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Orientations pour 2010
Je remercie, tous les visiteurs de ce site (bientôt trois millions!) et particulièrement ceux qui reviennent régulièrement et qui font vivre le forum. Cette année ne va pas être simple à négocier, avec l'application de la réforme du lycée, qui, si elle épargne momentanément la philosophie, ne semble pas pour autant revaloriser la série littéraire, alors même qu'un rééquilibrage des filières est incontournable. Il est encore temps de demander qu'un enseignement scientifique digne de ce nom soit réintroduit en L, afin de proposer aux élèves une formation plus équilibrée sur le plan culturel.
En ce qui concerne le site, nous allons nous efforcer de continuer à le développer en réaménageant les rubriques et en nous efforçant d'en créer d'autres. Il manque, je pense, une rubrique d'actualité philosophique, qui rende compte des dernières parutions en ce domaine, avec un véritable travail critique. Nous essaierons de mettre en avant dans un premier temps, des "coups de coeur", c'est à dire des ouvrages qui nous paraissent représenter un intérêt véritable ou sur le plan strictement philosophique, ou sur le plan scolaire, dans la perspective d'une initiation. Nous tenons particulièrement à ce dernier point, tant, parmi nos visiteurs, les élèves et néophytes sont nombreux. C'est donc par un ouvrage de ce type que nous ouvrons cette nouvelle rubrique. Il s'agit d'un texte tout à fait récent de Béatrice Dessain, publié aux éditions de Boeck et intitulé "Philosophie et histoire des religions".
Bonne année à tous!
Les 5 dernières nouvelles
Coup de coeur: Philosophie et histoire des religions par Béatrice Dessain
- par phidalgo
le 01/01/2010 @ 18:38
Nous inaugurons une nouvelle rubrique, intitulée "coups de coeur" qui va nous permettre de pointer un certain nombre d'ouvrages, en particulier d'initiation, qui ont comme raison d'être de permettre à un large public d'accéder à la pensée philosophique. Sur ce terrain, l'ouvrage de Béatrice Dessain, intitulé Philosophie et histoire des religions, représente ce qui se fait de mieux en la matière. Voici un extrait de la postface que j'ai rédigée à la demande de l'auteur:
"Loin du pensum, il nous propose un parcours diversifié et intelligent, dont le but n’est pas simplement de poser quelques jalons dans l’histoire de la philosophie, ce qu’il fait par ailleurs très bien, mais de donner l’impression à l’élève que c’est lui qui tient les rênes, que c’est à lui de se saisir des philosophèmes qui se dessinent devant ses yeux et qu’il va s’approprier non par la répétition comme c’est le cas d’une leçon apprise par cœur, mais par une subtile mise en situation, à la fois dans le cours lui-même et dans les exercices qui suivent chacune des leçons proposées. Véritable parcours initiatique, dont le but est de susciter la curiosité et de s’inscrire ainsi dans le cadre de cet étonnement initial, à partir duquel les penseurs grecs situaient l’origine de la philosophie : « Ce fut l'étonnement qui poussa, comme aujourd'hui, les premiers penseurs aux spéculations philosophiques. ». Cette formule d’Aristote, citée dans l’ouvrage, caractérise à merveille l’entreprise de notre auteur, qui nous propose de nous accompagner dans les sentiers abrupts de la pensée, sans que nous ressentions cet effort, tant le propos est limpide et éclairant pour de jeunes esprits avides de découvertes."
