédiatement après : Vico « se dresse en réalité contre la révolution intellectuelle de son temps » et il importe donc, sans procéder à une « analyse globale » de l' uvre de Vico, de « s'arrêter sur les éléments fondamentaux de cette première attaque contre les Lumières. »[1]










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(11/12/2014 @ 13:46)

Vico et la critique du cartésianisme  Voir?

Giambattista Vico a été présenté dans le livre de Zeev Sternhell, Les anti-lumières, comme l'archétype, avec Herder, des philosophes du XVIIIe siècle opposés aux Lumières. Il appartiendrait à un courant « irrationaliste » et fondamentalement réactionnaire. On ne peut commettre plus grave méprise sur le philosophe napolitain, auteur de la Scienza Nuova, trop inconnu en France. Au contraire de Sternhell, Jonathan Israël, dans Les Lumières radicales, le situe dans le courant critique des Lumières, dont Spinoza est la première figure emblématique. Si l'on peut être moins tranché de Jonathan Israël, il reste que l' uvre de Vico, loin d'être anti-moderne, préfigure à bien des égards les penseurs du siècle suivant, comme Hegel et Marx (qui le cite chaleureusement). Il ouvre la voie à cette « science nouvelle », à la fois anthropologique, historique et sociale qui se déploiera bien tard. Il esquisse non pas un refus de la science mathématisée dont Galilée, Descartes et Newton ont jeté les bases, mais...

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(02/12/2014 @ 10:35)

Sur la philosophie de l'argent de Georg Simmel  Voir?

Sur Simmel
Éléments biographiques
Georg Simmel est né le 1er mars 1858 à Berlin, dans une famille aisée, d'origine juive convertie au christianisme. Il meurt le 28 septembre 1918 à Strasbourg, ville dans laquelle il enseignait la philosophie depuis 1914. Philosophe, sa thèse de doctorat porte sur « L'essence de la matière d'après la monadologie de Kant ». En 1890, il épouse Gertrud Kinel, peintre, écrivain et philosophe qui publiera plusieurs essais sous le nom de Gertrud Simmel ou sous le pseudonyme de Marie-Luise Enckendorf. « Privatdozent » de philosophie à Berlin de 1885 à 1901, Simmel n'obtient jamais de véritable consécration universitaire l'origine juive de sa famille n'est sans doute pas étrangère à cette situation quand on connaît le poids de l'antisémitisme dans les établissements académiques allemands. Ainsi en 1908 ne peut-il postuler à un poste à l'université de Heidelberg en raison de l'action de l'historien antisémite et pangermaniste...

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(06/11/2014 @ 18:47)

Le livre I du Capital de Marx  Voir?



Depuis 1850, Marx s'est engagé dans l' uvre de sa vie, la Critique de l'économie politique. Une Introduction est publiée en 1857, puis une Contribution à la critique de l'économie politique. Relisant Hegel, il reprend tout son travail dans ce que l'on connaîtra sous le nom de Grundrisse. Mais ces fondements sont abandonnés à la tour. En 1865, Marx consent à publier le livre I du Capital (Traduction J. ROY Édition Flammarion Champs 2 vol.). Trois autres livres étaient prévus, mais Marx ne pourra pas mener sa tâche à bien. Des manuscrits de son ami, Engels tirera les livres II et III du Capital. Le Capital n'est pas un traité d'économie politique mais une critique de l'économie politique , à trois sens du mot : premièrement, il passe au crible les résultats de l'économie politique classique ; deuxièmement, il en exhibe les présuppositions théoriques et en détermine les limites ; troisième il en prépare le dépassement.

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(20/10/2014 @ 15:44)

Libre comme Spinoza  Voir?

En librairie depuis le 25 septembre: Libre comme Spinoza par Denis Collin, éditions Max Milo.

Spinoza est le principal et le plus génial représentant de ces « Lumières radicales » qu'a identifiées Jonathan Israël. Dans ces Provinces Unies tout juste émancipées de la tutelle impériale puis espagnole, il n'est pas un penseur solitaire, mais un homme engagé à sa façon dans un puissant mouvement qui vise l'émancipation humaine. Avec Spinoza s'annonce « le crépuscule de la servitude », pour reprendre le titre du livre d'André Tosel. Et c'est bien d'un grand commencement dont il s'agit.

Il ne faut pas se méprendre. Les lumières de Spinoza ne consistent pas seulement à dissiper les prétendus mystères et les brumes de la religion pour leur substituer la connaissance scientifique, rationnelle, de la réalité (Dieu ou la nature). Spinoza n'est pas seulement un démystificateur : il ne s'agit pas d'ôter les fleurs...

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(17/10/2014 @ 01:17)

Qu'est-ce qu'une éducation républicaine ?  Voir?

Introduction : philosophie et république, une longue tradition


La question de l'éducation comme question politique est au centre des philosophies, antiques, chez Platon comme chez Aristote, autant que modernes, chez Rousseau ou chez Hegel. L'éducation platonicienne est le plan de formation des gardiens, ceux qui auront pour tâche de veiller à la conservation de la justice dans la cité. Chez Rousseau, l'Émile vient mettre la dernière pièce à la construction théorique constituée par le Discours sur les sciences et les arts (constat de la corruption de la société présente), le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (construction historico-anthropologique de l'inégalité sociale et nécessité d'un nouveau contrat social) et le Contrat social (qui expose le concept d'une société juste où la liberté est garantie). L'Émile veut former un citoyen et définit également les grands traits d'une religion qui...

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(29/09/2014 @ 21:55)

Vérité et philosophie (II)  Voir?

Voici la deuxième partie de la traduction de l'essai d'A.Volpe et P.Zygulski dans le livre hommage à Costanzo Preve: Invito allo straniamento. Costanzo Preve filosofo (Petit Plaisance, 2014). Cette article est également disponible sur le site academia.edu.

2.

L'équivoque principale sur le concept de vérité philosophique. Vérité et idéologie


Après avoir clarifié les raisons pour lesquelles, selon Preve, la vérité philosophique ne doit pas être entendue dans les canons traditionnels de reflet, révélation, cohérence et utilité, il est encore nécessaire, cependant, de montrer si et sur quel mode il est possible de séparer philosophie et idéologie, termes étroitement liés et pour cette raison souvent confondus.


Opérant une synthèse entre la conception négative qu'en donne Karl Marx et celle substantiellement positive de Lénine, Preve définit l'idéologie comme « représentation...

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(01/09/2014 @ 00:31)

Dernière mise à jour : 31/03/2015 @ 12:29

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