Collection Profil – Profil d’une oeuvre

Tous ces ouvrages, anciennement publiés dans la collection Profil d’une oeuvre chez Hatier, sont repris ici grâce au soutien de Laurence Hansen-Løve, ancienne directrice de la collection. Ces ouvrages ne sont pas libres de droits.

Aristote, Physique (livreII)

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L’œuvre scientifique d’Aristote est originale dans son attention à l’étude des phénomènes naturels, dans la somme d’enquêtes qu’il a consacrées à la description du monde, des vivants, des propriétés des corps, etc. Cette originalité se manifeste aussi dans son effort pour définir des principes de connaissance objectifs, et adaptés aux objets considérés. Là où Platon s’interrogeait surtout à propos des mathématiques et de la manière dont les nombres régissaient l’univers, à la suite des pythagoriciens, Aristote envisage des moyens plus souples de rendre les choses intelligibles. C’est notamment l’objet de sa Physique, dont nous reproduisons ici le chapitre II.

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Auguste Comte, Cours de philosophie positive

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«Dès sa jeunesse, Comte a constamment deux préoccupations majeures : édifier une philosophie des sciences, poser les principes d’une politique rationnelle. Ces deux recherches menées simultanément se rejoignent dans la Sociologie, qui achève le système des sciences et constitue la théorie de la politique positive.

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Husserl – La crise de l’humanité européenne et la philosophie

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Ce texte constitue une excellente introduction à la phénoménologie, dont Husserl est le fondateur. «Se donnant comme une expérience et une méditation qui trouve son lieu d’ancrage philosophique dans les Méditations Métaphysiques de Descartes, la phénoménologie est un cheminement que chaque lecteur est invité à suivre, et à plus forte raison, à répéter pour lui-même. «Quiconque veut vraiment devenir philosophe devra «une fois en sa vie» se replier sur lui-même», affirme Husserl dans les Méditations Cartésiennes. La phénoménologie requiert en effet un effort de réflexion sur soi-même. C’est ce qui fait d’elle une philosophie dont le point de départ est la subjectivité.»

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Kant – Théorie et pratique

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Voici un opuscule peu connu de Kant, qui a ma connaissance, n’est publié en français que chez Vrin sous le titre Sur l’expression courante: il se peut que ce soit juste en théorie, mais en pratique cela ne vaut rien et dans l’ancienne édition Profil, chez Hatier, que nous reprenons ici. La présentation et les commentaires mais également la traduction originale sont Jean-Michel Muglioni, professeur en première supérieure au lycée Louis-le-grand à Paris.
Ce texte est l’occasion pour Kant d’aborder des thèmes par ailleurs présents dans son oeuvre, qui concernent la morale et la politique, mais sous l’angle du rapport entre la théorie et la pratique.
En un mot, contrairement à «l’expression courante: c’est bon en théorie, mais non en pratique», la théorie oriente l’action et lui donne sens. Kant prend ici «la défense de la raison et de la pensée comme principes de l’action humaine.»

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Platon – Alcibiade

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«Le dialogue intitulé Alcibiade fait écho, chez Platon, à des préoccupations personnelles et à une expérience effective. Derrière le dialogue entre Socrate et Alcibiade, on peut deviner les conseils que Platon lui-même eût voulu donner à un jeune homme de son rang, hanté par des ambitions semblables aux siennes. Sans doute la rédaction de l’Alcibiade est-elle antérieure aux désastreuses expériences siciliennes du philosophe, mais elle est postérieure à la chute des Trente et aux conséquences qu’elle eut, dont la condamnation de Socrate, en 399. Elle tient compte ainsi des dangers d’une carrière politique conduite sans réflexion sur les fins, et asservie aux intérêts personnels, c’est-à-dire, aux yeux de Platon, d’une politique sans philosophie.»

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Rousseau – Essai sur l’origine des langues

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«L’Essai sur l’origine des langues n’est sans doute que l’ébauche d’une théorie générale du signe que Rousseau avait projeté d’écrire et à laquelle finalement il renonça. Pourtant, sous sa forme actuelle, il soulève des questions essentielles sur la nature et la fonction du langage. Attentif aux symptômes que représentent le déclin des langues populaires, la mort des dialectes et l’altération de la prononciation, Rousseau y jette les bases d’une critique sociale et institutionnelle des formes modernes de la communication. Son évocation d’une parole primitive, soustraite aux rigidités de la convention, conciliant l’expression individuelle et la communication sociale, tient peut-être davantage du mythe que de la réalité. Mais, outre que nombre de ses suggestions sont confirmées aujourd’hui par les travaux de l’ethnologie, elle nous permet de comprendre, par-delà la vérité des faits, le sens et les dangers de l’évolution actuelle. Ce serait en effet un combat d’arrière-garde que de défendre les langues menacées et les modes d’expression traditionnels contre la montée des impérialismes linguistiques, si nous ne disposions d’un modèle de référence qui nous rappelle que la parole peut être autre chose qu’un instrument de communication anonyme. »