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Nous inaugurons une nouvelle rubrique, intitulée "coups de coeur" qui va nous permettre de pointer un certain nombre d'ouvrages, en particulier d'initiation, qui ont comme raison d'être de permettre à un large public d'accéder à la pensée philosophique. Sur ce terrain, l'ouvrage de Béatrice Dessain, intitulé Philosophie et histoire des religions, représente ce qui se fait de mieux en la matière. Voici un extrait de la postface que j'ai rédigée à la demande de l'auteur:
"Loin du pensum, il nous propose un parcours diversifié et intelligent, dont le but n’est pas simplement de poser quelques jalons dans l’histoire de la philosophie, ce qu’il fait par ailleurs très bien, mais de donner l’impression à l’élève que c’est lui qui tient les rênes, que c’est à lui de se saisir des philosophèmes qui se dessinent devant ses yeux et qu’il va s’approprier non par la répétition comme c’est le cas d’une leçon apprise par cœur, mais par une subtile mise en situation, à la fois dans le cours lui-même et dans les exercices qui suivent chacune des leçons proposées. Véritable parcours initiatique, dont le but est de susciter la curiosité et de s’inscrire ainsi dans le cadre de cet étonnement initial, à partir duquel les penseurs grecs situaient l’origine de la philosophie : « Ce fut l'étonnement qui poussa, comme aujourd'hui, les premiers penseurs aux spéculations philosophiques. ». Cette formule d’Aristote, citée dans l’ouvrage, caractérise à merveille l’entreprise de notre auteur, qui nous propose de nous accompagner dans les sentiers abrupts de la pensée, sans que nous ressentions cet effort, tant le propos est limpide et éclairant pour de jeunes esprits avides de découvertes." 
Choix de sites pour préparer le concours commun 2010 de sciences-po
- par phidalgo
le 01/01/2010 @ 18:23
Les thèmes du concours commun de cette année pour les questions contemporaines sont «Les médias» et «La vieillesse». Cédric Eysette propose sur son excellent blog de philosophie une série de liens qui permettent déjà une bonne approche de ces deux notions ainsi qu'une bibliographie très étoffée. Nous reviendrons sur les ouvragesplus spécifiquement philosophiques. Comme ces liens sont mis à jour régulièrement, il ne faut pas hésiter à les consulter souvent.
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Les thèmes du concours commun de cette année pour les questions contemporaines sont «Les médias» et «La vieillesse». Cédric Eysette propose sur son excellent blog de philosophie une série de liens qui permettent déjà une bonne approche de ces deux notions ainsi qu'une bibliographie très étoffée. Nous reviendrons sur les ouvragesplus spécifiquement philosophiques. Comme ces liens sont mis à jour régulièrement, il ne faut pas hésiter à les consulter souvent. 
Nombre de postes au concours 2010
- par phidalgo
le 21/12/2009 @ 12:35
Le nombre de postes aux concours 2010 vient d'être publié par le ministère, en attendant la nouvelle définition des épreuves et la nouvelle organisation prévue dans le cadre de la mastérisation. C'est plutôt une bonne nouvelle, il y a une légère augmentation des postes à l'agrégation externe comme au CAPES externe. Seul l'agrégation interne maintient les postes de 2009:
- Agrégation externe: 43 postes (40 en 2009)
- Agrégation interne: 16 postes (comme en 2009)
- CAPES externe: 32 postes (26 en 2009)
Quoi qu'il en soit, la difficulté des concours reste toujours d'actualité...
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Le nombre de postes aux concours 2010 vient d'être publié par le ministère, en attendant la nouvelle définition des épreuves et la nouvelle organisation prévue dans le cadre de la mastérisation. C'est plutôt une bonne nouvelle, il y a une légère augmentation des postes à l'agrégation externe comme au CAPES externe. Seul l'agrégation interne maintient les postes de 2009:
- Agrégation externe: 43 postes (40 en 2009)
- Agrégation interne: 16 postes (comme en 2009)
- CAPES externe: 32 postes (26 en 2009)
Quoi qu'il en soit, la difficulté des concours reste toujours d'actualité... 
