Vérité et politique
La sincérité est-elle une vertu politique ?
Quelques piste de réflexion
Pourquoi le mensonge est-il considéré comme nécessaire en politique ?
Pourquoi la vérité impuissante serait-elle méprisable ?
En politique, la fin justifie-t-elle les moyens ?
Mise en situation
Pouvez-vous citer un exemple de mensonge
de politicien ?
Ce mensonge vous semble-t-il justifiable ?

Hannah Arendt
"Vérité et politique", in La Crise de la culture,
(1954).
Trad. C. Dupont et A. Huraud, Gallimard, 1972, pp. 289-290.
L'objet de ces réflexions est un lieu commun. Il n'a jamais fait de doute pour personne que la vérité et la politique sont en assez mauvais termes, et nul, autant que je sache, n'a jamais compté la bonne foi au nombre des vertus politiques. Les mensonges ont toujours été considérés comme des outils nécessaires et légitimes, non seulement du métier de politicien ou de démagogue, mais aussi d'homme d'État. Pourquoi en est-il ainsi ? Et qu'est-ce que cela signifie quant à la nature et à la digité du domaine politique d'une part, quant à la nature et à la dignité de la vérité et de la bonne foi d'autre part ? Est-il de l'essence même de la vérité d'être impuissante et de l'essence même du pouvoir d'être trompeur ? [...] Finalement la vérité impuissance n'est-elle pas aussi méprisable que le pouvoir insoucieux de vérité?
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Maryvonne Longeart
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Contexte original de l'illustration :
www.place-publique.fr/ article2058.html.
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