Une illusion d'optique
Monter ou descendre?
Quelques thèmes de réflexion
Qu'est-ce qui est perçu? Une affection corpoelle, une image mentale ou l'objet lui-même?
La perception donne-t-elle accès à la connaissance de ses objets? Dans ce cas, quelle est la place des illusions perceptives?
Mise en situation
Vous savez que les moines ne montent ni ne descendent les escaliers. Pouvez-vous ne pas les voir monter et descendre?
M. C. Escher
Monter et descendre (1961)

Escher a toujours été fasciné par l’espace. Cela l’a conduit à s’intéresser à la représentation de bâtiments dont les différentes parties, quand on les considère séparément, semblent crédibles, mais qui, prises ensemble, révèlent d’étonnantes contradictions spatiales. Il s’amuse à subvertir les lois traditionnelles de la perspective pour créer des structures impossibles qui ne peuvent exister que comme des illusions tridimensionnelles sur la surface plane des gravures. Ce n’est que dans le monde de Escher que des moines peuvent éternellement circuler en montant et en descendant le même escalier simultanément. L’escalier illusoire a été conçu à l’aide du modèle développé par le généticien anglais L. S. Penrose, et doit aussi quelque chose au triangle paradoxal inventé par son fils Roger Penrose.
M. C. Escher. Landscapes to Mindscapes. Brydon E. Smith, National Gallery of Canada
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Maryvonne Longeart
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