Colloque: Réalités plurielles de l'exclusion à la lumière de la psychanalyse
- par phidalgo
le 22/11/2009 @ 23:06
Réalités plurielles de l'exclusion à la lumière de la psychanalyse
Colloque de l'ACF –RA
Centre Régional de Documentation Pédagogique, Grenoble
... On a cru un temps que la mission du psychanalyste c'était ceci : plaider pour un moins de répression, un moins de pression éducative, donc un moins de normes. Notre tâche sera surtout de faire valoir la folie de la norme, ce qui dans une norme est son point de folie »[1]
L'enjeu de cette rencontre est le dialogue entre psychanalyse, justice, éducation, psychiatrie, travail social... Son pari, la création d'un espace d'échange pour ceux qui, au quotidien, doivent traiter ce que toute civilisation produit inévitablement : des formes plurielles de ségrégation. En effet, le délinquant, le criminel, l'enfant en difficulté, le malade mental, l'étranger, le sans emploi... sont autant de figures de l'écart vis-à-vis de la norme, ce pur produit de fiction qui dirait l'humanité sans défaut.
S'érigeant au nom des valeurs de la civilisation, cette norme sécrète ce qui l'excède : un inassimilable que la justice, l'éducation, la psychiatrie et le travail social doivent accueillir. Coup de tonnerre brisant le sommeil de celui qui rêve à une réalité sans contrastes, la souffrance crie : quand il parle de l'humanité, l'énoncé de la norme est faux!
La visée totalitaire de la norme, la certitude de son « pour tous », n'a d'égal que ce que la découverte freudienne permit de formaliser sous le concept de pulsion de mort. Travestie avec les oripeaux d'une culture, ignorant la décence du doute, la mort siège au sein de cette norme, aux antipodes de la possibilité de dire.
Il y a des exclus : d'un pays, d'une famille, d'un rêve, de la parole, de la santé, du travail, du semblant. Leur témoignage est interprété par un homme de loi, un soignant, un enseignant, un travailleur social. Leur dire révèle que les êtres parlants se lient par leur consentement à ce que, de l'autre, ils ne savent pas. Le degré de civilisation d'une société pourrait se jauger à sa capacité de reconnaître cette ignorance et de l'élever à la dignité de l'énigme.
Exilés de l'idée d'une vérité pour tous, des psychanalystes confrontent leur expérience et les leçons qu'ils en tirent avec celles d'autres praticiens : pari qu'un savoir nouveau en émerge et trouve droit de cité, à l'abri de la ségrégation que produit le déjà su. Si pour Freud il n'y a pas de civilisation sans malaise, l'œuvre de Lacan donne toute sa portée aux raisons structurelles de ce défaut, source possible de construction et d'invention.
Le croisement des discours proposé par le colloque de l'Association de la Cause Freudienne Rhône-Alpes témoignera des raisons éthiques de ne pas céder aux fantasmes de normalisation. Si, comme l'affirmait Jacques-Alain Miller, les psychanalystes peuvent « faire converger les critiques, les transformer en force matérielle, éclairer l'opinion, peser sur les choix de nos dirigeants politiques[2], leur dialogue avec les autres discours doit démontrer l'irréductibilité du désir aux sombres impératifs de la gestion.
L'étude de la psychanalyse permet d'appréhender le nouage du plus intime avec la sphère sociale ; elle démontre ainsi l'utilité publique d'un savoir capable de donner son concours au cas par cas. Des psychanalystes invitent des juristes, des psychiatres, des enseignants, des travailleurs sociaux… à parler de leur façon d'affronter les effets de la norme et les conséquences de son imposture : leurs réponses, plurielles et nécessaires, éclaireront des formes possibles d'accueil et de traitement des exceptions.
[1] Laurent Eric, Après le trauma, conférence prononcée à Grenoble, lors du colloque de l'ACF RA, « Traumatisme et fantasme », le 19 novembre 1995, publié dans Par Lettre N°1 (épuisé).
[2] Miller Jacques-Alain, « Au lecteur » in LNA numéro 8, Paris, février 2008.