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Saint Augustin – Les confessions (I-III)

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«Les Confessions, par leur souci de mémoire descriptive, d’auto-justification, de proposition d’un itinéraire spirituel exemplaire, sont devenues elles-mêmes le modèle de tant de «Méditations», «Journaux», «Itinéraires», «Confessions» mêmes, que l’on doit toujours rechercher, à travers les temps ultérieurs, les normes qu’elles ont imposées aux écrits dont elles constituaient l’horizon, même lorsqu’ils s’en sont résolument démarqués. Sans doute est-ce aux Confessions d’Augustin que ces écrits doivent, non seulement leur volonté de se proposer pour modèles et de justifier des voies nouvelles, mais leur conscience des enrichissements liés aux erreurs, leur mise au jour des conflits entre spontanéité personnelle et nécessités de la tradition sociale, leur vivante expérience de l’obscurité de l’homme à lui-même. On y retrouve le conflit entre des fins rationnelles ou intérieures et des motivations obscures, aliénantes et, éventuellement, corruptrices. La lumière que le néophyte a reçue en fait toujours à la fois un juge intransigeant, et un analyste de ses incertitudes antérieures, autrement dit un philosophe soucieux du Bien et un psychologue «des profondeurs».

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Hume – Dialogues sur la religion naturelle

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«Pamphile, pupille de Cléanthe, est parvenu à l’âge où un jeune homme doit être initié aux mystères de la religion. Mais comment procéder ? Faut-il, comme le veut Cléanthe, le guider par la seule raison et le conduire, par degrés, de l’observation des lois de la nature à la connaissance de l’intelligence créatrice qui s’y manifeste ? Ou bien, comme le préconise Déméa, commencer par humilier cette orgueilleuse raison pour préparer le futur initié à accueillir, en toute humilité, les lumières de la révélation ? Telle est la question qui sert de prétexte aux douze entretiens qui composent les Dialogues.»

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Freud et Breuer – Anna O. (Etudes sur l’hystérie)

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«Communication préliminaire et histoire d’Anna O., voilà deux textes dont la vogue ultérieure peut paraître étonnante. En effet, en 1895, nous ne sommes qu’à l’aube de la psychanalyse. Avant d’en poser les véritables fondements, Freud devra, entre 1895 et 1900, franchir – assez rapidement, il est vrai – des étapes importantes. D’autre part, de toutes les histoires de malades des Études sur l’hystérie, celle d’Anna O. est la plus ancienne, et elle n’est même pas de la main de Freud ! C’est pourtant lui qui sera le premier responsable de l’importance reconnue à ces pages. En effet, chaque fois que, par la suite, il sera conduit à donner de la psychanalyse un tableau d’ensemble et une histoire, il tiendra à évoquer sa première collaboration avec Breuer, à dire sa dette envers lui, et à raconter ou à évoquer l’histoire d’Anna O.»

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Descartes – Choix de lettres

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L’ensemble des lettres écrites par Descartes représente en volume la moitié de son œuvre et nous devons considérer qu’une part importante a disparu. Pour un esprit qui s’est volontairement éloigné de son pays afin de mener à bien une œuvre difficile dans la paix, le lien épistolaire avec la communauté scientifique et avec tous les chercheurs authentiques est indispensable. Descartes consacre au courrier au moins une journée par semaine. Rédigées pour être lues et diffusées, les lettres jouent un peu le rôle des revues et des congrès scientifiques. On y fait la recension critique des livres récemment parus, on y dresse le compte rendu d’expériences que l’on a menées soi-même ou dont on a été témoin et surtout on s’adresse questions, problèmes et solutions. La lettre permet de formuler des objections ou d’y répondre publiquement. Descartes fait le point sur l’avancement de ses travaux, sur ses projets, ou demande des informations nécessaires à la poursuite de son investigation. La richesse philosophique semble parfois recouverte par le foisonnement de questions trop diverses et trop inégales en intérêt. La numérotation des thèmes permet de s’orienter. La forme plus libre de l’échange dialogué nous fait percevoir sous un nouveau jour la démarche que son auteur expose à ses pairs et défend sans relâche.

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Hegel – La peinture (Esthétique)

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Cet extrait de l’esthétique de Hegel «offre un double intérêt : il nous dévoile, certes, la conception de l’art que Hegel appelle «romantique» et, par là, de l’art tout entier dont l’art romantique est l’aboutissement ; mais aussi, et nous serions tentés de dire surtout, il nous instruit sur la peinture en elle-même, nous rendant attentifs à ses moyens, aux matériaux dont elle dispose, à ses procédés en tant qu’ils conviennent précisément à un contenu de pensée qui est un moment de la pensée.»

