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Cours du LOG

Lire le texte en repérant les concepts clés et les principales articulations

Répondez aux questions :

Ces éléments vous serviront pour rédiger l'introduction et organiser votre explication.

Quelques pistes de réflexion

Analysez l'image du tissu. Qu'est-ce que cette image apporte à l'idée de "monde commun" ?

A quelles condition un dialogue est-il un vrai dialogue par opposition à un dialogue de sourds ?

En quoi le dialogue nous libère-t-il de nous-même ?

En quels sens autrui peut-il être une menace ?

Quelques lectures pour approfondir

Explication détaillée

Pistes pour l'explication détaillée



Maryvonne Longeart

 

 

 

Expliquer le texte suivant :

Dans l’expérience du dialogue, il se constitue entre autrui et moi un terrain commun, ma pensée et la sienne ne font qu’un seul tissu, mes propos et ceux de mon interlocuteur sont appelés par l’état de la discussion, ils s’insèrent dans une opération commune dont aucun de nous n’est le créateur. Il y a là un être à deux, et autrui n’est plus ici pour moi un simple comportement dans mon champ transcendantal, ni d’ailleurs moi dans le sien, nous sommes l’un pour l’autre collaborateurs dans une réciprocité parfaite, nos perspectives glissent l’une dans l’autre, nous coexistons à travers un même monde. Dans le dialogue présent, je suis libéré de moi-même, les pensées d’autrui sont bien des pensées siennes, ce n’est pas moi qui les forme, bien que je les saisisse aussitôt nées ou que je les devance, et même, l’objection que me fait l’interlocuteur m’arrache des pensées que je ne savais pas posséder, de sorte que si je lui prête des pensées, il me fait penser en retour. C’est seulement après coup, quand je me suis retiré du dialogue, et m’en souviens, que je puis le réintégrer à ma vie, en faire un épisode de mon histoire privée, et qu’autrui rentre dans son absence, ou, dans la mesure où il me reste présent, est senti comme une menace pour moi. 

Maurice Merleau-Ponty

 

La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il faut et il suffit que l’explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.

 

 



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