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Réalités plurielles de l'exclusion à la lumière de la psychanalyse
Colloque de l'ACF –RA
Centre Régional de Documentation Pédagogique, Grenoble
... On a cru un temps que la mission du psychanalyste c'était ceci : plaider pour un moins de répression, un moins de pression éducative, donc un moins de normes. Notre tâche sera surtout de faire valoir la folie de la norme, ce qui dans une norme est son point de folie »[1]
L'enjeu de cette rencontre est le dialogue entre psychanalyse, justice, éducation, psychiatrie, travail social... Son pari, la création d'un espace d'échange pour ceux qui, au quotidien, doivent traiter ce que toute civilisation produit inévitablement : des formes plurielles de ségrégation. En effet, le délinquant, le criminel, l'enfant en difficulté, le malade mental, l'étranger, le sans emploi... sont autant de figures de l'écart vis-à-vis de la norme, ce pur produit de fiction qui dirait l'humanité sans défaut.
S'érigeant au nom des valeurs de la civilisation, cette norme sécrète ce qui l'excède : un inassimilable que la justice, l'éducation, la psychiatrie et le travail social doivent accueillir. Coup de tonnerre brisant le sommeil de celui qui rêve à une réalité sans contrastes, la souffrance crie : quand il parle de l'humanité, l'énoncé de la norme est faux!
La visée totalitaire de la norme, la certitude de son « pour tous », n'a d'égal que ce que la découverte freudienne permit de formaliser sous le concept de pulsion de mort. Travestie avec les oripeaux d'une culture, ignorant la décence du doute, la mort siège au sein de cette norme, aux antipodes de la possibilité de dire.
Il y a des exclus : d'un pays, d'une famille, d'un rêve, de la parole, de la santé, du travail, du semblant. Leur témoignage est interprété par un homme de loi, un soignant, un enseignant, un travailleur social. Leur dire révèle que les êtres parlants se lient par leur consentement à ce que, de l'autre, ils ne savent pas. Le degré de civilisation d'une société pourrait se jauger à sa capacité de reconnaître cette ignorance et de l'élever à la dignité de l'énigme.
Exilés de l'idée d'une vérité pour tous, des psychanalystes confrontent leur expérience et les leçons qu'ils en tirent avec celles d'autres praticiens : pari qu'un savoir nouveau en émerge et trouve droit de cité, à l'abri de la ségrégation que produit le déjà su. Si pour Freud il n'y a pas de civilisation sans malaise, l'œuvre de Lacan donne toute sa portée aux raisons structurelles de ce défaut, source possible de construction et d'invention.
Le croisement des discours proposé par le colloque de l'Association de la Cause Freudienne Rhône-Alpes témoignera des raisons éthiques de ne pas céder aux fantasmes de normalisation. Si, comme l'affirmait Jacques-Alain Miller, les psychanalystes peuvent « faire converger les critiques, les transformer en force matérielle, éclairer l'opinion, peser sur les choix de nos dirigeants politiques[2], leur dialogue avec les autres discours doit démontrer l'irréductibilité du désir aux sombres impératifs de la gestion.
L'étude de la psychanalyse permet d'appréhender le nouage du plus intime avec la sphère sociale ; elle démontre ainsi l'utilité publique d'un savoir capable de donner son concours au cas par cas. Des psychanalystes invitent des juristes, des psychiatres, des enseignants, des travailleurs sociaux… à parler de leur façon d'affronter les effets de la norme et les conséquences de son imposture : leurs réponses, plurielles et nécessaires, éclaireront des formes possibles d'accueil et de traitement des exceptions.
[1] Laurent Eric, Après le trauma, conférence prononcée à Grenoble, lors du colloque de l'ACF RA, « Traumatisme et fantasme », le 19 novembre 1995, publié dans Par Lettre N°1 (épuisé).
[2] Miller Jacques-Alain, « Au lecteur » in LNA numéro 8, Paris, février 2008.

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Sujet : ...y a-t-il quelque réalité qui ne serait pas par défaut?... |
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(par Gil) |
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| Ce n'est pas théorique Sparkman, aucune théorie ne peut vous montrer ce que vous êtes.
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