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Pascal – Pensées (sur la religion)

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Par leur position polémique, les textes de Pascal questionnent et travaillent la philosophie. La pensée de Pascal n’est pas une philosophie de la religion. Elle n’est pas non plus une philosophie religieuse, un système philosophique inspiré par une idée religieuse. Elle est une explication religieuse avec la philosophie, qui emprunte beaucoup à la philosophie et la «froisse avec ses propres armes», pour reprendre la formule de l’Entretien avec M. de Sacy.

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Freud – L’inquiétante étrangeté

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«L’inquiétante étrangeté est une angoisse très particulière : c’est la frayeur qui « se rattache aux choses connues depuis longtemps et de tout temps familières ». Le problème en apparence limité auquel s’attache Freud est le suivant : pourquoi le quotidien devient-il soudain si insolite? Pourtant, beaucoup de commentateurs aujourd’hui tiennent à accorder à cet article, exhumé de tiroirs, réécrit en 1919, une importance équivalente à celle des grands ouvrages du fondateur de la psychanalyse. Un tel engouement est-il justifié ? D’une certaine façon, notre courte étude essaiera de répondre à cette question.»

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Kant – Fondement pour la métaphysique des moeurs

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«Tu dois donc tu peux. » Tout homme, même le plus froid, même le plus pervers, connaît le devoir d’obéir à une loi qui puisse valoir pour tous. Or ce sentiment – tout homme peut obéir à la loi morale – est, selon Kant, la preuve de notre liberté. Et la liberté est le fondement de notre dignité, car l’homme, contrairement aux animaux, n’est pas fait (seulement) pour être heureux, mais doit aussi se rendre digne du bonheur. La question du devoir, articulée à celle du bonheur, est la clef de voûte de cet ouvrage.

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Kant – La religion dans les limites de la simple raison

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La quatrième partie de la Religion, bien que souvent ignorée, nous a semblé particulièrement révélatrice du lien entre la raison et ce qui n’est pas elle (ses « parerga » comme dit Kant). L’objet de ce texte n’est pas, en effet, la religion en tant qu’elle pourrait se laisser déduire rationnellement, ni même la « théologie morale » que Kant a voulu substituer à la « théologie rationnelle », mais le fait religieux en tant qu’il se présente sans médiation à la philosophie critique. A plus d’un titre, la quatrième partie exploite les résultats des trois autres sections de la Religion, mais elle présente aussi une réflexion autonome sur le statut de la religion comme croyance et surtout comme institution. Kant, en dépit de son formalisme méthodologique, n’a jamais douté que la religion n’avait de sens que référée aux pratiques qu’elle suscite. Et c’est précisément à ces pratiques, et à leur possible perversion, qu’est consacré le texte que nous présentons.
L’intérêt philosophique de la quatrième partie réside donc dans la confrontation entre une religion particulière (le christianisme) et les exigences universelles de la raison. On y découvre ainsi que, sur des problèmes épineux pour elle (la révélation, le culte religieux), la philosophie transcendantale est capable d’adapter son discours à des textes et des pratiques qui la précèdent. Face à la religion, la raison n’est pas comme face à un objet qu’elle aurait intégralement construit, mais elle est confrontée à une réalité irréductible et énigmatique. Plutôt que d’édifier une audacieuse synthèse entre philosophie et religion, mais sans néanmoins céder au relativisme, ce texte de Kant s’inscrit dans une démarche patiente de confrontation. C’est en elle que réside son actualité.

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Kant – Critique de la raison pure, Préface de la seconde édition

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S’il est vrai, comme Kant l’indique dans l’ouvrage, que la philosophie est la tâche qui consiste à répondre à ces trois questions: « Que puis-je savoir ? », « Que dois-je faire ? » et « Que m’est-il permis d’espérer ? », on peut dire que la Critique de la raison pure est une réponse à la première de ces questions, tandis que la Critique de la raison pratique (1788) répond à la deuxième et la Critique de la faculté de juger (1790) en partie à la troisième.

La tâche du philosophe consiste à « déterminer : 1) la source du savoir humain, 2) l’étendue de l’usage possible et utile de tout savoir, et enfin 3) les limites de la raison ». La conscience de cette tâche est constitutive de la philosophie ; elle a donc animé les philosophes depuis toujours, mais Kant l’aborde avec une lucidité et une rigueur exceptionnelles et lui apporte des réponses qui ont définitivement marqué le développement de la philosophie. L’idée directrice et l’hypothèse déterminante de la théorie kantienne de la connaissance est que la connaissance n’est pas l’appréhension par l’esprit, sous forme d’une copie ou d’un reflet, d’une réalité en soi, qu’il s’agirait de restituer telle qu’elle est avant d’être appréhendée et connue, mais que l’objet connu est constitué à travers l’acte même de la connaissance, à partir des données de l’expérience. Ce renversement de perspective, désigné par l’expression de « révolution copernicienne », du fait d’une analogie affirmée par Kant entre sa démarche et celle de l’astronome Copernic, est au centre de la Préface de la seconde édition de la Critique de la raison pure.

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